Entendre

mercredi 5 décembre 2012

Affligeant !

Filed under: Politique, Violence — Étiquettes : , , , , , , — Jean-Luc @ 14:11


Le spectacle déplorable de Jean-François Copé et François Fillon s’entredéchirant avec une incroyable violence pour gagner la place de « chef » de l’UMP montre à quel point ces personnalités politiques (comme les autres) sont incapables de prendre en compte l’intérêt et le bien-être général.

Seul leur importe leur propre avenir et leurs propres avantages. Ici : je veux être « chef » de l’UMP (ou du RUMP ou du RPR ou de l’UDF, ou de l’UNR…) pour pouvoir être le mieux placé en 2017 pour les élections présidentielles.

Parce que je veux aussi être président de la République…
Parce que je le vaux bien.

Affligeant !

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samedi 14 janvier 2012

AAA

Filed under: Economie, Elections, Politique — Étiquettes : , , , , , , , , , , — Jean-Luc @ 0:36


Vendredi 13 janvier, à 100 jours pile des élections présidentielles, le triple AAA de la France est abaissé en AA+ par Standard & Poor’s !

Ce n’est pas bon pour la réélection du petit Nicolas qui, depuis cinq ans, nous a conduits avec obstination dans ce merdier. Heureusement, on ne sait pas encore s’il sera candidat.
Mais je pense qu’il aurait dû se méfier du vendredi 13. Et il va y en avoir d’autres cette année… en avril par exemple, 9 jours avant le premier tour. Faudrait pas qu’on passe ce jour-là à A – !

Bon, le Portugal est abaissé à BB mais ce n’est pas vraiment une consolation.

Si le petit Nicolas avait un peu de fierté, il déclarerait la guerre à Standard & Poor’s.

mardi 18 octobre 2011

Prophétie auto-réalisatrice


Donc l’agence Moody’s (c’est un nom qui fait la gueule !), sous-marin de l’extrême droite de notre capitalisme à l’agonie, envisage de surveiller les finances de la France dans les trois prochains mois en vue d’abaisser éventuellement sa note de AAA à … on ne sait pas quoi, comme elle a déjà fait pour la Grèce, le Portugal et l’Italie. Entre autres.

Comme il n’est pas question que cette officine cryptofasciste payée par les banques ait quelque pouvoir que ce soit sur les taux auxquels la France peut emprunter, le petit Nicolas va tout faire pour que la France conserve son AAA.

C’est-à-dire continuer à virer les fonctionnaires (on lui suggère d’essayer « deux sur trois » au lieu des « un sur deux » qui ne produisent pas de réel effet durable sur la finance), fermer les écoles, supprimer ou privatiser les hôpitaux et ce qui reste de services publics, etc.

Moyennant quoi, la rigueur va s’accroître, le chômage va augmenter, le PIB va s’effondrer, et Moody’s pourra, dans trois mois, nous passer à AB -, voire BCD – – ou pire !

Et, comme les banques ne feront plus confiance à la France, les taux de nos emprunts vont monter en flèche, si bien qu’il nous faudra payer encore plus pour rembourser une dette qui n’en finit pas de gonfler. Et la France va faire faillite, justifiant ainsi les inquiétudes actuellement affichées par Moody’s.

C’est ce qu’on appelle une prophétie auto-réalisatrice.

Je suggère un autre scénario : Moody’s maintient sans aucune hésitation son AAA. La France continue à emprunter à bas coût. Donc elle peut financer la croissance, le PIB augmente et Moodys est content. Ou contente ?

C’est également une prophétie auto-réalisatrice.

Comme on le voit, Moody’s est libre de choisir aujourd’hui l’avenir de la France. S’il (si elle ?) a choisi un avenir sombre, c’est parce qu’il (elle ?) ne nous aime pas et qu’il (elle) veut notre malheur.

Je propose que le petit Nicolas déclare la guerre à Moody’s.

lundi 12 septembre 2011

Total discount

Filed under: Economie, Science — Étiquettes : , , , , , , , , , , , — Jean-Luc @ 12:27


Ainsi, Total va élargir à 500 points de vente en 2012 son expérimentation de stations-service « discount » où il vend ses carburants moins cher.

Attention : faut pas croire que Total soit pris d’une subite anthropophilie ! S’il se lance dans cette aventure, c’est bien sûr pour gagner plus, donc pour vous piquer plus de pognon. Mais s’il gagne plus, ce sera en piquant des clients à Carrefour, qui gagnera moins, et qui risque de ne pas apprécier. Il y a longtemps que Total regrette que ses clients partent à Carrefour, qui vend son essence beaucoup moins cher que lui. Il y a longtemps aussi que les clients ne s’arrêtent plus chez Total par hasard, mais uniquement quand la panne sèche menace, ou quand ils ont vraiment beaucoup trop bu.

C’est au cours d’une séance de furieux brain-storming que l’idée a germé dans la tête d’un crâne d’œuf commercialo-marketingo-publicitaire, qui eut soudain une soudaine illumination.

– Et si, Votre Majesté, si nous baissions le prix de vente de nos carburants ?

Christophe Gabriel Jean Marie Jacquin de Margerie eut un haut-le-cœur ; il devint gonflé violet, et s’écria :
– Hors de ma vue, abominable vermisseau ! Monstre abject ! Assassin putride, tu veux couler la boîte et me tuer ? Passe donc à la caisse te faire payer ton mois et fiche le camp ! Disparais à jamais dans les flammes de l’enfer. Je te hais.

– Mais, Votre Altesse, vous vous méprenez, répondit le crâne d’œuf. Je cherche au contraire à maximiser le profit de votre noble et florissante industrie.

– Tu te fous de moi, sombre crétin ? Tu sais très bien que si on diminue le prix de vente, mon bénéfice, qui est égal à la différence entre mon prix de vente et mon prix de revient, va s’effondrer comme le CACA40.

– Permettez-moi d’oser vous contredire avec beaucoup d’excuses très plates, Mon Seigneur, mais si vous vous souvenez encore de votre cours de mathématiques de CM2, vous n’êtes pas sans ignorer que le bénéfice total du marchand de patates est égal au bénéfice qu’il fait sur chaque kilo de patates multiplié par le nombre de kilos de patates vendus. Ainsi, Mon Excellence Sérénissime, même avec un bénéfice un peu réduit, si le nombre d’articles vendus augmente considérablement, le bénéfice peut croître de façon vertigineuse : car beaucoup de fois un petit peu peuvent faire beaucoup plus que très peu de fois beaucoup !

– Et tu penses que ce qui s’applique aux méprisables et viles patates peut aussi s’appliquer à mon somptueux litre d’essence ?, demandit alors le noble moustachu en fronçant les sourcils et en clignant des yeux.

– Mais tout ce qu’il y a de plus bien évidemment, Ma Béatitude ! De toute façon, au point où on en est, on ne risque plus rien d’essayer.

– Mais alors, baissons, baissons, baissons encore, et vendons notre essence juste et seulement au prix de revient !

– Ah mais que non, Lumière du Monde, je crois que là, ce serait aller beaucoup trop loin : si le bénéfice par kilo de patate est nul, le bénéfice total sera nul également. Rappelez-vous votre cours de CE1 : zéro multiplié par n’importe quoi, même beaucoup, ça fait toujours seulement zéro !

– Mais alors, à quel prix devons-nous vendre notre royal breuvage pour que notre bénéfice soit le plus énorme possible ?

– Je n’en ai pas la moindre idée, Mon Éminence Vénérable, mais je crois que les clients qui s’arrêtent chez nous actuellement le font seulement par hasard, ou parce qu’ils sont en panne sèche, ou parce qu’ils sont bourrés. Avec un litre de Votre Sublime Liqueur moins cher, nous ne pouvons qu’accroître notre clientèle, et donc, possiblement, augmenter Votre Profit, comme ci-dessus démontré.

– Dans mes bras, mon petit, mon fils, mon trésor ! Appliquons immédiatement ma glorieuse et lumineuse idée, et que les pétrodollars pleuvent sur moi comme l’iode 131 sur Fukushima.

Ainsi fut fait, et le moustachu fut satisfait. Il l’a dit dans le poste.

On se demande juste pourquoi il avait attendu si longtemps…

samedi 9 juillet 2011

Le prix du carburant


France Info diffusait hier une information qui conforte le sentiment que tout un chacun peut avoir lorsqu’il va faire le plein de son réservoir : les pétroliers modifient le prix du carburant à la pompe en fonction du prix du pétrole brut… mais ils ne le font pas de façon symétrique selon que ça monte ou que ça descend.
On peut appeler ça « l’effet cliquet ».

On dirait une blague de potache, mais non : c’est le résultat d’une étude très sérieuse menée par « ESG Research Lab », entre 1990 et aujourd’hui, sur plus de mille relevés.

Lorsque le brut augmente, le prix du carburant à la pompe monte vite et beaucoup, lorsque le prix du brut descend, le prix du carburant descend… un peu et lentement.

Des précisions ?
Pour 1 % d’augmentation du prix du brent, le carburant augmente de 0,12 %.
Pour 1 % de baisse du prix du brent, le prix de carburant descend de 0,07 %.
Il doit s’agir là de moyennes sur 20 ans.

Ainsi, si le prix du brent augmente de 1 % puis descend de 1 %, revenant donc à son tarif initial (si on néglige les bricoles), le prix du carburant monte de 0,12 % puis descend de 0,07 %, augmentant ainsi de 0,05 % le bénéfice des pétroliers.
Ça fonctionne pareil dans l’autre sens, si la baisse intervient avant l’augmentation…

Interrogée sur ce « curieux » phénomène, l’industrie pétrolière répond qu’elle « ne comprend pas » ! Elle prétend que le calcul réel est « très compliqué », qu’il faut tenir compte des stocks, de délais d’adaptation, du cours du dollar, de l’offre et de la demande, et de tas de choses que personne ne peut comprendre tellement c’est difficile. Elle nie en outre avoir constaté cette dissymétrie, évidente pourtant pour tout automobiliste, et précise, peut-être pour se disculper, que ses marges sont extraordinairement faibles puisque « 60 % du prix du carburant est constitué de taxes » ! Le marché, disent-ils, est « très peu rémunérateur », et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il y a de moins en moins de stations d’essences en France, et même peut-être que bientôt il sera difficile de faire le plein tellement ils sont sur la paille !…

Enfin bon, 60 % de taxes, ça leur laisse quand même 40 % pour le prix de revient du produit et les bénéfices, dont on peut penser qu’ils ne sont pas totalement négligeables. Total avoue benoîtement un bénéfice de 1 centime par litre, ce qui, compte tenu du volume vendu chaque jour, fait un confortable matelas !

C’en est au point que Christian Estrosi, qui n’est pourtant pas un gauchiste, envisageait en mars dernier de taxer les bénéfices pétroliers…

D’ailleurs, une autre information intéressante diffusée également par France Info il y a quelques jours, précise que la plupart des entreprises du CACA40 paient des impôts ridiculement faibles en France ; en particulier, Total, qui fait donc des bénéfices faramineux, ne paie aucun impôt en France. Ils arrivent à ça en déclarant les frais ici, les gains là-bas, avec des montages financiers tordus conseillés certainement par des spécialistes financiers qui optimisent les gains.

Les bénéfices annoncés chaque année par Total se montent ainsi à :
–        12 milliards d’euros pour 2006
–        12 milliards d’euros pour 2007
–        14 milliards d’euros pour 2008
–         8 milliards d’euros pour 2009
–        10 milliards d’euros pour 2010

Et tout cela sans payer aucun impôt en France !

On aimerait être aussi misérables qu’eux !

jeudi 2 juin 2011

Faire et défaire, c’est toujours travailler…


Après avoir supprimé 16 000 postes d’enseignants pour la rentrée 2011, le ministère de l’éducation nationale, sous la direction de Luc-Marie Chatel, publie dans Libération et sur la dernière page du Monde d’hier (à quel prix ?) une pub pour recruter 17 000 enseignants

On n’est pas loin de la schizophrénie !

Ah, bien sûr, ils vont sélectionner des gens (français, blancs, catholiques ; on ne va quand même pas mettre des barbares tunisiens ou libyens à l’éducation nationale !) sans qualification, qui seront donc payés au SMIC pour remplacer les titulaires, virés, ou absents ici ou là pour cause de dépression.

Il n’y a pas de petites économies… L’intérim coûte moins cher que les CDI.
Et, franchement, l’enseignement, à quoi ça sert vraiment ?

Et puis, « faire et défaire, c’est toujours travailler ».

vendredi 27 mai 2011

Travailler deux heures par jour

Filed under: Economie, Société — Étiquettes : , , , , , , , , , , , — Jean-Luc @ 18:49


C’est le titre d’un livre merveilleux, écrit en 1977 par le collectif « Adret » (qui comprenait quelques scientifiques), et que l’on trouve encore dans le commerce.

Non, ce n’est pas une utopie, c’est le résultat d’un calcul simple du temps de « travail lié », à répartir entre tous les membres de la société pour conserver une qualité de vie suffisante pour le bonheur de tous.

L’expression « travail lié » utilisée par les auteurs désigne le travail que personne n’aime faire mais qui est nécessaire (vider les poubelles, vidanger la voiture, écailler le poisson, faire le ménage…).
Les autres travaux (non « liés ») sont agréables à certains qui peuvent les effectuer avec plaisir (entretenir des jardins, enseigner des enfants – ou des immigrés sans-papiers –, dessiner des carrosseries, faire des recherches scientifiques, soigner des malades, écrire des romans ou des livres de géographie, couper les cheveux, élever des chèvres, faire la cuisine…).

On arrive là à une vision plus positive du travail et de l’humanité :
– Quand le travail n’est pas contraint par des obligations désagréables (horaires imposés, petit chef hargneux et con, exigence de production, conditions matérielles déplorables), les gens aiment faire des choses, avec attention et application.
– Quand on ne les oblige à rien, les gens ne restent pas forcément couchés toute la journée à attendre la suite, en bénéficiant de « l’assistanat », « cancer de la société ». Certains font même beaucoup de choses intéressantes, et avec des résultats collectivement utiles.

C’est une vision ! Mais c’est autrement plus motivant que « travailler plus pour gagner plus ».

L’excellent mensuel Alternatives économiques me remet cet ouvrage en mémoire : ils publient sur leur site un article du numéro spécial Et si on changeait tout… (avril 2011), dans lequel ils proposent de réduire le temps de travail à 32 heures.
Par semaine !
Ce qui fait un peu plus de 4 heures et demie par jour.

Allez, encore un effort !

lundi 14 février 2011

Suicide

Filed under: Politique, Société, Violence — Étiquettes : , , , , , — Jean-Luc @ 17:17


À Troyes, un policier se suicide avec son arme de service.
Ce brigadier-chef d’une quarantaine d’années, apparemment sans problèmes, était marié et père de trois enfants.

Il serait temps de désarmer les policiers !

Existe-t-il beaucoup d’exemples de policier dont l’arme de service a permis d’éviter des morts ?
Je demande à voir.

lundi 6 décembre 2010

Père Noël et Montélimar

Filed under: Economie, Société — Étiquettes : , , , , , , — Jean-Luc @ 19:13

Le maire de St-Nicolas-de-Port (Meurthe et Moselle ; on cherche en vain le rapport que cela peut avoir avec un port, quel qu’il soit !) est arrivé à faire breveter le nom de St Nicolas.

On attend un brevet pour le nom du Père Noël, puis un sur le nom de Montélimar.
Tant qu’il y a du fric à se faire, sans trop travailler, pourquoi se gêner ?

Il y en a qui n’ont pas peur du ridicule…

dimanche 7 novembre 2010

Le problème

Filed under: Elections, Politique — Étiquettes : , , , , , — Jean-Luc @ 23:13

« Nicolas Sarkozy est aujourd’hui un des problèmes de la France. »

Dominique de Villepin a tort.
Le petit Nicolas n’est pas « un des problèmes de la France ».

Le petit Nicolas est « le problème de la France ».

Mais le vrai problème est que ce problème a encore 18 mois devant lui pour tout casser.

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