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vendredi 28 octobre 2011

Intérêt


Les médicaments anti-Alzheimer ont un intérêt médical faible.
Un premier pas (évident) vers leur déremboursement.

D’un strict point de vue sarko-libéral, les malades d’Alzheimer ont un intérêt nul !

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samedi 27 août 2011

Les erreurs de l’économie, et la « règle d’or »


Au commencement était le troc.

J’ai besoin d’un couteau. Je rencontre un gars qui en a un, et qui a faim. J’échange ma vieille poule, dont je n’ai plus l’usage, contre son couteau. Tout le monde est content.

Inconvénient : quand j’ai envie d’une vache, il faut que je trouve 120 ou 130 poules pour les troquer contre la vache. Comme on n’a pas toujours 130 poules sous la main, on a fini par inventer l’argent.

Des coquillages, de l’or, des pièces métalliques… peu importe. Des objets qui plaisent à tout le monde, et qui ont une forte valeur.

Avantage : je peux économiser pendant plusieurs années l’équivalent d’une vache sans crainte que mes poules meurent ou tombent malades avant que j’aie pu les troquer contre une vache.

Inconvénient : l’argent n’a pas d’utilité en soi, mais comme il se conserve bien et qu’il permet d’acheter n’importe quoi, on finit par le rechercher pour lui-même. On le met de côté et on en fait des gros tas qu’on stocke dans des coffres où il n’est d’aucune utilité puisque son seul intérêt est l’échange commercial.

L’invention de l’argent est la première erreur de l’économie.

Deuxième erreur de l’économie : le prêt.

Il est difficile de l’éviter totalement. Même dans le cas du troc, si je rencontre le gars qui a un couteau alors que je n’ai pas ma poule sur moi, je peux essayer de lui emprunter le couteau jusqu’à ce que j’aie retrouvé ma poule et que je l’aie apportée au gars pour lui rembourser son prêt.

Ça peut fonctionner. Mais il ne faut pas que cela devienne une pratique permanente : si j’emprunte une poule pour rembourser le gars qui m’a prêté son couteau, je reste débiteur et, à long terme, je ne m’en sors pas !

Madoff a construit un système de ce genre… il a été condamné à 150 ans de prison (ce qui est beaucoup trop ! Comme il a déjà plus de 70 ans, il fera au mieux 20 ou 25 ans).

Mais la véritable catastrophe arrive avec le prêt à intérêt : j’emprunte le couteau du gars qui me dit d’accord, mais tu me rembourseras deux couteaux.

Quand en plus cela arrive après l’invention de l’argent, on finit par trouver des gens qui prêtent leur argent pour en gagner.
Tu as besoin de 100 dollars. Je te les prête, et tu m’en rendras 120 l’an prochain.

Ce système est parfaitement immoral et dégueulasse puisque les gens qui n’ont pas de quoi vivre et qui sont obligés d’emprunter pour manger finissent par payer plus cher : ils doivent rembourser des intérêts que rien ne justifie, en plus de ce qu’ils ont emprunté.

Alors que ceux qui ont beaucoup d’argent n’ont pas besoin de « travailler plus pour gagner plus ». Ils n’ont même plus besoin de travailler du tout : il leur suffit de prêter une partie de l’argent qu’ils ont pour gagner largement de quoi manger, aller au cinéma et même partir en vacances sur leur propre yacht au lieu d’emprunter celui des copains.

Le prêt à intérêt devrait être interdit. Il est d’ailleurs interdit par la Bible (Deutéronome 23,19) et a donc été longtemps interdit par l’Église chrétienne. Il est également interdit par le Coran. Il n’y a guère que les ultra-libéraux riches et pas trop catholiques qui trouvent que le prêt est très bien pour gagner de l’argent sans trop se fatiguer, ou pour dépenser l’argent qu’ils n’ont pas, tant qu’on leur en prête.

Le petit Nicolas commence à être très embêté avec tous les prêts qu’il n’arrive pas à rembourser parce qu’il a vraiment emprunté beaucoup trop d’argent. Dans le cas des familles, il y a des commissions de désendettement qui expliquent qu’il faut arrêter d’utiliser la carte bancaire à débit différé, mais pour le petit Nicolas, rien n’a été prévu !

C’est pourquoi il voudrait que soit écrite dans la Constitution la « règle d’or » : l’État ne doit pas emprunter plus qu’il ne pourra rembourser. Autrement dit, l’État ne doit pas dépenser plus qu’il ne gagne. Ça fait penser à un drogué qui dirait : « Interdisez-moi d’acheter de la drogue sinon je ne m’en sortirai pas ! »

N’oublions pas que c’est quand même lui, le petit Nicolas, qui a enflé la dette publique de façon dramatique depuis qu’il est président. Et il n’était pas obligé. Alors plutôt que proposer une loi pour réduire les déficits, il pourrait tout simplement réduire les déficits, s’il pense qu’il faut le faire… Il n’a pas besoin de loi pour cela : c’est quand même lui le chef ! Emprunter ou ne pas emprunter : c’est lui qui décide.

En plus, pourquoi veut-il réduire le déficit ? Pour conserver la note « AAA » de meilleur élève de l’économie décernée par les « agences de notation », ces inconnus ignares devant lesquels le monde entier se prosterne. Et pourquoi veut-il conserver cette note de premier de la classe ? Pour pouvoir emprunter à des taux avantageux !

Est-ce qu’il n’a pas l’impression de se mordre un petit peu la queue ?

En plus, avec les principes du petit Nicolas, qui refuse d’augmenter les impôts, il va être difficile, voire impossible de réduire le déficit. Même s’il revend son « Air Sarko One » à 260 millions d’euros, et même s’il réduit les frais de champagne à l’Élysée.

Ah, sauf peut-être s’il ferme tous les hôpitaux, s’il ferme toutes les écoles, s’il ferme tous les tribunaux en virant tous ces parasites de fonctionnaires qui y glandouillent sans rien produire qui rapporte un tant soit peu d’argent…

Mais cette « règle d’or » est une telle évidence qu’elle aurait pu être énoncée par un enfant de 6 ans. On ne comprend pas pourquoi il a fallu attendre le petit Nicolas pour proposer une telle banalité. On a l’impression que ce président, qui devrait être le summum de l’élite de la nation, le top de l’intelligence, un puits de sciences, découvre tout à coup ce que sont une addition et une soustraction…

Enfin… Je me doute de la raison de cette proposition : comme il sait qu’il n’a aucune chance d’être réélu dans quelques mois, il glisse des peaux de banane sous les pieds de la gauche qui sera obligée de réduire les dépenses de l’Élysée, de revendre « Air Sarko One », et d’augmenter les impôts en même temps pour arriver à faire fonctionner les écoles et les hôpitaux !


mercredi 25 août 2010

La fin des privilèges

Filed under: Economie, Politique, Société — Étiquettes : , , , , , , , , , — Jean-Luc @ 22:16


Pendant que le petit Nicolas s’acharne à essayer de rogner les « niches fiscales » des pauvres, en essayant de rétablir une fiscalité sur les intérêts exorbitants du livret A (1,75% depuis la récente augmentation du 1er août 2010), l’Allemagne taxe à 15 % les bénéfices des banques.

C’est une autre façon de voir les choses.

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