Entendre

samedi 19 décembre 2009

Notre pays ne pousse-t-il pas, lui aussi, à la catastrophe nucléaire finale ?

Filed under: Politique, Société — Étiquettes : , — Jean-Luc @ 13:02

Un ami me transmets l’appel suivant, que je retranscris ici car je suis totalement d’accord avec lui !
Qui ne le serait pas ?


Notre pays possède un arsenal nucléaire redoutable, certes bien moindre que celui des États-Unis ou de la Russie, mais néanmoins capable d’anéantir une population comparable à celle de la France.

Notre puissance nucléaire est probablement au moins équivalente à celle de 2000 bombes Hiroshima. Et Hiroshima c’est plus de 200 000 morts.

L’utilisation de la totalité de notre puissance nucléaire, même en ne visant que les « centres de pouvoir politiques, économiques et militaires » de l’ennemi, entraînerait vraisemblablement l’anéantissement d’une population équivalente à celle de la France car ces sites stratégiques ne sont généralement pas situés en plein désert, mais très souvent à proximité de villes et de lieux peuplés ; ces tirs feront donc d’abord des morts « immédiates » sur les sites mêmes atteints, ils feront ensuite des morts « différées », après d’atroces souffrances, en beaucoup plus grand nombre, du fait de la radioactivité, sur des étendues considérables… et de nombreux enfants naîtront anormaux.

De plus, par notre doctrine de dissuasion nucléaire nous poussons à la prolifération. En affirmant que seule cette dissuasion assure notre sécurité, nous incitons (bien évidemment) chaque pays à en faire autant : car au nom de quoi peut-on demander par exemple à l’Iran de renoncer à acquérir une dissuasion équivalente à la nôtre ? La sécurité des iraniens vaut bien celle des français !

Et cette prolifération (à laquelle nous incitons) pousse elle-même à la catastrophe finale. Celle-ci est inévitable si on ne fait pas marche arrière, en effet : Ou bien les chances d’utiliser ces armes nucléaires sont nulles et alors il n’y a plus de dissuasion, pourquoi alors les construire ? Ou bien la probabilité qu’on les utilise n’est pas nulle et alors un conflit nucléaire a toutes les chances d’éclater un jour, car aussi faible que soit cette probabilité sur une année, elle va devenir considérable si on envisage une période suffisamment grande : sur 100 ans elle sera 100 fois supérieure et si de plus au cours de cette période le nombre des nations possédant l’arme nucléaire est multiplié par 20, la probabilité sur 100 ans sera de l’ordre de 1000 fois supérieure !

Par ailleurs, les menaces principales qui pèsent sur nous sont d’une part la désintégration sociale et sa violence, et d’autre part le risque terroriste. Face à chacune de ces menaces, la protection apportée par l’arme nucléaire est nulle. Plus de fraternité, plus de justice est certainement le remède principal face au risque de désintégration sociale. En donnant un avenir pour chacun et un toit pour chacun, on réduirait déjà beaucoup ce risque. Et en renonçant à l’arme nucléaire on économiserait de grandes sommes d’argent qu’on pourrait utiliser pour réaliser cet objectif.

Avançons vers la paix, saisissons-nous de la chance exceptionnelle que nous offre le moment historique que nous vivons, car une telle chance ne nous sera peut-être plus jamais offerte.

Le moment historique que nous vivons est crucial : Barack Obama, le président américain, s’est engagé fortement et à plusieurs reprises pour un désarmement nucléaire progressif et contrôlé. Le prix Nobel qui lui a été attribué en octobre 2009, en soulignant explicitement cet engagement, constitue un encouragement considérable pour avancer vers un monde sans armes nucléaires que presque tous les hommes sur notre terre appellent de leurs vœux.
En avril et mai 2010 aura lieu la Conférence d’examen du TNP (Traité sur la Non-prolifération des armes nucléaires).

À nous de faire en sorte que (lors de cette conférence et au-delà) la France ne soit pas un frein à cette marche souhaitée vers le désarmement, mais au contraire en soit un des moteurs.
Cela suppose de mettre en cause notre doctrine de dissuasion (après tout, la grande majorité des pays n’ont pas l’arme nucléaire). Si on veut donner une chance à la paix, il n’y a pas d’autre voie qui s’ouvre à nous. Car nous l’avons vu, si on se cramponne à notre dissuasion, on pousse à la prolifération et donc à la catastrophe finale.

Une guerre nucléaire tuerait des millions, voire des centaines de millions, voire des milliards d’innocents, voire même détruirait toute vie humaine sur notre planète. Imaginons la mort d’un seul enfant, c’est intolérable, que dire de celle de toute l’humanité !

Avançons résolument vers un désarmement nucléaire progressif et contrôlé. Prenons aujourd’hui un risque limité pour éviter à terme une catastrophe certaine.

Qu’il y ait par ailleurs désarmement général ou non, on ne peut accepter la mort de millions d’innocents !

« Tout individu a droit à la vie ». « Nul ne sera soumis à des traitements cruels ». Cela est affirmé (dans les articles 3 et 5) de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La France a signé cette déclaration.

Si « tout individu a droit à la vie », comment peut-on envisager de tuer des dizaines de millions d’innocents ?

Si « nul ne sera soumis à des traitements cruels », comment peut-on envisager d’en soumettre des millions d’autres à des radiations nucléaires ?

Et notre pays n’a pas fait qu’envisager de tuer des dizaines de millions d’innocents, il s’est donné patiemment et résolument les moyens de le faire (et cela en notre nom et sans nous demander notre avis). Et de plus il déclare officiellement que si notre président juge que c’est, à ses yeux, nécessaire, il donnera l’ordre de le faire !

Tuer des dizaines de millions d’êtres humains n’est-ce pas un crime contre l’humanité ?

Et la préparation d’un crime n’est-elle pas un crime ?

« Toute personne a droit à ce que règne […] sur le plan international, un ordre tel que les droits […] énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet » est-il écrit dans l’article 28 de cette même Déclaration.

Notre dissuasion nucléaire, qui incite à la dissémination, loin de faire advenir un tel ordre international, ne pousse-t-elle pas à sa destruction ?

« Tous les êtres humains […] doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » proclame le premier article de cette Déclaration.

Massacrer des dizaines de millions d’innocents n’est-ce pas là l’opposé absolu de la fraternité ?
Cette Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est sans ambigüité : tout homme qui s’en réclame (si peu que ce soit) ne peut admettre qu’on tue en son nom des millions et des millions d’êtres humains (comme projettent de le faire, dans certaines circonstances, les responsables que nous avons collectivement élus), s’il ne veut pas consentir à la barbarie la plus meurtrière, il ne peut que hurler son désaccord et tout faire pour empêcher cela, qu’il y ait par ailleurs désarmement général ou non !

Cela ne nous appelle-t-il pas notamment (ce n’est pas limitatif) : à traduire dans nos votes notre refus de participer au meurtre de dizaines de millions de pauvres gens ; à interpeler à ce sujet les candidats aux élections et les élus ; à demander à ce que soit organisé un référendum honnête (précédé d’une information approfondie et contradictoire) sur cette question ?

Faut-il préciser qu’un tel référendum ne serait porteur d’aucune haine pour personne, bien au contraire ?

Liberté, égalité, fraternité …
Fraternité ! C’est peut-être au-dessus de nos forces… mais au moins qu’on ne tue pas des multitudes d’innocents !
Tout faire pour que (au minimum) notre pays s’engage sérieusement dans le désarmement progressif et contrôlé initié par Obama.

G.C.

jeudi 15 octobre 2009

Avis de recherche

Filed under: Economie, Politique, Science, Société — Étiquettes : , , , — Jean-Luc @ 22:51

Le CEA, Areva, EdF et tous les autres nucléocrates qui nous gouvernent nous prennent pour des cons… Ils prétendent que leur sécurité est à toute épreuve, et ils n’arrêtent pas de laisser fuir et de disperser des produits dangereux dans la nature.

En l’occurrence, c’est sur le site du CEA à Cadarache que les problèmes arrivent aujourd’hui.

On vient d’apprendre, lors du démantèlement d’installation, qu’ils avaient estimé à 8 kg les « dépôts » de plutonium dans les circuits et les boîtes à gants, mais qu’en réalité ils constatent qu’il y aurait environ 39 kg de plutonium dans les circuits… Ils n’en sont pas encore certains. Ils ont donc « perdu » 31 kg de plutonium depuis des années sans se troubler… En outre, ils ont attendu plusieurs mois avant d’alerter les autorités compétentes.

On ne va pas parler du prix ! Il est difficile d’estimer le kilo de plutonium sur les marchés : ça doit dépasser largement le million d’euros. Mais bon : l’argent, le petit Nicolas en a ! Ce n’est donc pas là qu’est le problème.
Alors, pourquoi surveille-t-on tant le plutonium ? Parce qu’il peut, entre autres, servir à faire des bombes.

Comment fait-on une bombe ? Eh bien il suffit de concentrer une certaine quantité (appelée masse critique) de produit fissile (le plutonium en est un) dans un volume réduit (par exemple une boîte à gants). C’est schématique, mais cela montre combien les gens qui tripotent ces matières dangereuses se foutent complètement, à quelques kilos près (c’est-à-dire à quelques bombes près), de ce qu’ils laissent traîner un peu partout.

On ne va pas préciser outre mesure, mais 39 kilos de plutonium, c’est plusieurs bombes atomiques en puissance. Alors ils sont où, ces 39 kilos ? En Afghanistan, en Iran, en Corée du Nord ?…

« Il est difficile de mesurer ces quantités » plaide (mal) un polytechnocrate. À quoi le simple bon sens répond que si c’est trop difficile pour que ce soit fait correctement, on s’abstient !

Encore faut-il avoir un peu de bon sens…

« Newer Posts

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :