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vendredi 27 mai 2011

Travailler deux heures par jour

Filed under: Economie, Société — Étiquettes : , , , , , , , , , , , — Jean-Luc @ 18:49


C’est le titre d’un livre merveilleux, écrit en 1977 par le collectif « Adret » (qui comprenait quelques scientifiques), et que l’on trouve encore dans le commerce.

Non, ce n’est pas une utopie, c’est le résultat d’un calcul simple du temps de « travail lié », à répartir entre tous les membres de la société pour conserver une qualité de vie suffisante pour le bonheur de tous.

L’expression « travail lié » utilisée par les auteurs désigne le travail que personne n’aime faire mais qui est nécessaire (vider les poubelles, vidanger la voiture, écailler le poisson, faire le ménage…).
Les autres travaux (non « liés ») sont agréables à certains qui peuvent les effectuer avec plaisir (entretenir des jardins, enseigner des enfants – ou des immigrés sans-papiers –, dessiner des carrosseries, faire des recherches scientifiques, soigner des malades, écrire des romans ou des livres de géographie, couper les cheveux, élever des chèvres, faire la cuisine…).

On arrive là à une vision plus positive du travail et de l’humanité :
– Quand le travail n’est pas contraint par des obligations désagréables (horaires imposés, petit chef hargneux et con, exigence de production, conditions matérielles déplorables), les gens aiment faire des choses, avec attention et application.
– Quand on ne les oblige à rien, les gens ne restent pas forcément couchés toute la journée à attendre la suite, en bénéficiant de « l’assistanat », « cancer de la société ». Certains font même beaucoup de choses intéressantes, et avec des résultats collectivement utiles.

C’est une vision ! Mais c’est autrement plus motivant que « travailler plus pour gagner plus ».

L’excellent mensuel Alternatives économiques me remet cet ouvrage en mémoire : ils publient sur leur site un article du numéro spécial Et si on changeait tout… (avril 2011), dans lequel ils proposent de réduire le temps de travail à 32 heures.
Par semaine !
Ce qui fait un peu plus de 4 heures et demie par jour.

Allez, encore un effort !

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mardi 16 juin 2009

Travailler plus pour être plus heureux

Filed under: Economie, Politique, Société — Étiquettes : , , , — Jean-Luc @ 10:00

Ça y est ! Le petit Nicolas a enfin trouvé le truc. Pour réduire le gouffre abyssal de la sécu, au moins en ce qui concerne les retraites, il y avait trois actions possibles :
– moins payer les retraités ;
– faire payer plus longtemps les travailleurs qui attendent la retraite ;
– faire payer plus les travailleurs qui travaillent.

C’est la solution du milieu qui est sur la sellette. Plus facile à faire passer que les deux autres. Travailler jusqu’à 67 ans, peut-être 75 ans, voire 82 ans, pourquoi pas ? Bien des hommes politiques qui nous gouvernent avec vigueur ont dans ces âges-là. Mais peu d’entre eux travaillent en usine. Le Medef est pour ; les syndicats sont contre

Il y a un double avantage : pendant ces années « récupérées », non seulement on ne paie pas les retraites de ces gens-là, mais en plus, c’est eux qui paient avec leur cotisation retraite…

Comme ils ont là l’occasion de travailler plus pour gagner plus, ils sont donc plus heureux. Car, cela n’a jamais été dit clairement, mais c’est bien une idée sous-jacente à l’idéologie petit-nicolo-libérale : ceux qui gagnent plus sont plus heureux. Sinon ça servirait à rien. Et donc ceux qui gagnent plus longtemps aussi.

Et même, si je peux me permettre, il y a encore un autre avantage caché, au moins pour l’État : certains individus meurent avant 67 ans. On ne le dit pas assez. Pour ceux-là, on récupère la totalité des cotisations sans verser un centime de retraite : tout bénef ! Il y aurait même avantage à ce que plus de gens meurent avant 67 ans. Si vous voyez ce que je veux dire

Si je peux glisser une autre suggestion encore : on pourrait faire commencer le travail plus tôt dans l’existence. Vers 15 ou 16 ans par exemple. Nos ancêtres envoyaient bien les gosses de 14 ans à la mine. Ils n’en sont pas morts ! Eh bien allons-y : dès la sortie du collège, au boulot, le vrai boulot, celui qui rapporte, donc qui épanouit et rend heureux.

Un gars qui cotise pour la retraite entre 15 et 75 ans est probablement le plus heureux des hommes.

Même s’il meurt à 70 ans !

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