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jeudi 5 mai 2011

Le rat de Paluel et les nucléopolytechnocrates

Ah, le problème de l’énergie !…

En fait, c’est très simple : l’énergie, yen a plus.

Le pétrole, on arrive au bout (on en a déjà bu la moitié, et au rythme où la consommation augmente, le reste ne durera pas 30 ans). Et ça dégueulasse tout partout, surtout quand BP fait des marées noires dans le golfe du Mexique.
Le gaz de schiste ? C’est encore plus crade. Ça peut nous donner une rallonge de 10 ou 15 ans… Et après ?
En plus, tout ça produit du CO2 qui fait chauffer l’atmosphère. Personnellement je ne me plains pas trop de la chaleur, mais il y en a que ça gêne. Et au bout du compte, ils ont peut-être raison.

Le nucléaire, on voit ce que ça donne : Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima, et bientôt Gravelines ou Cruas ! Parce que, faut pas rêver, nos nucléopolytechnocrates n’ont rien à envier à leurs homologues (comme ils disent à la télé) japonais, étatsuniens ou russes.
Soyons bien clair : aucun accident n’a jamais été prévu. Aucun. Jamais. La première définition du mot « accident » dans le Petit Robert est : « Événement fortuit, imprévisible. » L’accident est toujours accidentel. L’accident prend toujours tout le monde par surprise. L’accident est par nature imprévisible. Sinon, on le prévoirait et il n’y aurait donc pas d’accident ! CQFD.

Ils essaient de nous faire croire qu’un accident est impossible en France parce qu’on n’a ici ni séismes ni tsunamis. Ou alors seulement des tout petits. Mais ce ne sera évidemment pas un séisme qui provoquera l’accident en France. Même s’ils viennent de multiplier par quatre le nombre de communes françaises situées en zone à risque sismique.
C’est un conducteur de centrale (faut-il dire un pilote ?) qui pètera un plomb (il vient d’apprendre que sa femme le trompe avec son meilleur copain) et tirera au fusil d’assaut sur ses copilotes, comme ça s’est produit récemment dans un sous-marin (nucléaire) britannique. Deux morts et cinq blessés (dont un grave) dans la cabine de pilotage ; dans la panique un des pilotes survivants arrive à tourner vers la gauche une manette qu’il aurait dû tourner vers la droite, ce qui entraîne une dramatique augmentation de la température du cœur ; les panneaux de commande endommagés par la fusillade empêchent de redescendre les barres de contrôle. Au même moment, un rat crevé qui bouche une conduite d’eau de refroidissement la fait exploser, alors qu’un éclair provoqué par un violent orage vient de faire disjoncter tous les circuits électriques ; et c’est précisément à cet instant qu’un commando de fanatiques écolos antinucléaires arrive à faire sauter les diesels de secours. Je n’ose pas parler de l’Airbus A380, détourné par un terroriste, qui va s’écraser dans dix secondes sur la centrale…

Hirofukushima en France : à Fessenheim ou à Paluel.

Bon, moi, ce que j’en dis… j’en sais rien, j’essaie d’imaginer le pire, ce que nos nucléopolytechnocrates refusent d’imaginer parce que « c’est impossible » (en français dans le texte). Aux USA, ils font discuter leurs nucléopolytechnocrates (en anglais) avec des romanciers, des auteurs de science-fiction et des malades mentaux, pour essayer d’imaginer le pire. En France, nos nucléopolytechnocrates s’imaginent qu’ils ont assez d’imagination à eux tout seul pour imaginer le pire. Ils refusent de discuter avec des malades mentaux qui ne sont pas assez rigoureux dans leurs raisonnements. Ils n’ont donc pas pu imaginer le pire de ce qui peut arriver. Ils n’ont pu imaginer que ce que leur petite tête de nucléopolytechnocrate bien coiffé a pu imaginer. Ce qu’on leur enseigne dans les écoles. Et dans les écoles, on n’enseigne pas l’accident le pire. On n’enseigne que les accidents connus… Évidemment ; ceux qu’on n’a jamais imaginés, on ne peut pas les enseigner : on ne les connaît pas !

Selon certaines informations récentes, il semblerait toutefois que certains zozos d’EdF (des mal-éduqués probablement) commencent, après Fukushima, à envisager qu’il puisse arriver un problème grave sur deux réacteurs d’une même centrale, avec panne électrique et panne simultanée des circuits de refroidissement C’est le pire qu’ils puissent envisager actuellement, après 40 ans de fonctionnement. J’ignore s’ils envisagent aussi une panne concomitante des diesels de secours…

En plus, il est grotesque de dépendre à 80 % d’une seule méthode de production d’électricité. Ma grand-mère disait bien qu’il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier. Mais en France, on a tout misé sur le nucléaire. 80 % des œufs dans le panier nucléaire ! Donc le jour où le nucléaire devient inutilisable (ce qui ne saurait tarder, au rythme où les accidents se produisent), on n’a plus d’énergie.
C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles on s’acharne à maintenir obstinément le nucléaire en France. On ne peut pas l’arrêter : on n’a plus que lui. Si on l’arrêtait, on ne pourrait plus faire rouler qu’un train sur cinq, il faudrait éteindre quatre radiateurs sur cinq et on ne produirait plus que 20 % de nos voitures.

Ah ben oui ! Il aurait fallu faire un petit peu d’éolien, un petit peu d’hydraulique, un petit peu de pétrole, un petit peu de géothermie, un petit peu de biomasse, un petit peu de photovoltaïque, un petit peu (mais très petit peu) de nucléaire. Et beaucoup d’économies d’énergie. Nos nucléopolytechnocrates disent « tout ça, ça ne marche pas ». Mais ils n’en savent rien : ils n’ont jamais essayé ! Depuis 50 ans on dépense des fortunes dans le nucléaire (et encore, on n’a pas tout payé : après il va falloir démanteler… et ça, personne ne sait faire !), et on n’a donné aucun financement de recherche pour les éoliennes ou la géothermie. Si on avait mis dans les éoliennes le centième de ce qu’on a mis dans le nucléaire, il y a longtemps que les éoliennes auraient définitivement remplacé le nucléaire… Ça fait quand même un peu autiste comme comportement, non ? Ou schizophrène, peut-être, faudrait demander à un spécialiste.

Depuis les années 70, tous les promoteurs immobiliers, sponsorisés par Areva (qui s’appelait alors Cogema), installent à tour de bras des chauffages électriques dans des maisons « tout électrique ». Ils disaient « ça ne coûte pas cher ». Évidement, puisque le consommateur ne payait, au début, que la production, c’est-à-dire le salaire du conducteur (faut-il dire pilote ?). La construction des centrales était offerte par nos impôts (EdF était encore une entreprise nationalisée, au service du public), l’uranium était volé ou acheté à vil prix (c’est-à-dire échangé contre des armes) dans les anciennes colonies françaises en Afrique, et la déconstruction, le démantèlement, qu’on voit maintenant arriver (et que personne ne sait faire…) n’existait pas. Je ne parle pas du retraitement, ni de la surveillance des déchets par l’armée pendant 24 000 ans (demi-vie du plutonium). Si on avait obligé EdF à vendre son électricité au prix de revient réel, tout compris, elle aurait été cent fois plus chère (l’électricité, pas EdF, essayez de suivre un peu !). En fait, le véritable problème était de trouver des clients pour absorber la formidable surproduction d’électricité « offerte » par nos réacteurs nucléaires… Et le chauffage électrique est une assez bonne solution à ce problème puisqu’un radiateur consomme 100 à 200 fois plus qu’une ampoule « basse consommation », et que chaque kWh restitué par le radiateur nécessite la production de 3 ou 4 kWh dans la centrale. Il est difficile d’imaginer un gaspillage mieux organisé !

Car le chauffage électrique est une pure aberration du point de vue économique et scientifique ! En transformant la chaleur en électricité qu’on envoie à perpète pour la retransformer en chaleur, on perd au moins 70 % de l’énergie. Il faut évidemment fabriquer et consommer local ! C’est vrai pour le chauffage comme pour les tomates, les chemises ou les téléphones portables.
Et si chacun fabrique l’énergie dont il a besoin, il n’y a plus aucune panne ni accident grave. Au pire, on va s’approvisionner dans la ferme voisine. « Small is beautiful », disaient nos ancêtres de 1968. Alors que la centralisation expose à des risques de panne importants… Aujourd’hui, si un seul de nos 58 réacteurs est arrêté, ce sont deux départements qui sont privés d’électricité.

Nos nucléopolytechnocrates nous lancent à la gueule des pelletées de chiffres que personne n’a ni l’envie ni le temps d’aller vérifier. Il faudrait des mois. Ils n’ont aucune importance (les chiffres). Il est probablement vrai que le charbon, avec les coups de grisou, tue beaucoup plus que le nucléaire… au moins jusqu’à présent ! Mais je demande à voir plus tard, quand on en sera au cinquième accident grave (niveau 7), dont un près d’une capitale. Un coup de grisou fait quinze morts. Un accident nucléaire peut en faire dix millions. Les 27 000 morts de Fukushima ont été noyés ou écrasés. Ils n’ont rien à voir avec le nucléaire (mais nous allons constater des milliers de morts japonais irradiés cancérifiés d’ici quelques années). Nos nucléopolytechnocrates en profitent pour essayer de nous faire croire que Fukushima n’est pas un accident nucléaire, mais seulement une catastrophe naturelle. Et pourtant si : Fukushima est bien un accident nucléaire. S’il n’y avait eu qu’une usine de choucroute à Fukushima, il ne se serait rien passé de plus que les 27 000 morts écrasés sous leur maison ou noyés ! Et si Tokyo avait été un peu plus près de Fukushima, ou si le vent avait été un peu fort et orienté sud-ouest, on aurait pu avoir vingt millions de morts. Irradiés. Et ça, c’est pas naturel !

