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samedi 5 février 2011

Le gendarme Frédéric Warion sort de l’anonymat

Le gendarme Frédéric Warion, commandant de la gendarmerie d’Alès, sort de l’anonymat : Frédéric Warion en avait probablement marre d’être contenu par le devoir de réserve qui empêche tout militaire, tout gendarme ou tout policier de se faire connaître en tant qu’individu, en le noyant dans la foule anonyme de ses collègues. Triste sort !

Je pense d’ailleurs depuis longtemps que si les policiers et gendarmes étaient distingués et individualisés par un numéro personnel unique inscrit en gros au dos de leur uniforme, à la place du traditionnel « Police », il y aurait moins de bavures. Si on pouvait identifier un policier ou un gendarme particulier sur une photo ou une vidéo, ils seraient probablement plus attentifs à ne pas faire n’importe quoi.

Alors qu’en l’état actuel des choses, ils peuvent commettre n’importe quelle violence sans être inquiété puisque personne ne peut les distinguer de leur voisin : « C’est pas moi, m’sieur, c’est sûrement un autre ! »

Frédéric Warion, commandant de la gendarmerie d’Alès, s’insurge aussi contre cet anonymat, et il a donc décidé de se faire connaître ; mais je ne suis pas persuadé qu’il ait choisi la meilleure méthode.

Le gendarme Frédéric Warion sort de l'anonymat

On le voit sur une vidéo amateur (de très bonne qualité, et qui a maintenant fait le tour de France – 650 000 vues), asperger de très près, avec une bombe de gaz lacrymogène, le visage d’honnêtes et paisibles manifestants du troisième âge, entourés d’élus locaux et accompagnés de quelques bambins.

Même les collègues gendarmes de Frédéric Warion, commandant de la gendarmerie d’Alès, sont effarés par sa violence envers d’innocents et pacifiques mamies et papys. Pour une fois, ils ne peuvent pas prétendre que ce n’était pas lui (les gendarmes ont souvent un esprit de corps très marqué) puisqu’on voit Frédéric Warion pratiquement en gros plan quand il serre la main d’un des élus locaux, avant la bagarre.

Je suis surpris que le petit Nicolas n’ait pas déjà proposé une loi interdisant aux commandants de gendarmerie de gazer des vieillards souffreteux et placides comme d’autres gazent les cafards dans les fonds de cuisine. Dominique Hasselmann vient d’écrire au ministre chargé de la gendarmerie nationale (je pense qu’il s’agit de Brice Hortefeux) pour lui demander de mettre hors d’état de nuire Frédéric Warion, ce dangereux cow-boy qui s’attaque aux passants dans les gares du midi.

Il faut faire connaître le gendarme Frédéric Warion, commandant de la gendarmerie d’Alès : il l’a cherché, il le mérite.

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