Entendre

mercredi 5 mai 2010

Devinette

Filed under: Economie, Science, Société — Étiquettes : , , , , , , , , — Jean-Luc @ 11:28


Quelle différence y a-t-il entre un homme intelligent, un vrai, et un vague PDG de multinationale ?

Louis Gallois, PDG d’EADS renonce à 1,14 million d’euros, « part variable » de sa rémunération en 2009 : il se contentera de 900 000 euros pour cette année (soit 75 000 euros par mois ; plus de 50 Smic !). Il est vrai que le geste a un certain panache quand on se souvient que son prédécesseur, Noël Farjot avait été viré pour incompétence, avec un parachute doré de 8 millions d’euros.
Précision : en 2009, Airbus, filiale d’ EADS, a été en déficit de 1,37 milliard d’euros.

George Smoot, Prix Nobel de physique 2006, a renoncé à… beaucoup de choses pour être professeur à l’université Paris VII : il gagnera 4 500 euros brut par mois (54 000 euros par an).
Ce qui fait environ 3 Smic.
Brut.

Louis Gallois est-il 15 fois meilleur que George Smoot ?
15 fois plus beau ?
15 fois plus intelligent ?
15 fois plus irremplaçable ?

Il y a des moments où je me demande s’il ne faudrait pas ajuster les salaires avec une part de « mérite ».

Ou peut-être faire passer à nos PDG un examen Nobel ?

Publicités

samedi 13 mars 2010

L’arroseur arrosé, ou « Quand les vautours dévorent les loups »

Filed under: Economie, Politique, Religion, Société — Étiquettes : , , , , — Jean-Luc @ 10:52


Le petit Nicolas ne cesse de nous vanter les mérites du libéralisme, cette idéologie perverse, diamétralement opposée au christianisme, selon laquelle c’est en libérant les égoïsmes qu’on arrivera au meilleur des mondes.

Le libéralisme, c’est une foire d’empoigne économique où c’est le plus fort qui gagne, sans que l’État ou quelque autre institution officielle soient autorisés à intervenir pour protéger les plus faibles : « Allez-y, foncez dans le tas, faites-vous votre place au soleil en marchant sur la tête des copains, c’est grâce à la libre concurrence que la société avancera. Et en plus, c’est grâce à cette liberté que tous peuvent arriver aux plus hauts sommets. Allez-y donc, “travaillez plus pour gagner plus”, créez votre entreprise pour bouffer les autres, travaillez le dimanche, travaillez jusqu’à 75 ans, réussissez, enrichissez-vous, vous avez le champ libre ! »

Mais voilà que le gouvernement américain préfère Boeing à EADS pour renouveler ses avions ravitailleurs !

Et notre petit Nicolas, secondé par Fillon, déplore cette « tricherie », cette concurrence déloyale, et se plaint qu’il n’y ait pas de règles pour empêcher un tel favoritisme.

Ah, ben oui, mais c’est ça le libéralisme, Nicolas !

Ou bien chacun est libre d’agir comme il préfère, ou bien on instaure des règles de vie commune pour éviter que les petits soient bouffés par les gros.

Il est difficile de trouver une position intermédiaire.

mercredi 29 juillet 2009

Noël Forgeard initié !

Filed under: Divers, Economie, Société — Étiquettes : , — Jean-Luc @ 10:01

Ben oui, l’ex-président d’EADS était, semble-t-il, au courant que la fabrication de l’Airbus A380 avait pris du retard, et il en aurait profité pour gagner des millions d’euros (4,3) en vendant au bon moment ses stock-options avant qu’elles se cassent la gueule.

Ça s’appelle un délit d’initié. C’est interdit par la loi.

Noël Forgeard pourrait être condamné à une amende de 5,4 millions d’euros, bien peu de choses vis-à-vis des 4,3 millions d’euros qu’il a gagnés en vendant ses actions. En gros, on lui demande seulement de rembourser ce qu’il a escroqué.

C’est peu, surtout si on se souvient qu’EADS lui a offert 8 millions d’euros de parachute doré à l’or fin en compensation de son licenciement pour incompétence…

jeudi 2 octobre 2008

Aimer l’entreprise… et secourir son patron

Filed under: Economie, Politique, Société — Étiquettes : , , — Jean-Luc @ 17:43

Dexia vient d’être « nationalisée ». C’est-à-dire que les États français, belge et luxembourgeois ont « injecté » (en intramusculaire ?) 6,4 milliards d’euros dans cette entreprise qui allait crever, en raison de l’incompétence de son patron Axel Miller.
Un bon patron ne met pas son entreprise en difficulté !

En échange, les États susnommés auront un droit de regard sur ce qui se passe dans cette banque (je crois que c’est une banque…), voire le droit de prendre des décisions concernant son fonctionnement.
Ah ben oui, c’est ça les nationalisations : c’est le gouvernement des entreprises par le peuple. Comment ça, il n’y connaît rien, le peuple ? Il en connaît au moins autant qu’Axel Miller, qui a conduit Dexia à la faillite !
N’importe qui est capable de mettre une entreprise en faillite. Même le peuple !

Quel sera le montant du parachute doré d’Axel Miller, président du directoire de Dexia, qu’il a mené à la faillite ? Ce sera beaucoup moins que celui de Léon Frojard (faut pas mélanger les torchons et les serviettes) quand il s’est fait virer d’EADS pour incompétence, après l’avoir mené au bord de la faillite !
On parle quand même de 3,7 millions d’euros, c’est-à-dire environ deux ans de salaire.
De son salaire qui se monte, avec les heures supplémentaires, la prime de Noël et le panier-repas, à 155 000 euros par mois. Pour ce niveau de rémunération on compte plutôt en M€ [méga euros, ou millions d’euros] et par an : 1,86 M€ par an. Ou, si l’on préfère des références plus proches de la vie ordinaire de 99,8 % des Français, 4 SMIC mensuels par jour. Chaque jour, ce monsieur, reçoit ce que les bons ouvriers gagnent en quatre mois quand ils ne sont pas victimes d’un
« plan social ». C’est-à-dire qu’à lui tout seul, il a de quoi faire vivre convenablement 120 personnes.
Comment ? Mais si, bien sûr, le SMIC permet de faire vivre convenablement une personne (et même plus, quand on est marié avec des enfants). Qui oserait prétendre le contraire ?

Faut-il aller plus loin ?

La Caisse des dépôts et consignations (CDC), actionnaire de Dexia, obéissant à la demande du gouvernement français, s’oppose au versement d’indemnités de départ à Axel Miller. Il faut préciser qu’elle a versé 2 des 6,4 milliards destinés à renflouer cette entreprise en faillite.

Même Laurence Parisot, qui n’est pourtant pas bigote, est gênée.

C’est dire jusqu’où ils sont allés trop loin !

Mais Christine, qui a la garde de l’économie, réfléchit ! Mais bon. Elle, elle a de l’éducation.

mercredi 28 mai 2008

Noël Forgeard en garde à vue

Filed under: Politique, Société — Étiquettes : , — Jean-Luc @ 21:30

Bon, on ne va pas pleurer.

Il l’a cherché.
Il l’a trouvé.

Il voulait du fric.
Il l’a eu.

Que demander d’autre ?
Ne pas être inquiété par la brigade financière ?
Faut quand même pas rêver !

Vendre 360 000 actions EADS pour 4,3 millions d’euros juste au moment où on sait pertinemment que l’action va dévisser de 30 %, puisqu’on sait que l’Airbus qu’on construit va avoir beaucoup de retard…
On peut essayer.
Mais faut pas se plaindre après s’il y a des gens qui s’en aperçoivent !

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :