Entendre

samedi 14 janvier 2012

AAA

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Vendredi 13 janvier, à 100 jours pile des élections présidentielles, le triple AAA de la France est abaissé en AA+ par Standard & Poor’s !

Ce n’est pas bon pour la réélection du petit Nicolas qui, depuis cinq ans, nous a conduits avec obstination dans ce merdier. Heureusement, on ne sait pas encore s’il sera candidat.
Mais je pense qu’il aurait dû se méfier du vendredi 13. Et il va y en avoir d’autres cette année… en avril par exemple, 9 jours avant le premier tour. Faudrait pas qu’on passe ce jour-là à A – !

Bon, le Portugal est abaissé à BB mais ce n’est pas vraiment une consolation.

Si le petit Nicolas avait un peu de fierté, il déclarerait la guerre à Standard & Poor’s.

jeudi 5 janvier 2012

TVA sociale


Vous n’y comprenez rien ?

C’est pourtant simple :
On réduit les cotisations sociales des entreprises, qui servent à alimenter la sécu. Donc les entreprises gagnent du fric. Plus de fric.

Mais la sécu en perd.
Pour ne pas que ça se voie trop, il faut trouver d’autres sources de financement pour la sécu.

C’est simple : on va piocher dans la poche des prolétaires. Par l’intermédiaire d’une augmentation de TVA, qu’on appellera « TVA sociale ».

La TVA est l’impôt le plus injuste qui soit : quand vous achetez une baguette 1 €, l’état vous pique 5 centimes. Que vous soyez PDG de L’Oréal ou smicard.
Les pauvres payent proportionnellement beaucoup plus que les riches. Surtout que les riches mangent proportionnellement beaucoup moins de pain.

Avantage : les entreprises ayant moins de dépenses vont pouvoir embaucher plus, peut-être, et vendre moins cher, si ça les tente… à l’étranger, parce qu’en France, la diminution sera compensée par l’augmentation de TVA.

Inconvénient : les travailleurs paieront plus, grâce à cette TVA. C’est eux qui financeront la sécu à la place des entreprises. Ils auront donc tendance à acheter moins. Donc les entreprises vendront moins. Donc elles vont moins gagner de fric, et embaucher moins.

Bilan global : augmentation des prix et augmentation du chômage.

Ah, c’est pas simple, l’économie…

TVA sociale… Vous avez dit « sociale » ?

lundi 28 novembre 2011

Dopage ?

Filed under: Economie — Étiquettes : , , , , , , , , , — Jean-Luc @ 17:54


Au moment où Moody’s menace de baisser les notes de toute l’Europe, au moment où Standard & poor’s vient de dégrader la (déjà sale) note de la Belgique, au moment où les notes de la Grèce, de la Hongrie, du Portugal, de l’Irlande, de l’Italie, de l’Espagne peut-être, et, pourquoi pas, de la Sarkosie ont été ou vont être abaissées, les marchés deviennent brusquement euphoriques et le CACA40 s’envole de plus de 5 % pour la seule journée d’aujourd’hui.

Visiblement, ces gens-là ne comprennent pas ce qu’ils font.

Ou ils ne boivent pas que de l’eau !

Mais l’un et l’autre ne sont pas contradictoires…

mardi 22 novembre 2011

Cercle vicieux

Filed under: Economie — Étiquettes : , , , , , , , , , , — Jean-Luc @ 0:04


Tous les jours, les agences de notations observent avec attention les taux d’emprunt de la France, constatent qu’ils s’élèvent, et annoncent en fronçant les sourcils que le AAA de la France pourrait bien être abaissé d’ici peu.

Tous les jours, les banques observent avec attention les dernières remarques des agences de notation sur le AAA de la France, et annoncent qu’en conséquence, elles relèvent un peu les taux d’intérêt pour les emprunts français.

mercredi 2 novembre 2011

Ah, la bonne guerre pour aller tuer les petits enfants !


La guerre n’est pas une belle aventure. Tout le monde est d’accord, à part peut-être quelques malades mentaux.

Mais il y a guerre et guerre.
Il y a la bonne guerre, la belle guerre, la vraie, la noble : c’est la guerre où les gars s’étripent face à face, directement, à la baïonnette, ou à la limite un qui fait exploser la tête de l’autre avec un 357 magnum, pendant que l’autre lui arrache deux jambes et un bras avec une grenade offensive. Ça c’est une guerre de mecs, de vrais durs.

Et puis il y a les sales guerres, les guerres dégueulasses, dont on ne veut pas trop parler parce qu’on n’en est pas trop fiers. Des guerres de gonzesses, des guerres de trouillards minables qui n’ont rien dans le pantalon, et qui préfèrent ne prendre aucun risque. Ceux-là saupoudrent le territoire ennemi de mines antipersonnel : des petites boîtes à moitié enterrées qu’on ne voit presque pas, mais qui explosent quand un pied les effleure.

