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mercredi 15 juin 2011

Les avantages du nucléaire


Anne Lauvergeon, présidente d’Areva, considère que le nucléaire doit continuer à se développer en France, bien que les Allemands, les Suisses et les Italiens aient décidé d’arrêter, et malgré les doutes des Japonais.

Bon, elle est un peu obligée : c’est son boulot de développer le nucléaire. Comme je suppose qu’elle est grassement payée, je ne vois pas pourquoi elle dirait du mal de ce qui la fait vivre… confortablement, je présume.
En plus, elle est actuellement candidate à sa propre succession : elle ne va pas se tirer une balle dans le pied !

Et pour développer le nucléaire, elle construit des réacteurs EPR « encore plus sûrs » que les précédents (PWR). C’est déjà avouer que les PWR (dont nous avons encore 58 exemplaires un peu partout en France) étaient « moins sûrs » que les EPR. Ce qu’elle s’était bien gardée de nous dire !

Mais les assureurs ne sont pas dupes : aucun d’eux n’a jamais accepté de couvrir les risques d’un accident nucléaire. Ni sur un PWR, ni sur un EPR. Pas fous, les assureurs. Personnellement, j’estime qu’ils sont un bon thermomètre de la sûreté des centrales, et je croirais les affirmations d’Anne Lauvergeon sur la sécurité quand elle trouvera un assureur qui accepte de prendre le risque de rembourser un éventuel accident.

Autre argument désespéré d’Anne Lauvergeon : « Le nucléaire en France représente plus de quatre cent mille emplois. »

Très bien. Et l’éolien, et le photovoltaïque ? Rien ? Et pourquoi donc ne s’y mettrait-on pas ? Quand on aura quatre cent milles emplois dans l’éolien, on pourra peut-être comparer les avantages et les inconvénients.

Non ?

lundi 6 juin 2011

Le prix du nucléaire


Éric Besson a déclaré dimanche sur Europe 1 que la sortie du nucléaire coûtera très cher. Il en conclut qu’il vaut mieux conserver le nucléaire.

Trois commentaires :

1- Il a raison pour la première partie de ses affirmations : la sortie du nucléaire va nous coûter très cher. Surtout que chez nous, en France, on a fait l’erreur de miser à 80 % sur le nucléaire et pratiquement rien sur le renouvelable. Pour les Allemands, qui vont sortir du nucléaire, c’est plus simple et moins coûteux : ils n’ont que 20 % de nucléaire et 17 % de renouvelable. Signalons au passage que les énergies renouvelables en Allemagne occupent plus de 375 000 emplois.

2- Continuer le nucléaire va aussi nous coûter très cher, quand on aura réellement pu constater le prix du démantèlement des vieilles centrales, le coût de la construction des nouvelles centrales (le prix des EPR n’arrête pas d’augmenter au fur et à mesure qu’on les construit…) et, bien sûr, le prix de la gestion des déchets pendant 24 000 ans. Encore que, pour ça, à mon avis, Éric Besson compte sur nos enfants pour payer. Ou peut-être même nos petits-enfants.
Et je ne parle même pas de l’hypothèse d’un accident à la Fukushima dont on a du mal à imaginer le coût total, même si nos divins pilotes rendent cette hypothèse très peu probable…

3- Ne vaut-il pas mieux vivre pauvre que mourir riche ?

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