Entendre

mardi 29 mai 2012

Savoir-vivre

Filed under: Politique — Étiquettes : , , , , , — Jean-Luc @ 17:56


On dira ce qu’on voudra, mais un président qui vire l’ambassadrice de Syrie au lendemain du massacre de Houla a quand même plus de gueule qu’un petit Nicolas qui accueille à l’Élysée le clown-tyran-colonel-tortionnaire-dictateur Kadhafi avec sa tente, ses chameaux, son harem et tous les honneurs, même (et surtout) s’il lui a ensuite envoyé l’armée pour l’abattre…

mercredi 2 novembre 2011

Ah, la bonne guerre pour aller tuer les petits enfants !


La guerre n’est pas une belle aventure. Tout le monde est d’accord, à part peut-être quelques malades mentaux.

Mais il y a guerre et guerre.
Il y a la bonne guerre, la belle guerre, la vraie, la noble : c’est la guerre où les gars s’étripent face à face, directement, à la baïonnette, ou à la limite un qui fait exploser la tête de l’autre avec un 357 magnum, pendant que l’autre lui arrache deux jambes et un bras avec une grenade offensive. Ça c’est une guerre de mecs, de vrais durs.

Et puis il y a les sales guerres, les guerres dégueulasses, dont on ne veut pas trop parler parce qu’on n’en est pas trop fiers. Des guerres de gonzesses, des guerres de trouillards minables qui n’ont rien dans le pantalon, et qui préfèrent ne prendre aucun risque. Ceux-là saupoudrent le territoire ennemi de mines antipersonnel : des petites boîtes à moitié enterrées qu’on ne voit presque pas, mais qui explosent quand un pied les effleure.

Un pied d’ennemi, ou un pied de femme, ou un pied de gosse…
Un pied d’innocent le plus souvent civil, arraché pendant la guerre, dans le meilleur des cas.
Un pied de civil, un pied d’enfant qui ne demandait rien à personne, qui explose
parfois trente ans après la fin de la guerre.

Le summum de l’élégance !

C’était tellement dégueulasse, ces mines antipersonnel que les gens ont fini par tomber d’accord pour les interdire (traité d’Ottawa, 1997-1999).

Mais comme ça faisait un manque à gagner pour les industries d’armement qui les fabriquent, elles ont continué à les fabriquer (et les militaires lâches ont continué à les utiliser) en expliquant que ce n’était plus des mines antipersonnel mais des bombes à sous-munitions.

Mais c’était tellement dégueulasse, ces bombes à sous-munitions que les gens ont fini par tomber d’accord pour les interdire (traité d’Oslo, 2008-2010).

Mais faut pas rêver.

Les militaires lâches et les industries de mort ont de la suite dans les idées. De vraies têtes de cochon. Ils ont exercé une telle pression sur les gouvernements que maintenant les gouvernements préparent un projet de protocole qui autoriserait les bombes à sous-munitions fabriquées après 1980… en contradiction totale avec le traité d’Oslo.

Parlez-en autour de vous : il faudrait que le petit Nicolas (qui a signé le traité d’Oslo) s’explique clairement avant mai 2012 sur la remise en cause de sa signature…

Existe-t-il quelqu’un, à part lui, qui souhaite l’autorisation de cette arme qui tue essentiellement des enfants en temps de paix ?

lundi 22 août 2011

… ou généralissime ?

Filed under: Elections, Politique, Violence — Étiquettes : , , , , , , , — Jean-Luc @ 21:29


Si j’avais été le clown-tyran-colonel-tortionnaire Kadhafi (ce qu’à Allah ne plaise !), je me serais élu général avant d’être envoyé devant la Cour pénale internationale.

Ça aurait quand même eu plus de gueule !

lundi 20 juin 2011

Balles réelles

Filed under: Langue, Société, Violence — Étiquettes : , , , , , , , , , — Jean-Luc @ 14:35


Le « virtuel » prend une place de plus en plus grande dans nos vies, hélas !

D’après le petit Robert, « virtuel » qualifie « ce qui est à l’état de simple possibilité », donc sans aucune existence réelle. Un amour virtuel n’est pas un amour. Un président virtuel n’est pas un président, une balle virtuelle n’est pas une balle…

Mais de plus en plus, dans notre monde multimédiatisé, on qualifie de virtuel tout et n’importe quoi, et on parle de plus en plus de certaines événements ou objets « virtuels » comme s’ils existaient. On entend même parler de « réalité virtuelle » (oxymore) !

On en arrive à un point tel que, dans nos journaux télévisés, les présentateurs se sentent obligés de préciser que Ben Ali, Kadhafi ou Bachar el-Assad font tirer « à balles réelles » sur les manifestants, comme si certains dictateurs se contentaient de faire tirer des balles virtuelles…

jeudi 21 avril 2011

Dioxyde de carbone et uranium : qui va gagner ?


À la fin du XIXe siècle, l’industrie qui se développait à grande vitesse (pour améliorer la condition humaine) pompait allègrement dans les stocks de charbon et de pétrole pour faire tourner ses machines. Personne n’y a rien trouvé à redire jusqu’à ce qu’on s’aperçoive (très récemment) que les combustibles fossiles dégageaient tant de gaz carbonique que la Terre allait rapidement devenir inhabitable : trop chaude ! Aujourd’hui, on discute pour essayer (mais c’est pas gagné !) de rejeter moins de CO2 dans l’atmosphère. Attention : cela ne veut pas dire que le taux de CO2 dans l’atmosphère va diminuer, mais juste qu’il augmentera moins vite…

Certains ont trouvé, avec l’énergie nucléaire, une bonne façon de « ne plus polluer ». EdF et Areva en sont très fières. L’uranium : enfin une énergie « propre » qui n’émet pas de CO2 ! Grâce au nucléaire la planète va être sauvée…
Sauvée ?

Ben peut-être pas.

Quand on voit, après Tchernobyl, puis Fukushima, l’augmentation de la dispersion d’éléments radioactifs dans la nature, on peut quand même se poser des questions. Certes, la France est actuellement (à peu près) épargnée. De même que le Kénya ou le Pérou ne souffraient pas d’un taux trop élevé de CO2 dans les années 1930. Mais qu’en sera-t-il dans cent ans ?

Il faut bien souligner que l’énergie nucléaire crée et accumule de nos jours des quantités invraisemblables d’isotopes radioactifs dont la durée de vie se mesure en milliers d’années. Et dont personne ne sait que faire, une fois que les combustibles usés sont extraits des réacteurs. Alors quand ces produits sont répandus dans l’atmosphère ou la mer pour cause d’accident, n’en parlons pas !

Après les essais des bombes nucléaires dans la deuxième moitié du XXe siècle, qui ont dispersé pas mal de saletés radioactives dans l’air que nous respirons, Tchernobyl et Fukushima ont montré que les pollutions consécutives à un accident concernent la planète entière, tout comme le CO2 dégagé par nos parents et grands-parents il y a cent ans.

Les japonais viennent d’interdire totalement l’accès aux environs de leur centrale agonisante, dans un rayon de 20 km. En attendant plus. Les habitants du coin apprécient modérément.

Mais les isotopes radioactifs, ça se balade… Il arrivera certainement un jour où nos descendants, munis de compteurs Geiger, chercheront en vain un endroit pas trop radioactif pour pique-niquer.

Rappelons que si la période (temps au bout duquel la radioactivité est divisée par deux) du césium 137 n’est « que » de 30 ans, celle du plutonium 239, créé dans les réacteurs, et dispersés dans la nature quand ils explosent, est de 24 000 ans. Ce ne sont que deux exemples.

N’est-il pas temps de se demander ce que deviendront ces « déchets » dans 100, 500 ou 2000 ans ? Qu’ils soient conservés précieusement dans des bidons stockés sous l’Élysée et gardés par l’armée, ou qu’ils soient répandus « par accident » dans la nature…

Peut-on garantir qu’aucun Kadhafi futur ne s’amusera avec ?

Ou peut-on garantir que tous les futurs chefs d’État, pendant plusieurs milliers d’années, seront obligatoirement sains d’esprit ?


samedi 2 avril 2011

Fukushima… et divers !


Il a suffi que je m’éloigne trois semaines au soleil pour qu’ils nous mettent en vrac Fukushima, la guerre en Libye et le retour de Gbagbo.