Un pied d’ennemi, ou un pied de femme, ou un pied de gosse…
Un pied d’innocent le plus souvent civil, arraché pendant la guerre, dans le meilleur des cas.
Un pied de civil, un pied d’enfant qui ne demandait rien à personne, qui explose
parfois trente ans après la fin de la guerre.

Le summum de l’élégance !

C’était tellement dégueulasse, ces mines antipersonnel que les gens ont fini par tomber d’accord pour les interdire (traité d’Ottawa, 1997-1999).

Mais comme ça faisait un manque à gagner pour les industries d’armement qui les fabriquent, elles ont continué à les fabriquer (et les militaires lâches ont continué à les utiliser) en expliquant que ce n’était plus des mines antipersonnel mais des bombes à sous-munitions.

Mais c’était tellement dégueulasse, ces bombes à sous-munitions que les gens ont fini par tomber d’accord pour les interdire (traité d’Oslo, 2008-2010).

Mais faut pas rêver.

Les militaires lâches et les industries de mort ont de la suite dans les idées. De vraies têtes de cochon. Ils ont exercé une telle pression sur les gouvernements que maintenant les gouvernements préparent un projet de protocole qui autoriserait les bombes à sous-munitions fabriquées après 1980… en contradiction totale avec le traité d’Oslo.

Parlez-en autour de vous : il faudrait que le petit Nicolas (qui a signé le traité d’Oslo) s’explique clairement avant mai 2012 sur la remise en cause de sa signature…

Existe-t-il quelqu’un, à part lui, qui souhaite l’autorisation de cette arme qui tue essentiellement des enfants en temps de paix ?

vendredi 28 octobre 2011

Intérêt


Les médicaments anti-Alzheimer ont un intérêt médical faible.
Un premier pas (évident) vers leur déremboursement.

D’un strict point de vue sarko-libéral, les malades d’Alzheimer ont un intérêt nul !

mardi 18 octobre 2011

Prophétie auto-réalisatrice


Donc l’agence Moody’s (c’est un nom qui fait la gueule !), sous-marin de l’extrême droite de notre capitalisme à l’agonie, envisage de surveiller les finances de la France dans les trois prochains mois en vue d’abaisser éventuellement sa note de AAA à … on ne sait pas quoi, comme elle a déjà fait pour la Grèce, le Portugal et l’Italie. Entre autres.

Comme il n’est pas question que cette officine cryptofasciste payée par les banques ait quelque pouvoir que ce soit sur les taux auxquels la France peut emprunter, le petit Nicolas va tout faire pour que la France conserve son AAA.

C’est-à-dire continuer à virer les fonctionnaires (on lui suggère d’essayer « deux sur trois » au lieu des « un sur deux » qui ne produisent pas de réel effet durable sur la finance), fermer les écoles, supprimer ou privatiser les hôpitaux et ce qui reste de services publics, etc.

Moyennant quoi, la rigueur va s’accroître, le chômage va augmenter, le PIB va s’effondrer, et Moody’s pourra, dans trois mois, nous passer à AB -, voire BCD – – ou pire !

Et, comme les banques ne feront plus confiance à la France, les taux de nos emprunts vont monter en flèche, si bien qu’il nous faudra payer encore plus pour rembourser une dette qui n’en finit pas de gonfler. Et la France va faire faillite, justifiant ainsi les inquiétudes actuellement affichées par Moody’s.

C’est ce qu’on appelle une prophétie auto-réalisatrice.

Je suggère un autre scénario : Moody’s maintient sans aucune hésitation son AAA. La France continue à emprunter à bas coût. Donc elle peut financer la croissance, le PIB augmente et Moodys est content. Ou contente ?

C’est également une prophétie auto-réalisatrice.

Comme on le voit, Moody’s est libre de choisir aujourd’hui l’avenir de la France. S’il (si elle ?) a choisi un avenir sombre, c’est parce qu’il (elle ?) ne nous aime pas et qu’il (elle) veut notre malheur.

Je propose que le petit Nicolas déclare la guerre à Moody’s.

vendredi 26 août 2011

Familles aisées

Filed under: Divers, Economie, Politique, Société — Étiquettes : , , , , , , , — Jean-Luc @ 15:15


Ça y est, la décision est prise. Les revenus des ménages « aisés » (c’est comme ça que Fillon, qui en fait probablement partie, les appelle), c’est-à-dire dépassant 500 000 euros par an et par part d’impôt (soit 125 000 euros par mois pour une famille standard d’un couple avec deux enfants – 3 parts…) vont être taxés exceptionnellement, et pour quelques mois, à 3 %.

Il se moque de qui, Fillon ? Surtout que tout le monde est d’accord pour dire que cette mesure ne rapportera pratiquement rien vis-à-vis du gouffre à combler !

Ça leur fait quand même, à ces pauvres gens, une perte de 4 000 euros par mois, soit presque trois Smic ! Il ne restera donc, à cette famille « moyenne aisée », que 121 000 euros par mois pour vivre !
Ou survivre ?…Une misère !

On se demande s’ils vont pouvoir y arriver, la vie est si chère…

Mais bon, certains d’entre eux l’ont demandé eux-mêmes.