Mais on ne l’aurait peut-être pas su, puisque nos nucléopolytechnocrates refusent de comptabiliser les morts par cancer au-delà de trois semaines après l’accident. Ils disent qu’on ne peut pas vraiment savoir, que ça peut être dû au tabac, ou à l’alcool, ou à une mauvaise hygiène de vie. Ainsi, l’accident de Tchernobyl a fait entre un million de morts, selon les manifestants, et vingt-huit morts, selon la police : c’est ceux qu’elle a pu réellement voir écrasés par l’explosion au lendemain de la catastrophe. Les autres… on ne sait pas, on ne peut pas vraiment savoir. Certains étaient déjà très vieux et parfois malades. De toute façon, ils seraient bien morts un jour ou l’autre ! Peut-être bien d’un cancer…

Un récent article du Monde résumait bien le problème de la sécurité : quand les conséquences d’un accident deviennent illimitées, même si la probabilité de l’accident est très petite, on ne peut pas se permettre de prendre le risque.
Une des meilleures preuves qu’on ne doit pas prendre le risque est qu’aucune assurance n’accepte de couvrir les conséquences d’un accident nucléaire. Dans notre société ultra-libérale avancée, où seul le fric compte, si les assurances refusent d’assurer les centrales nucléaires, c’est bien qu’elles n’ont rien à y gagner, et donc que le risque d’y perdre est important !… Voilà un bel aveu que le nucléaire n’est pas sûr. Sinon, nos banquiescrocs n’hésiteraient pas à se faire du fric facile avec ça…

Alors où va-t-on ?
L’énergie, yen a plus. Ça veut dire qu’on va être obligés d’économiser l’énergie. Et de réduire notre consommation. Ce qui est encore la meilleure « source d’énergie ». Et la moins polluante ! Le problème est que ça ne plaît pas à EdF, à Areva, à GazdeFrance-Suez-DolceVita, à Bouygues, au CACA40 qui risquent de gagner moins. Et cela va à l’encontre du dogme (vérité indémontrable, mais indiscutable) de la croissance perpétuelle, dont ceux qui me connaissent savent ce que j’en pense.
Il n’est évidemment pas possible de continuer à vendre l’énergie comme si elle était gratuite. Elle est loin de l’être, comme certains l’avaient cru au XXe siècle. Et on ne peut pas non plus continuer à polluer l’atmosphère avec du CO2 et empoisonner l’environnement avec du césium 137 (demi-vie : 30 ans).

Il faut donc que le prix de l’énergie augmente. C’est inéluctable. Et il vaudrait mieux faire très vite ! Ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs.
Ou des candidats à l’élection présidentielle.

Mais alors, les pauvres ?
Ben oui, les pauvres vont avoir des problèmes.
Une solution (déjà proposée pour l’eau), serait de distribuer les premiers kWh presque gratuitement (ce qui permet aux plus pauvres d’assurer l’essentiel), et d’augmenter ensuite le tarif très rapidement au fur et à mesure que la consommation s’accroît (ce qui peut dissuader les plus riches de gaspiller n’importe comment). Il n’y a pas de raison que les riches puissent remplir leur piscine au même tarif dérisoire que les pauvres paient pour boire ou faire la cuisine. Il n’y a pas de raison que les riches gaspillent l’essence de leurs gros 4×4 pour aller faire des safaris au Kenya au même tarif que les pauvres qui sont obligés de prendre leur scooter tous les jours pour aller bosser à la mine.

Une autre méthode, qui dans le fond est assez analogue, serait de distribuer un « revenu d’existence » à tout individu vivant, sans aucune contrepartie, sans aucun engagement, sans aucune condition de travail. Cela permettrait aux plus démunis d’avoir un peu de ressources pour survivre, même dans les temps difficiles.

Mais de toute façon, on ne peut plus continuer à bouffer ici comme quatre quand il y en a qui crèvent de faim ou de soif, pas bien loin. C’est valable pour les kWh comme pour le caviar. Et si les pays du sud essaient de fabriquer autant de voitures que nous, on va tous crever dans quelques années, nord et sud enfin réunis. Faut être raisonnables. Il n’y a pas de raison qu’on change d’ordinateur ou de télé tous les deux ans quand nos voisins n’ont même pas de quoi bouffer. Alors il va bien falloir accepter quelques voitures pour nos voisins du sud, qui n’en ont jamais eues, et beaucoup moins pour nous. Mais ça ne plaira évidemment pas à Renault, à General Motors, au CACA40 et à Monsieur Tout-le-monde, qui s’accroche à son gros 4×4 pour aller parader sur les Champs-Élysées et dîner au Fouquet’s avec sa Rolex.

Quand on partagera, il faudra vraiment bien diminuer notre niveau de vie pour homogénéiser tout ça. Sinon ça va exploser.
Et si on ne partage pas, il va falloir construire des murs très
hauts et très très costauds, tout autour de nous, avec des miradors, des chiens policiers, des mitrailleuses et des chars. Et je ne suis même pas sûr que cela suffise.
Alors peut-être une petite bombe atomique ?…

— Mais oui, mais d’accord, mais alors pourquoi le petit Nicolas, ou Ségolène ou Martine ne nous expliquent pas qu’ils vont être obligés de réduire notre niveau de vie ?
— Ben parce que s’ils construisent leur campagne là-dessus, personne ne votera pour eux.
— Aaaaah… c’est pour ça !

— Ben évidemment.

samedi 2 avril 2011

Fukushima… et divers !


Il a suffi que je m’éloigne trois semaines au soleil pour qu’ils nous mettent en vrac Fukushima, la guerre en Libye et le retour de Gbagbo.

Je reviendrai certainement sur Fukushima qui montre enfin, comme le déclare Denis Clerc dans Alternatives économiques qu’une probabilité même très faible d’un risque illimité n’est pas acceptable…

Pour aujourd’hui, je me contenterai de deux remarques :

La première pour constater que la guerre en Libye est en mauvaise passe depuis que nos avions ne peuvent plus aller bombarder les troupes de Kadhafi pour cause de mauvais temps : nuages, vent, et peut-être même pluie. Souhaitons que nos prochain ennemis ne choisissent pas l’hiver pour nous attaquer…

La seconde pour souligner l’augmentation des tarifs du gaz de 5,2 %, qui porte à 20 % l’augmentation depuis un an. Non, ce n’est pas un poisson d’avril. Personne n’a jamais pu expliquer clairement pourquoi le prix du gaz était indexé sur celui du pétrole, un peu comme si le prix de la banane était lié à celui du papier… GdF-Suez-Dolcevita fait, comme Total, des bénéfices faramineux qu’il redistribue largement à ses actionnaires. On ne voit donc pas vraiment ce qui justifie cette augmentation ! L’habitude, peut-être ? Néanmoins, le gouvernement (qui doit bien sentir l’indécence de cette augmentation) va réfléchir à un gel des tarifs, jusqu’à la prochaine élection présidentielle.

Jusqu’à la prochaine élection présidentielle ?
Oui : jusqu’à la prochaine élection présidentielle.
Et après ?
Ben après… on verra !

Ils nous prennent encore pour des cons ?

Si j’étais le petit Nicolas, tant qu’à faire, puisqu’il ne sera pas réélu, j’aurais déclaré un gel illimité et définitif des tarifs. Ça m’aurait peut-être rapporté quelques voix de plus. Je me demande s’il est encore capable de réfléchir.

mercredi 31 mars 2010

Coqs en pâte

Filed under: Economie, Politique, Société — Étiquettes : , , , , — Jean-Luc @ 10:09


Les handicapés n’ont pas toujours la vie facile…
Certains ont essayé de le faire savoir en manifestant samedi dernier.

Ils reçoivent pourtant une aide de l’État, sous la forme d’une « allocation pour adulte handicapé » qui atteint, depuis septembre dernier, la somme faramineuse de 681,63 € par mois. Même pas deux tiers d’un Smic !

Oui, dira-t-on, mais s’ils travaillent plus (pour gagner plus) ils doivent s’en tirer pas mal.

Eh ben non : « Lorsqu’une personne handicapée perçoit d’autres revenus que l’AAH, elle peut bénéficier d’une allocation mensuelle réduite, dont le montant correspond à la différence entre la moyenne mensuelle de ses autres revenus et les 681,63 € de l’AAH. » En clair, tout ce qu’un handicapé gagne à la sueur de son front est retiré de son allocation.
Ça donne pas vraiment envie de travailler !

À partir du 1er avril, l’ « allocation pour adulte handicapé » passera de 681,63 € à 696,63 € mensuels. Cette hausse (royale) de 15 € correspond à une augmentation de 2,2 %.

Le même jour, le tarif du gaz augmente de 9,7 %.

Non, ce n’est pas un poisson d’avril.

Et d’ailleurs, peut-être que certains handicapés n’utilisent pas le gaz…

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