Je reviendrai certainement sur Fukushima qui montre enfin, comme le déclare Denis Clerc dans Alternatives économiques qu’une probabilité même très faible d’un risque illimité n’est pas acceptable…

Pour aujourd’hui, je me contenterai de deux remarques :

La première pour constater que la guerre en Libye est en mauvaise passe depuis que nos avions ne peuvent plus aller bombarder les troupes de Kadhafi pour cause de mauvais temps : nuages, vent, et peut-être même pluie. Souhaitons que nos prochain ennemis ne choisissent pas l’hiver pour nous attaquer…

La seconde pour souligner l’augmentation des tarifs du gaz de 5,2 %, qui porte à 20 % l’augmentation depuis un an. Non, ce n’est pas un poisson d’avril. Personne n’a jamais pu expliquer clairement pourquoi le prix du gaz était indexé sur celui du pétrole, un peu comme si le prix de la banane était lié à celui du papier… GdF-Suez-Dolcevita fait, comme Total, des bénéfices faramineux qu’il redistribue largement à ses actionnaires. On ne voit donc pas vraiment ce qui justifie cette augmentation ! L’habitude, peut-être ? Néanmoins, le gouvernement (qui doit bien sentir l’indécence de cette augmentation) va réfléchir à un gel des tarifs, jusqu’à la prochaine élection présidentielle.

Jusqu’à la prochaine élection présidentielle ?
Oui : jusqu’à la prochaine élection présidentielle.
Et après ?
Ben après… on verra !

Ils nous prennent encore pour des cons ?

Si j’étais le petit Nicolas, tant qu’à faire, puisqu’il ne sera pas réélu, j’aurais déclaré un gel illimité et définitif des tarifs. Ça m’aurait peut-être rapporté quelques voix de plus. Je me demande s’il est encore capable de réfléchir.

mercredi 19 janvier 2011

Gouverner c’est prévoir

Filed under: Politique — Étiquettes : , , , , , , , , , — Jean-Luc @ 14:41


MAM a bien du mal à faire comprendre pourquoi elle a proposé au dictateur tyran Ben Ali de l’aider à faire son travail de tortionnaire : en fait, elle n’avait pas prévu qu’il se ferait virer ! C’est là sa plus grosse erreur !

Venant à sa défense à l’Assemblée nationale, François Fillon n’a rien trouvé de mieux que de cafter : « Jospin et Strauss-Kahn ont aussi rencontré le tyran dictateur tortionnaire Ben Ali et lui ont passé la main dans le dos. »

Tu parles d’une justification ! Comme si les erreurs des prédécesseurs pouvait excuser les leurs. « Oui, j’ai fait des conneries, mais les autres en avaient fait avant moi ! » Et alors ? Pourrait-on expliquer à ces gens, que l’on espérerait adultes, qu’ils ont le droit d’agir seuls, en leur âme et conscience, sans prendre exemple ni référence sur les bêtises des hommes du passé ?

En plus, ils parlent aujourd’hui avec fougue du tyran dictateur tortionnaire, mais jusqu’à la semaine dernière, il était « très cher Monsieur le Président de nos amis Tunisiens », un homme respectable et respecté, loué pour la progression des droits de l’homme — et le statut de la femme — en Tunisie.

Ah oui, notre gouvernement devrait agir en regardant l’avenir, et non pas en scrutant les fautes de ses ancêtres. Gouverner c’est prévoir !

Mais ils n’avaient pas prévu qu’il pourrait neiger en décembre dernier.
Ils n’avaient pas prévu que le peuple tunisien pourrait ne plus supporter son tyran dictateur tortionnaire …

Sont-ils vraiment à leur place au gouvernement ?

vendredi 14 janvier 2011

Le mur de la honte de la Grèce


Pour éviter que son territoire soit envahi par des hordes de sauvages hirsutes venus de barbarie, la Grèce projetait la construction d’un mur de la honte de 206 km, le long de sa frontière avec la Turquie qui, rappelons-le, ne fait pas partie de l’Europe. Donc dehors, à l’extérieur, ce sont des étrangers, des presque arabes, des barbares arriérés qui ne parlent même pas français, des sales métèques barbus primitifs et illégaux et qui, probablement, sentent mauvais.

La Grèce suit ici l’exemple de nombreux prédécesseurs :

– Israël, qui a construit après 2003 le mur de la honte qui le sépare de la Palestine : jusqu’à 8 m de haut sur plus de 700 km. Les Israéliens pensent être de cette façon à l’abri des attentats, et on constate bien d’ailleurs que, depuis 2003, ils sont vraiment beaucoup plus tranquilles ;

– les États-Unis, qui ont construit après 2006 le mur de la honte qui les sépare du Mexique : 4,5 m de haut sur 1200 km, avec miradors, caméras et patrouilles de milices paramilitaires. Cela représente un tiers de la frontière seulement, ce qui laisse de la place, sur 2000 km environ, pour des déferlements de sauvages immigrés illégaux et barbus. Il ne s’agit pas ici d’attentats, mais simplement d’empêcher les hordes de métèques basanés malpropres de venir salir les fauteuils en cuir des belles banques et des beaux casinos états-uniens. Et on constate bien d’ailleurs que, depuis 2006, l’immigration clandestine aux États-Unis est quasi nulle ;

– Berlin, et son mur de la honte : 3,6 m de haut sur 155 km, avec miradors, soldats lourdement armés, chiens de garde et bunkers. Curieusement, ce mur de la honte a été cassé en 1989 par les Allemands de l’Est eux-mêmes, qui avaient besoin d’air. Il est vrai qu’ils ne craignaient pas trop l’invasion par les Allemands de l’Ouest qui se sentaient plutôt mieux chez eux, qui ne sont ni sales ni barbus ni basanés, et qui souvent parlent un allemand impeccable…

Las ! Des critiques virulentes se sont fait entendre envers la Grèce (qui, rappelons-le, fait partie de l’Europe) : finalement, il n’est plus question que d’une petite clôture, une palissade ridicule de 3 m de haut sur 12 km. Autant dire rien ! À peine un truc pour garder les chèvres.

Ces murs de la honte ne sont pas érigés n’importe où par n’importe qui : ils sont construits par des pays riches le long de leur frontière avec des pays pauvres. Berlin est un contre-exemple, mais là, il s’agissait d’éviter que les pauvres foutent le camp.
Par exemple la Somalie ou le Bhoutan n’ont pas l’intention de construire de mur de la honte.
Cela semble indiquer que les riches sont moins enclins à la honte que les pauvres. La honte diminue peut-être quand le cholestérol augmente : il doit y avoir là une étude à faire !

On retrouve, à une moindre échelle, ces murs de la honte à l’intérieur même des pays. Dans la plupart des immeubles récents, un digicode maintient à l’extérieur du bâtiment les hordes de sales sauvages hirsutes et basanés venus de l’étrange barbarie. Certaines résidences et lotissements sont aujourd’hui enfermés derrière un mur de la honte avec caméras de surveillance et chiens policiers. On dit qu’ils sont « sécurisés »…

Peut-être verrons-nous un jour des murs de la honte empêcher les sales habitants sauvages arriérés bronzés barbus et illégaux de Tourcoing, qui parlent français avec un abominable accent belge, une fois, de pénétrer dans la belle et noble ville d’Angers où l’on parle un français très pur avec beaucoup d’élégance.
Ou l’inverse, selon qui est le plus riche, ou a le meilleur accent, ou se croit le plus beau…

Régis Debray vient de publier un livre intitulé Éloge des frontières, que je n’ai pas lu, mais qui, si j’ai bien compris, présente l’idée très intéressante selon laquelle lorsqu’il n’y a plus de frontières, les gens s’enferment derrière des murs de la honte pour se défendre. Il préfèrerait que les nations soient protégées par de véritables frontières (poreuses et franchissables), comme les habitations sont protégées par une porte, qui permet à la fois d’accueillir les amis et d’empêcher les indésirables d’entrer, comme tout être vivant est protégé par sa peau, qui ne l’empêche pas d’avoir des échanges avec l’extérieur… Et il est vrai que le mur de la honte est quand même un barrage très isolant et très violent !

Ces volontés d’exclusion ne sont finalement qu’une forme assez ignoble d’égoïsme, les riches cherchant à conserver pour eux les richesses qu’ils possèdent, sans accepter de les partager avec ceux qui n’y ont pas accès. Il est probable que, si cela continue, nous serons, nous riches, contraints de partager par la force et la violence. On peut maintenir un léger écart de niveau de vie, inévitable, entre les plus riches et les plus pauvres ; mais lorsque l’écart devient intolérable, lorsque les plus pauvres crèvent de faim alors que les plus riches crèvent d’indigestion, il faut bien partager : sinon, les plus pauvres qui n’ont plus rien à perdre risquent de devenir vraiment méchants.