Ils avaient peut-être peur de voir leur tête se balancer au bout d’une pique ?

samedi 13 août 2011

La vente à découvert commence à faire des bulles

Filed under: Economie — Étiquettes : , , , , , , , — Jean-Luc @ 0:36


La France pourrait enfin interdire (comme l’Allemagne il y a un an) la « vente à découvert », mais sur quelques valeurs seulement, et pour quelques jours.

Ce système consiste à vendre cher le matin des actions qu’on n’a pas, pour les acheter ensuite bon marché le soir si elles ont baissé !
Le système inverse existe également : c’est le « règlement différé », qui consiste à acheter pas cher le matin des actions alors qu’on n’a pas d’argent, pour les revendre cher le soir si elles ont monté.

Dans les deux cas, on se retrouve avec un bénéfice confortable, surtout quand la Bourse monte ou descend de quelques % dans la journée, ce qui est le cas actuellement.

Je parle de soir et de matin, mais, avec les ordinateurs modernes, on peut gagner des fortunes en quelques microsecondes.

Mais dans les deux cas et en langage courant, vendre quelque chose qu’on ne possède pas, ou acheter sans payer, ça s’appelle du vol, ou de l’escroquerie.

En outre, celui qui vend bon marché le soir après avoir acheté cher le matin (ou celui qui achète cher le soir après avoir vendu pas cher le matin) est un con.

Interdire la vente à découvert est une première étape.
La suivante consistera à interdire la Bourse.

samedi 9 juillet 2011

Le prix du carburant


France Info diffusait hier une information qui conforte le sentiment que tout un chacun peut avoir lorsqu’il va faire le plein de son réservoir : les pétroliers modifient le prix du carburant à la pompe en fonction du prix du pétrole brut… mais ils ne le font pas de façon symétrique selon que ça monte ou que ça descend.
On peut appeler ça « l’effet cliquet ».

On dirait une blague de potache, mais non : c’est le résultat d’une étude très sérieuse menée par « ESG Research Lab », entre 1990 et aujourd’hui, sur plus de mille relevés.

Lorsque le brut augmente, le prix du carburant à la pompe monte vite et beaucoup, lorsque le prix du brut descend, le prix du carburant descend… un peu et lentement.

Des précisions ?
Pour 1 % d’augmentation du prix du brent, le carburant augmente de 0,12 %.
Pour 1 % de baisse du prix du brent, le prix de carburant descend de 0,07 %.
Il doit s’agir là de moyennes sur 20 ans.

Ainsi, si le prix du brent augmente de 1 % puis descend de 1 %, revenant donc à son tarif initial (si on néglige les bricoles), le prix du carburant monte de 0,12 % puis descend de 0,07 %, augmentant ainsi de 0,05 % le bénéfice des pétroliers.
Ça fonctionne pareil dans l’autre sens, si la baisse intervient avant l’augmentation…

Interrogée sur ce « curieux » phénomène, l’industrie pétrolière répond qu’elle « ne comprend pas » ! Elle prétend que le calcul réel est « très compliqué », qu’il faut tenir compte des stocks, de délais d’adaptation, du cours du dollar, de l’offre et de la demande, et de tas de choses que personne ne peut comprendre tellement c’est difficile. Elle nie en outre avoir constaté cette dissymétrie, évidente pourtant pour tout automobiliste, et précise, peut-être pour se disculper, que ses marges sont extraordinairement faibles puisque « 60 % du prix du carburant est constitué de taxes » ! Le marché, disent-ils, est « très peu rémunérateur », et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il y a de moins en moins de stations d’essences en France, et même peut-être que bientôt il sera difficile de faire le plein tellement ils sont sur la paille !…

Enfin bon, 60 % de taxes, ça leur laisse quand même 40 % pour le prix de revient du produit et les bénéfices, dont on peut penser qu’ils ne sont pas totalement négligeables. Total avoue benoîtement un bénéfice de 1 centime par litre, ce qui, compte tenu du volume vendu chaque jour, fait un confortable matelas !

C’en est au point que Christian Estrosi, qui n’est pourtant pas un gauchiste, envisageait en mars dernier de taxer les bénéfices pétroliers…

D’ailleurs, une autre information intéressante diffusée également par France Info il y a quelques jours, précise que la plupart des entreprises du CACA40 paient des impôts ridiculement faibles en France ; en particulier, Total, qui fait donc des bénéfices faramineux, ne paie aucun impôt en France. Ils arrivent à ça en déclarant les frais ici, les gains là-bas, avec des montages financiers tordus conseillés certainement par des spécialistes financiers qui optimisent les gains.

Les bénéfices annoncés chaque année par Total se montent ainsi à :
–        12 milliards d’euros pour 2006
–        12 milliards d’euros pour 2007
–        14 milliards d’euros pour 2008
–         8 milliards d’euros pour 2009
–        10 milliards d’euros pour 2010

Et tout cela sans payer aucun impôt en France !

On aimerait être aussi misérables qu’eux !

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