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mercredi 25 janvier 2012

La semaine des quatre jeudis

Filed under: Elections — Étiquettes : , , , , , , , — Jean-Luc @ 11:49


Il commencerait à envisager qu’il pourrait perdre…

Il l’a dit devant des journalistes : s’il perd, il arrête la politique, et se met à la semaine de trois jours, du mardi au jeudi. Ce que, dans ma jeunesse, on appelait la « semaine des quatre jeudis » car en ce temps-là, il n’y avait pas d’école le jeudi,.

Évidemment, il ne peut pas être plus chef qu’actuellement. Donc il ne peut que devenir moins chef. Quelle dégradation pour ce petit ambitieux…

Mais quand même, la semaine de trois jours : ce sera travailler moins. Donc probablement gagner moins. Avec quoi va-t-il acheter ses Rolex ?

Enfin, bon : tant qu’il n’est pas candidat, il ne peut pas perdre !
Mais s’il n’est pas candidat il ne 
gagnera pas non plus.
Quel dilemme !

Enfin, ça fout les chocottes à l’UMP parce que, s’il n’est pas candidat, ils n’ont personne pour le remplacer.

Ah non : on ne peut pas remplacer le petit Nicolas…

Heureusement !

jeudi 5 janvier 2012

TVA sociale


Vous n’y comprenez rien ?

C’est pourtant simple :
On réduit les cotisations sociales des entreprises, qui servent à alimenter la sécu. Donc les entreprises gagnent du fric. Plus de fric.

Mais la sécu en perd.
Pour ne pas que ça se voie trop, il faut trouver d’autres sources de financement pour la sécu.

C’est simple : on va piocher dans la poche des prolétaires. Par l’intermédiaire d’une augmentation de TVA, qu’on appellera « TVA sociale ».

La TVA est l’impôt le plus injuste qui soit : quand vous achetez une baguette 1 €, l’état vous pique 5 centimes. Que vous soyez PDG de L’Oréal ou smicard.
Les pauvres payent proportionnellement beaucoup plus que les riches. Surtout que les riches mangent proportionnellement beaucoup moins de pain.

Avantage : les entreprises ayant moins de dépenses vont pouvoir embaucher plus, peut-être, et vendre moins cher, si ça les tente… à l’étranger, parce qu’en France, la diminution sera compensée par l’augmentation de TVA.

Inconvénient : les travailleurs paieront plus, grâce à cette TVA. C’est eux qui financeront la sécu à la place des entreprises. Ils auront donc tendance à acheter moins. Donc les entreprises vendront moins. Donc elles vont moins gagner de fric, et embaucher moins.

Bilan global : augmentation des prix et augmentation du chômage.

Ah, c’est pas simple, l’économie…

TVA sociale… Vous avez dit « sociale » ?

mardi 18 octobre 2011

Prophétie auto-réalisatrice


Donc l’agence Moody’s (c’est un nom qui fait la gueule !), sous-marin de l’extrême droite de notre capitalisme à l’agonie, envisage de surveiller les finances de la France dans les trois prochains mois en vue d’abaisser éventuellement sa note de AAA à … on ne sait pas quoi, comme elle a déjà fait pour la Grèce, le Portugal et l’Italie. Entre autres.

Comme il n’est pas question que cette officine cryptofasciste payée par les banques ait quelque pouvoir que ce soit sur les taux auxquels la France peut emprunter, le petit Nicolas va tout faire pour que la France conserve son AAA.

C’est-à-dire continuer à virer les fonctionnaires (on lui suggère d’essayer « deux sur trois » au lieu des « un sur deux » qui ne produisent pas de réel effet durable sur la finance), fermer les écoles, supprimer ou privatiser les hôpitaux et ce qui reste de services publics, etc.

Moyennant quoi, la rigueur va s’accroître, le chômage va augmenter, le PIB va s’effondrer, et Moody’s pourra, dans trois mois, nous passer à AB -, voire BCD – – ou pire !

Et, comme les banques ne feront plus confiance à la France, les taux de nos emprunts vont monter en flèche, si bien qu’il nous faudra payer encore plus pour rembourser une dette qui n’en finit pas de gonfler. Et la France va faire faillite, justifiant ainsi les inquiétudes actuellement affichées par Moody’s.

C’est ce qu’on appelle une prophétie auto-réalisatrice.

Je suggère un autre scénario : Moody’s maintient sans aucune hésitation son AAA. La France continue à emprunter à bas coût. Donc elle peut financer la croissance, le PIB augmente et Moodys est content. Ou contente ?

C’est également une prophétie auto-réalisatrice.

Comme on le voit, Moody’s est libre de choisir aujourd’hui l’avenir de la France. S’il (si elle ?) a choisi un avenir sombre, c’est parce qu’il (elle ?) ne nous aime pas et qu’il (elle) veut notre malheur.

Je propose que le petit Nicolas déclare la guerre à Moody’s.

mercredi 15 juin 2011

Les avantages du nucléaire


Anne Lauvergeon, présidente d’Areva, considère que le nucléaire doit continuer à se développer en France, bien que les Allemands, les Suisses et les Italiens aient décidé d’arrêter, et malgré les doutes des Japonais.

Bon, elle est un peu obligée : c’est son boulot de développer le nucléaire. Comme je suppose qu’elle est grassement payée, je ne vois pas pourquoi elle dirait du mal de ce qui la fait vivre… confortablement, je présume.
En plus, elle est actuellement candidate à sa propre succession : elle ne va pas se tirer une balle dans le pied !

Et pour développer le nucléaire, elle construit des réacteurs EPR « encore plus sûrs » que les précédents (PWR). C’est déjà avouer que les PWR (dont nous avons encore 58 exemplaires un peu partout en France) étaient « moins sûrs » que les EPR. Ce qu’elle s’était bien gardée de nous dire !

Mais les assureurs ne sont pas dupes : aucun d’eux n’a jamais accepté de couvrir les risques d’un accident nucléaire. Ni sur un PWR, ni sur un EPR. Pas fous, les assureurs. Personnellement, j’estime qu’ils sont un bon thermomètre de la sûreté des centrales, et je croirais les affirmations d’Anne Lauvergeon sur la sécurité quand elle trouvera un assureur qui accepte de prendre le risque de rembourser un éventuel accident.

Autre argument désespéré d’Anne Lauvergeon : « Le nucléaire en France représente plus de quatre cent mille emplois. »

Très bien. Et l’éolien, et le photovoltaïque ? Rien ? Et pourquoi donc ne s’y mettrait-on pas ? Quand on aura quatre cent milles emplois dans l’éolien, on pourra peut-être comparer les avantages et les inconvénients.

Non ?

lundi 6 juin 2011

Le prix du nucléaire


Éric Besson a déclaré dimanche sur Europe 1 que la sortie du nucléaire coûtera très cher. Il en conclut qu’il vaut mieux conserver le nucléaire.

Trois commentaires :

1- Il a raison pour la première partie de ses affirmations : la sortie du nucléaire va nous coûter très cher. Surtout que chez nous, en France, on a fait l’erreur de miser à 80 % sur le nucléaire et pratiquement rien sur le renouvelable. Pour les Allemands, qui vont sortir du nucléaire, c’est plus simple et moins coûteux : ils n’ont que 20 % de nucléaire et 17 % de renouvelable. Signalons au passage que les énergies renouvelables en Allemagne occupent plus de 375 000 emplois.

2- Continuer le nucléaire va aussi nous coûter très cher, quand on aura réellement pu constater le prix du démantèlement des vieilles centrales, le coût de la construction des nouvelles centrales (le prix des EPR n’arrête pas d’augmenter au fur et à mesure qu’on les construit…) et, bien sûr, le prix de la gestion des déchets pendant 24 000 ans. Encore que, pour ça, à mon avis, Éric Besson compte sur nos enfants pour payer. Ou peut-être même nos petits-enfants.
Et je ne parle même pas de l’hypothèse d’un accident à la Fukushima dont on a du mal à imaginer le coût total, même si nos divins pilotes rendent cette hypothèse très peu probable…

3- Ne vaut-il pas mieux vivre pauvre que mourir riche ?

jeudi 2 juin 2011

Faire et défaire, c’est toujours travailler…


Après avoir supprimé 16 000 postes d’enseignants pour la rentrée 2011, le ministère de l’éducation nationale, sous la direction de Luc-Marie Chatel, publie dans Libération et sur la dernière page du Monde d’hier (à quel prix ?) une pub pour recruter 17 000 enseignants

On n’est pas loin de la schizophrénie !

Ah, bien sûr, ils vont sélectionner des gens (français, blancs, catholiques ; on ne va quand même pas mettre des barbares tunisiens ou libyens à l’éducation nationale !) sans qualification, qui seront donc payés au SMIC pour remplacer les titulaires, virés, ou absents ici ou là pour cause de dépression.

Il n’y a pas de petites économies… L’intérim coûte moins cher que les CDI.
Et, franchement, l’enseignement, à quoi ça sert vraiment ?

Et puis, « faire et défaire, c’est toujours travailler ».

vendredi 27 mai 2011

Travailler deux heures par jour

Filed under: Economie, Société — Étiquettes : , , , , , , , , , , , — Jean-Luc @ 18:49


C’est le titre d’un livre merveilleux, écrit en 1977 par le collectif « Adret » (qui comprenait quelques scientifiques), et que l’on trouve encore dans le commerce.

Non, ce n’est pas une utopie, c’est le résultat d’un calcul simple du temps de « travail lié », à répartir entre tous les membres de la société pour conserver une qualité de vie suffisante pour le bonheur de tous.

L’expression « travail lié » utilisée par les auteurs désigne le travail que personne n’aime faire mais qui est nécessaire (vider les poubelles, vidanger la voiture, écailler le poisson, faire le ménage…).
Les autres travaux (non « liés ») sont agréables à certains qui peuvent les effectuer avec plaisir (entretenir des jardins, enseigner des enfants – ou des immigrés sans-papiers –, dessiner des carrosseries, faire des recherches scientifiques, soigner des malades, écrire des romans ou des livres de géographie, couper les cheveux, élever des chèvres, faire la cuisine…).

On arrive là à une vision plus positive du travail et de l’humanité :
– Quand le travail n’est pas contraint par des obligations désagréables (horaires imposés, petit chef hargneux et con, exigence de production, conditions matérielles déplorables), les gens aiment faire des choses, avec attention et application.
– Quand on ne les oblige à rien, les gens ne restent pas forcément couchés toute la journée à attendre la suite, en bénéficiant de « l’assistanat », « cancer de la société ». Certains font même beaucoup de choses intéressantes, et avec des résultats collectivement utiles.

C’est une vision ! Mais c’est autrement plus motivant que « travailler plus pour gagner plus ».

L’excellent mensuel Alternatives économiques me remet cet ouvrage en mémoire : ils publient sur leur site un article du numéro spécial Et si on changeait tout… (avril 2011), dans lequel ils proposent de réduire le temps de travail à 32 heures.
Par semaine !
Ce qui fait un peu plus de 4 heures et demie par jour.

Allez, encore un effort !

vendredi 22 avril 2011

Le bruit et les odeurs…


Après que ses prédécesseurs Hortefeux et Besson ont viré hors de France tous les immigrés illégaux, ou presque, Nicolas Géant veut réduire l’immigration légale de 20 000 « individus » (louches) par an. Au lieu de 200 000 personnes étrangères admises sur le sanctuaire nazional, nous n’aurons plus que 180 000 barbus basanés introduits chaque année, avec une bouche en cul de poule et en se pinçant le nez pour échapper aux odeurs.

N’empêche. Il paraît qu’il y a en France actuellement plus de 11 millions d’immigrés ou d’enfants d’immigrés. 20 % de la population ! C’est à se demander comment les bons Français blancs catholiques ADN-vérifiés arrivent à résister et survivre !

Et si l’on en admet encore 180 000 par an, on se demande où on va les mettre. Surtout que ce sont en majorité des fainéants incapables de rien faire sauf bénéficier des allocs et du RMI qu’on leur octroie bien trop largement.
Ce qu’il faudrait, c’est supprimer toute immigration, légale ou pas, et renvoyer chez eux 20 000 étrangers chaque année. Et même à ce rythme, il faudrait encore 550 ans pour purifier définitivement notre belle patrie des 11 millions de barbares qui l’occupent actuellement.

Marine, où es-tu, que fais-tu ? Ah ! vivement 2012.

mercredi 12 janvier 2011

Dictature et ministère de l’intérieur


Monsieur Ben Ali, tyran dictateur de Tunisie, n’est plus tellement apprécié par le peuple tunisien qui semble estimer qu’il ne fait pas grand-chose pour résorber le chômage, donner suffisamment à manger aux miséreux dont le nombre ne cesse de croître, et qu’il se préoccupe trop d’empêcher les journalistes de faire leur travail en les mettant en prison après avoir surveillé leurs conversations téléphoniques et coupé leur internet.
Certains parlent même de torture, mais on ne peut pas vraiment savoir puisqu’il n’y a plus d’internet, et que ceux qui pourraient en parler sont en prison, ou peut-être même déjà morts…

Mais le peuple tunisien ne se laisse plus faire. Il en a trop marre de la dictature, de la misère et de la faim. Il manifeste, malgré des répressions sanglantes (plusieurs dizaines de morts déjà), afin de virer le dictateur Ben Ali.

Le dictateur Ben Ali est bien embêté. Il a les chocottes d’être contraint à partir, voire de retrouver sa tête au bout d’une pique comme cela s’est fait en d’autres temps dans d’autres pays, mais l’imagination du bas-peuple, comme celle des dictateurs, a des limites…

Il fait donc des concessions : il promet 300 000 emplois pour 2011. Ça ne mange pas de pain (il n’y en a plus !), et les promesses n’engagent que ceux qui les croient.
Mais ça ne suffit pas.
Alors, le tyran dictateur Ben Ali vient de limoger son ministre de l’intérieur, un bon copain à lui dont le nom n’a aucun intérêt puisqu’il ne figurera dans aucun livre d’histoire. Si bien que maintenant, c’est l’armée (envoyée par la ministère de la guerre) qui tire sur le peuple et non plus la police.

C’est de bonne guerre (si j’ose dire !), pour un dictateur, et cela apprendra aux bons copains des dictateurs qu’il ne faut pas trop leur faire confiance.

Mais surtout ça me donne une idée.
Si le peuple français manifestait assez fort contre le chômage, la misère et les écoutes téléphoniques, le petit Nicolas serait peut-être amené à limoger Brice Hortefeux, son bon copain sinistre de l’intérieur.

Non ?

mercredi 22 septembre 2010

Des policiers armés dans nos collèges

Filed under: Politique, Société — Étiquettes : , , , , , , , — Jean-Luc @ 9:35


C’est une grande première : des policiers armés s’installent dans nos collèges pour surveiller nos chères têtes blondes. Éventuellement peut-être pour pouvoir les mettre en garde à vue plus rapidement.

Il a raison, le petit Nicolas : il ne faut laisser aucun répit à la délinquance, l’attaquer avant même qu’elle se manifeste. C’est le prix à payer pour notre tranquillité.

Et les armes ?

Ben les armes, c’est pour que nos policiers se sentent rassurés.
Nos bambins peuvent être si violents !…

Et puis il faut aussi habituer nos enfants à la présence permanente des armes dans notre société.
Après, ils pourront être flics.
Comme de toute façon il n’y a plus d’avenir dans l’enseignement, ni dans la justice, ni dans la santé, ni dans les services publics, il ne reste plus guère, comme carrière envisageable, que flic, soldat, ou ministre.

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