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samedi 7 avril 2012

Ni responsable, ni coupable…

Filed under: Economie, Elections, Société, Violence — Étiquettes : , , , , , , — Jean-Luc @ 18:20


Après 12 ans d’enquête et de recherches approfondies, ils se sont aperçus que l’Erika avait coulé dans les eaux internationales et non pas dans les eaux territoriales françaises, et que donc Total ne pouvait pas être responsable de la pollution des côtes bretonnes.

Tant que la justice fonctionnera de cette façon, il ne faudra pas s’étonner que les gens votent Mélenchon !

Je suis étonné qu’il y ait encore des Français qui fassent le plein chez Total.
Même par hasard…

jeudi 21 avril 2011

Dioxyde de carbone et uranium : qui va gagner ?


À la fin du XIXe siècle, l’industrie qui se développait à grande vitesse (pour améliorer la condition humaine) pompait allègrement dans les stocks de charbon et de pétrole pour faire tourner ses machines. Personne n’y a rien trouvé à redire jusqu’à ce qu’on s’aperçoive (très récemment) que les combustibles fossiles dégageaient tant de gaz carbonique que la Terre allait rapidement devenir inhabitable : trop chaude ! Aujourd’hui, on discute pour essayer (mais c’est pas gagné !) de rejeter moins de CO2 dans l’atmosphère. Attention : cela ne veut pas dire que le taux de CO2 dans l’atmosphère va diminuer, mais juste qu’il augmentera moins vite…

Certains ont trouvé, avec l’énergie nucléaire, une bonne façon de « ne plus polluer ». EdF et Areva en sont très fières. L’uranium : enfin une énergie « propre » qui n’émet pas de CO2 ! Grâce au nucléaire la planète va être sauvée…
Sauvée ?

Ben peut-être pas.

Quand on voit, après Tchernobyl, puis Fukushima, l’augmentation de la dispersion d’éléments radioactifs dans la nature, on peut quand même se poser des questions. Certes, la France est actuellement (à peu près) épargnée. De même que le Kénya ou le Pérou ne souffraient pas d’un taux trop élevé de CO2 dans les années 1930. Mais qu’en sera-t-il dans cent ans ?

Il faut bien souligner que l’énergie nucléaire crée et accumule de nos jours des quantités invraisemblables d’isotopes radioactifs dont la durée de vie se mesure en milliers d’années. Et dont personne ne sait que faire, une fois que les combustibles usés sont extraits des réacteurs. Alors quand ces produits sont répandus dans l’atmosphère ou la mer pour cause d’accident, n’en parlons pas !

Après les essais des bombes nucléaires dans la deuxième moitié du XXe siècle, qui ont dispersé pas mal de saletés radioactives dans l’air que nous respirons, Tchernobyl et Fukushima ont montré que les pollutions consécutives à un accident concernent la planète entière, tout comme le CO2 dégagé par nos parents et grands-parents il y a cent ans.

Les japonais viennent d’interdire totalement l’accès aux environs de leur centrale agonisante, dans un rayon de 20 km. En attendant plus. Les habitants du coin apprécient modérément.

Mais les isotopes radioactifs, ça se balade… Il arrivera certainement un jour où nos descendants, munis de compteurs Geiger, chercheront en vain un endroit pas trop radioactif pour pique-niquer.

Rappelons que si la période (temps au bout duquel la radioactivité est divisée par deux) du césium 137 n’est « que » de 30 ans, celle du plutonium 239, créé dans les réacteurs, et dispersés dans la nature quand ils explosent, est de 24 000 ans. Ce ne sont que deux exemples.

N’est-il pas temps de se demander ce que deviendront ces « déchets » dans 100, 500 ou 2000 ans ? Qu’ils soient conservés précieusement dans des bidons stockés sous l’Élysée et gardés par l’armée, ou qu’ils soient répandus « par accident » dans la nature…

Peut-on garantir qu’aucun Kadhafi futur ne s’amusera avec ?

Ou peut-on garantir que tous les futurs chefs d’État, pendant plusieurs milliers d’années, seront obligatoirement sains d’esprit ?


mercredi 8 octobre 2008

L’automobile nucléaire au « Mondial »

Filed under: Science, Société — Étiquettes : , , , , , , , — Jean-Luc @ 12:16

« Le Mondial » de la bagnole a la gueule de bois.
Avec l’envolée du prix des matières premières, et surtout celui du pétrole, avec l’augmentation catastrophique du taux des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et la fonte de la banquise, sans parler des embouteillages… l’auto a du plomb dans l’aile !
Le métier de fabricant de bagnoles devient difficile : il sera bientôt aussi mal vu que celui de marchand de canons !

Alors c’est l’occasion, pour les constructeurs, de nous faire découvrir leur grand souci de notre environnement : ils présentent presque tous de nouvelles voitures électriques qui produisent (évidemment !) 0 % de CO2.
(ici, pub : petit dessin bleu et vert avec un petit oiseau coloré, un arbre et un joli papillon)…

Il est certain que moins de gaz carbonique, c’est plus de chances de survie pour nos enfants.

Il est certain qu’une voiture alimentée par batterie n’émet rien… sur place.

Mais il ne faut quand même pas prendre les gens pour des cons !
L’électricité ne coule pas dans les batteries comme l’eau des rivières arrive à notre robinet : il faut la fabriquer ! Elle se fabrique avec du combustible fossile (charbon, gaz ou pétrole) ou avec de l’uranium. La production photovoltaïque, éolienne ou même hydraulique reste (hélas !) très marginale.

Le CO2 est donc de toute façon produit… ailleurs.

Comment ? Ah oui, l’uranium… Vous avez parfaitement raison, les centrales nucléaires ne produisent pas de CO2, ou très peu : mais elles produisent des déchets radioactifs, largement plus toxiques que le gaz carbonique, et dont personne ne sait encore quoi faire, à part, à la rigueur, les cacher sous le tapis ou les enterrer dans la cave !
Certains de ces déchets seront encore là, sous nos pieds dans 50, 1 000 ou même 24 000 ans (c’est la période* du plutonium 239, qui n’est pas réellement un déchet puisqu’il est utilisé pour faire la bombe, mais quand même… il doit bien en rester un petit peu dans les poubelles de nos centrales !).
Imaginons que les hommes qui ont peint les superbes fresques de la grotte Chauvet nous aient également laissé en dépôt un stock de quelques kilos de plutonium. Où serait-il aujourd’hui ? Toujours au même endroit, au fond de la grotte, gardé par quelques CRS de Cro-Magnon ?

Alors, bon ! Je ne prétends pas qu’il soit vraiment satisfaisant de remplir notre atmosphère de CO2. Mais est-il plus raisonnable de remplir notre sous-sol de saloperies encore plus toxiques ?

Pouvons-nous garantir que pendant 24 000 ans (au moins* !) ces déchets seront en permanence conservés en lieu sûr, à l’abri des enfants, des malades mentaux et des terroristes, malgré les tremblements de terre, les guerres et la montée du niveau de la mer ?

Oui, EdF et Areva peuvent probablement le garantir !
Mais EdF et Areva existeront-ils encore dans 50 ans ?

* La période d’un élément radioactif est le temps au bout duquel il ne reste plus que la moitié du stock initial. Si on dépose un kilo de plutonium 239 (période de 24 000 ans) dans une boîte, au bout de 24 000 ans, il ne reste plus que 500 g de plutonium (le reste est transformé en un autre élément).
Après encore 24 000 ans… non, non, non, tout n’a pas disparu : il reste encore 250 g  de plutonium (la moitié de 500 g) !
C’est ce qu’on appelle une décroissance exponentielle.
Ah, les lois physiques sont impitoyables !

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