Ne serait-il pas temps de comprendre que nous sommes tous sur le même bateau, habitants de la Terre, et condamnés à vivre ensemble, même si nous érigeons des murs de la honte, noirs et blancs, riches et pauvres, barbus et chauves, petits gros et grands maigres, intelligents et cons, et même ceux qui ne sentent pas bon ?

mercredi 12 janvier 2011

Dictature et ministère de l’intérieur


Monsieur Ben Ali, tyran dictateur de Tunisie, n’est plus tellement apprécié par le peuple tunisien qui semble estimer qu’il ne fait pas grand-chose pour résorber le chômage, donner suffisamment à manger aux miséreux dont le nombre ne cesse de croître, et qu’il se préoccupe trop d’empêcher les journalistes de faire leur travail en les mettant en prison après avoir surveillé leurs conversations téléphoniques et coupé leur internet.
Certains parlent même de torture, mais on ne peut pas vraiment savoir puisqu’il n’y a plus d’internet, et que ceux qui pourraient en parler sont en prison, ou peut-être même déjà morts…

Mais le peuple tunisien ne se laisse plus faire. Il en a trop marre de la dictature, de la misère et de la faim. Il manifeste, malgré des répressions sanglantes (plusieurs dizaines de morts déjà), afin de virer le dictateur Ben Ali.

Le dictateur Ben Ali est bien embêté. Il a les chocottes d’être contraint à partir, voire de retrouver sa tête au bout d’une pique comme cela s’est fait en d’autres temps dans d’autres pays, mais l’imagination du bas-peuple, comme celle des dictateurs, a des limites…

Il fait donc des concessions : il promet 300 000 emplois pour 2011. Ça ne mange pas de pain (il n’y en a plus !), et les promesses n’engagent que ceux qui les croient.
Mais ça ne suffit pas.
Alors, le tyran dictateur Ben Ali vient de limoger son ministre de l’intérieur, un bon copain à lui dont le nom n’a aucun intérêt puisqu’il ne figurera dans aucun livre d’histoire. Si bien que maintenant, c’est l’armée (envoyée par la ministère de la guerre) qui tire sur le peuple et non plus la police.

C’est de bonne guerre (si j’ose dire !), pour un dictateur, et cela apprendra aux bons copains des dictateurs qu’il ne faut pas trop leur faire confiance.

Mais surtout ça me donne une idée.
Si le peuple français manifestait assez fort contre le chômage, la misère et les écoutes téléphoniques, le petit Nicolas serait peut-être amené à limoger Brice Hortefeux, son bon copain sinistre de l’intérieur.

Non ?

jeudi 16 décembre 2010

« On n’a pas été bons ». Tout court !

Filed under: Science, Société — Étiquettes : , , , , , , — Jean-Luc @ 23:40

« On n’a pas été bons, et moi le premier, en matière de communication sur la neige », aurait déclaré François Fillon à son retour de Moscou d’où il avait annoncé, sans savoir vraiment de quoi il retournait, que « Météo France n’avait pas prévu cet épisode neigeux, en tout cas pas son intensité ».

Non, François, ce n’est pas seulement un problème de communication : vous n’avez pas été bons. Point.

Gouverner c’est prévoir. C’est si vrai qu’aujourd’hui le gouvernement a envoyé l’armée avec ses blindés surveiller les banlieues de la capitale. Non non, pas pour maîtriser des manifestants agités. Juste pour tenir la neige en respect dans la ligne de mire des mitrailleuses.

Des blindés !… C’est peut-être un peu trop ? Non ?

Mais c’est peut-être aussi qu’à force de casser le service public, il n’y a plus assez de moyens civils disponibles, en hommes et en matériel, pour déblayer et saler les routes enneigées ?

Il passent d’un extrême à l’autre. Ils se sont tellement ridiculisés il y a dix jours qu’ils se ridiculisent dans l’autre sens aujourd’hui.

Older Posts »

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :