Entendre

samedi 28 mars 2015

Sécurité

Filed under: Politique, Science, Société — Étiquettes : , , , , , , — Jean-Luc @ 5:07

Un pilote d’Airbus, que personne n’imaginait dépressif, pète les plombs et précipite son A320 sur une montagne des Alpes. 150 morts.

Un pilote de centrale nucléaire, que personne n’imaginait dépressif, pète les plombs et relève les barres de contrôle de son réacteur. Fusion du cœur, explosion, et dispersion des déchets radioactifs. 345 000 morts.

Un président de la République, que personne n’imaginait dépressif, pète les plombs et appuie sur le bouton rouge de la bombe. Troisième guerre mondiale. 182 millions de morts immédiats, et tout l’hémisphère nord inhabitable pour quelques milliers d’années.

Il y a longtemps que les banques ont compris le problème et, dans la moindre agence de campagne, le coffre ne s’ouvre qu’avec trois clés différentes détenues par trois personnes différentes.

Il y a moins de chances qu’elles pètent les plombs simultanément…

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lundi 24 février 2014

Incroyable !…

Filed under: Economie, Publicité, Science, Société — Jean-Luc @ 15:44


GdF Suez Dolcevita (on se demande pourquoi ils ont besoin de trois noms pour s’identifier !) invente un appareil grâce auquel les gens, des clients ordinaires, vont pouvoir parler d’homme (ou de femme) à homme (ou à femme) à quelqu’un (une vraie personne vivante normale !) appartenant à cette entreprise, pour demander des renseignements divers : savoir quels sont les abonnements qu’ils peuvent obtenir, demander pourquoi leur facture a augmenté et tout ça et tout ça.

Cette nouvelle invention s’appelle « téléphone » (ce qui signifie « parler » [phone] « loin » [télé]).

Ce n’est pas vraiment récent puisque les premières tentatives réussies ont eu lieu en 1876 à la suite de plusieurs essais plus ou moins efficaces (http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9phone)
Le nom de l’inventeur officiel de cet appareil révolutionnaire est Alexander Graham Bell, même s’il a été précédé par plusieurs autres bricoleurs plus ou moins chanceux.

Cette invention avait été gravement endommagée par les évolutions récentes, destinées à faire faire des économies aux entreprises (dont les charges sont tellement élevées !), et qui consistaient essentiellement à mettre en relation l’éventuel client potentiel avec une machine machine stupide machine stupide stupide machine qui disait machine avec une voix stupide de robot machine stupide « pour modifier votre contrat, tapez un, pour changer vos options, tapez deux, pour consulter votre facture, tapez trois, pour écouter la pub, tapez quatre, pour communiquer le relevé de votre compteur, tapez cinq, pour commander une pizza, tapez six, pour modifier vos coordonnées, tapez sept, pour annoncer une fuite, tapez huit, pour… pour… pour… pour… pour réécouter ce message, tapez quatre cent cinquante neuf ». Après quoi, et quelle que soit la touche tapée, la machine stupide annonçait machine « votre temps d’attente estimé… est de… douze minutes » puis elle faisait stupide attendre machine sept minutes. Puis elle machine raccrochait stupide.

Maintenant, et grâce à cette merveilleuse invention de GdF Suez Dolcevita, on aura accès directement à une vraie personne humaine normale, avec ses problèmes d’acné, de mauvaise digestion et de fins de mois difficiles, qui répondra depuis un bureau en Tunisie (parce que c’est moins cher) qu’elle ne peut pas répondre à votre question, essayez donc de voir sur notre site internet si vous ne trouvez pas une réponse…

« Une communication à visage terriblement humain ! » annonce la pub…
Mais comme c’est vrai ! Et comme ils ont raison !

J’attends avec impatience que la Poste, EdF et Orange découvrent à leur tour cette merveilleuse invention : le « téléphone » !
On va peut-être finir par pouvoir se parler directement sans passer par l’intermédiaire stupide de machines stupides machines ?

mardi 6 décembre 2011

Sécurité


Greenpeace a réussi à introduire un commando de militants dans la centrale nucléaire de Nogent sur Seine, jusque sur le toit d’un des réacteurs.

Au moment où le gouvernement s’auto-congratule et clame sa satisfaction de voir que tous les tests auxquels les centrales ont été soumises après Fukushima ont été positifs, cet épisode est bien savoureux.

Il montre à l’évidence que l’accident, celui qui casse pour de vrai, est toujours consécutif à un événement qu’on n’avait pas prévu.

Avant Fukushima, personne n’avait prévu que les groupes de secours pourraient ne pas démarrer au moment où tous les circuits électriques sautaient.

Avant Fukushima, nos centrales étaient sûres à 100 %.

Après Fukushima, poussés par l’inquiétude justifiée de la population, le gouvernement a bien voulu mettre nos centrales « à l’épreuve ». Il a constaté que si les problèmes qui se sont produits à Fukushima, grosso modo, étaient arrivés en France nos réacteurs auraient tenu. Enfin, c’est ce qu’il annonce.

Greenpeace montre aujourd’hui qu’il y a (encore !) des failles dans la sécurité. Un porte-parole du ministère de l’intérieur a précisé : « À aucun moment l’intégrité des installations nucléaires n’a été mise en péril. »

Mais le petit Nicolas a déclaré lui-même qu’il était « irresponsable de prendre des risques avec sa vie et avec la vie des autres ».

Faudrait savoir : yavait un risque ou yavait pas de risque ?

Je suppose que si le groupuscule « irresponsable » de Greenpeace avait été un commando « responsable » d’Al-Qaida, les discours (et les conséquences matérielles de l’expédition) n’auraient pas été les mêmes.

Le ministre de l’intérieur, le sinistre Guéant, a déclaré pour conclure qu’il y avait des « défaillances » dans notre dispositif de sécurité. Ah ben oui, mais ce n’est pas ce qu’il disait il y a quelques semaines.

Non, le nucléaire n’est pas sûr. Nous sommes d’accord.

Mais c’est grâce au test de Greenpeace qu’on en est sûr.

On devrait les décorer !

vendredi 28 octobre 2011

Intérêt


Les médicaments anti-Alzheimer ont un intérêt médical faible.
Un premier pas (évident) vers leur déremboursement.

D’un strict point de vue sarko-libéral, les malades d’Alzheimer ont un intérêt nul !

jeudi 27 octobre 2011

Indépendance énergétique


Depuis quarante ans, on nous bassine avec le tout nucléaire, « garantie de l’indépendance énergétique de la France ».

Alors d’abord, c’est une supercherie, parce que je ne sais pas où nos nucléopolytechnocrates vont chercher leur uranium, mais ce n’est certainement pas dans le Berry, ni en Provence ni en Picardie. C’est peut-être même pour cela que la France a des relations douloureuses avec certains pays d’Afrique…

Ensuite, c’est même tellement faux qu’Éric Besson prévient à l’avance qu’on risque de subir une pénurie et des pannes d’électricité l’hiver prochain parce que l’Allemagne a fermé des centrales nucléaires après Fukushima.

Ah ben oui : en hiver, nous importons de l’électricité allemande… s’ils en ont en trop.

Une certaine vision de l’indépendance énergétique !

lundi 12 septembre 2011

Total discount

Filed under: Economie, Science — Étiquettes : , , , , , , , , , , , — Jean-Luc @ 12:27


Ainsi, Total va élargir à 500 points de vente en 2012 son expérimentation de stations-service « discount » où il vend ses carburants moins cher.

Attention : faut pas croire que Total soit pris d’une subite anthropophilie ! S’il se lance dans cette aventure, c’est bien sûr pour gagner plus, donc pour vous piquer plus de pognon. Mais s’il gagne plus, ce sera en piquant des clients à Carrefour, qui gagnera moins, et qui risque de ne pas apprécier. Il y a longtemps que Total regrette que ses clients partent à Carrefour, qui vend son essence beaucoup moins cher que lui. Il y a longtemps aussi que les clients ne s’arrêtent plus chez Total par hasard, mais uniquement quand la panne sèche menace, ou quand ils ont vraiment beaucoup trop bu.

C’est au cours d’une séance de furieux brain-storming que l’idée a germé dans la tête d’un crâne d’œuf commercialo-marketingo-publicitaire, qui eut soudain une soudaine illumination.

– Et si, Votre Majesté, si nous baissions le prix de vente de nos carburants ?

Christophe Gabriel Jean Marie Jacquin de Margerie eut un haut-le-cœur ; il devint gonflé violet, et s’écria :
– Hors de ma vue, abominable vermisseau ! Monstre abject ! Assassin putride, tu veux couler la boîte et me tuer ? Passe donc à la caisse te faire payer ton mois et fiche le camp ! Disparais à jamais dans les flammes de l’enfer. Je te hais.

– Mais, Votre Altesse, vous vous méprenez, répondit le crâne d’œuf. Je cherche au contraire à maximiser le profit de votre noble et florissante industrie.

– Tu te fous de moi, sombre crétin ? Tu sais très bien que si on diminue le prix de vente, mon bénéfice, qui est égal à la différence entre mon prix de vente et mon prix de revient, va s’effondrer comme le CACA40.

– Permettez-moi d’oser vous contredire avec beaucoup d’excuses très plates, Mon Seigneur, mais si vous vous souvenez encore de votre cours de mathématiques de CM2, vous n’êtes pas sans ignorer que le bénéfice total du marchand de patates est égal au bénéfice qu’il fait sur chaque kilo de patates multiplié par le nombre de kilos de patates vendus. Ainsi, Mon Excellence Sérénissime, même avec un bénéfice un peu réduit, si le nombre d’articles vendus augmente considérablement, le bénéfice peut croître de façon vertigineuse : car beaucoup de fois un petit peu peuvent faire beaucoup plus que très peu de fois beaucoup !

– Et tu penses que ce qui s’applique aux méprisables et viles patates peut aussi s’appliquer à mon somptueux litre d’essence ?, demandit alors le noble moustachu en fronçant les sourcils et en clignant des yeux.

– Mais tout ce qu’il y a de plus bien évidemment, Ma Béatitude ! De toute façon, au point où on en est, on ne risque plus rien d’essayer.

– Mais alors, baissons, baissons, baissons encore, et vendons notre essence juste et seulement au prix de revient !

– Ah mais que non, Lumière du Monde, je crois que là, ce serait aller beaucoup trop loin : si le bénéfice par kilo de patate est nul, le bénéfice total sera nul également. Rappelez-vous votre cours de CE1 : zéro multiplié par n’importe quoi, même beaucoup, ça fait toujours seulement zéro !

– Mais alors, à quel prix devons-nous vendre notre royal breuvage pour que notre bénéfice soit le plus énorme possible ?

– Je n’en ai pas la moindre idée, Mon Éminence Vénérable, mais je crois que les clients qui s’arrêtent chez nous actuellement le font seulement par hasard, ou parce qu’ils sont en panne sèche, ou parce qu’ils sont bourrés. Avec un litre de Votre Sublime Liqueur moins cher, nous ne pouvons qu’accroître notre clientèle, et donc, possiblement, augmenter Votre Profit, comme ci-dessus démontré.

– Dans mes bras, mon petit, mon fils, mon trésor ! Appliquons immédiatement ma glorieuse et lumineuse idée, et que les pétrodollars pleuvent sur moi comme l’iode 131 sur Fukushima.

Ainsi fut fait, et le moustachu fut satisfait. Il l’a dit dans le poste.

On se demande juste pourquoi il avait attendu si longtemps…

mercredi 7 septembre 2011

Tchernobyl et algues vertes


Il y a longtemps qu’on s’en doutait : maintenant on en est sûrs ! Les algues vertes ne sont pas bonnes. Cet été, trente-six sangliers sont morts en allant trottiner sur les plages bretonnes, au milieu les algues vertes. Aujourd’hui, de vrais scientifiques affirment que le H2S que dégage la décomposition de ces algues est aussi dangereux pour l’homme que pour les sangliers.

Le scientifique « petit Nicolas » avait, lui, affirmé que « l’environnement, ça suffit comme ça », et qu’il fallait aussi laisser les agriculteurs et cochoniculteurs travailler, même salement. On cherche ses voix où on peut, mais je ne suis pas sûr que les agriculteurs bretons pèsent autant électoralement que les familles qui vont se baigner sur les plages de Bretagne.

Enfin, on verra dans quelques mois…

Ce qui nous manque, dans le domaine des algues vertes, c’est un professeur Pierre Pellerin qui affirmerait avec conviction que le nuage des algues vertes n’a pas pu pénétrer les frontières de la France, et que de toute façon, ce qui est passé n’a eu aucune conséquence parce que c’était négligeable, et que, même s’il y a maintenant des malades, on ne peut pas faire de relation causale parce que c’était il y a très longtemps, et ils peuvent avoir attrapé leur maladie n’importe où et n’importe comment.

Il suffit de le dire avec assurance !

mardi 5 juillet 2011

Notre accident nucléaire de niveau 7


C’est donc à Fessenheim, à 25 km au nord de Mulhouse, que se produira notre accident nucléaire de niveau 7, succédant à Tchernobyl et Fukushima.

Dans un sens, c’est plutôt favorable puisque les vents d’ouest dominants emporteront l’iode 131, le césium 137 et le plutonium 239 vers l’Allemagne, qui commence 2 km à l’est.

Les pauvres ! Eux qui viennent précisément de décider d’arrêter le nucléaire…

Cette centrale, la plus vieille de France, mise en service en 1977 sur une zone à risque sismique, devait durer trente ans. Jusqu’en 2007 donc. Elle durera jusqu’en 2021…

C’est cette centrale qui avait dû être refroidie à la lance à incendie lors de la canicule de 2003, le débit du Rhin étant devenu insuffisant pour assurer son refroidissement « naturel ».

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donné son feu vert pour prolonger de dix ans notre angoisse.

Je pense que la principale raison est qu’ils n’ont rien à proposer pour la remplacer. Mais tant que l’on ne fera en France aucune étude sur l’éolien, le photovoltaïque ou la géothermie profonde, parce qu’on n’a plus de fric puisque tout va dans le nucléaire, il est évident que nous n’aurons rien pour remplacer le nucléaire.

Une autre raison qui tend à prolonger les centrales est que personne ne sait démanteler une centrale nucléaire, et que le prix que ça va coûter serait, à lui seul, une raison pour ne jamais arrêter.

André-Claude Lacoste, président de l’ASN, a annoncé : « J’ai le sentiment que les centrales nucléaires sont sûres. »

Est-il bien raisonnable de laisser la décision de prolonger la vie de nos centrales à un homme qui confond raisonnement scientifique et sentiment ?

Rappelons à Monsieur Lacoste que le Japon vient d’élargir la zone d’évacuation autour de Fukushima (un accident qui avait été déclaré au niveau 4 le 11 mars dernier avant d’être relevé jusqu’au niveau 7 – maximal – quelques semaines plus tard), car la radioactivité dépasse dans cette nouvelle zone la limite « légale » de 20 mSv par an (limite rehaussée quand ils se sont aperçus que la précédente valeur de 1 mSv par an allait être de toute façon largement dépassée).

Rappelons aussi à ce monsieur qu’un article du monde daté du 3-4 juillet signale que des enfants habitant à 60 km de Fukushima pissent du césium 134 et 137. Cela s’appelle une contamination interne. Mais bon, chez nous on s’en fout, ce seront les petits Allemands qui pisseront du césium.

Il y a tout de même, pour l’ASN, deux conditions à cette prolongation :

1- renforcer le radier afin d’augmenter sa résistance au corium en cas d’accident grave avec percement de la cuve. C’est ce qui s’est produit à Fukushima dans trois des réacteurs. Le radier est cette dalle de béton sur laquelle s’écoule le cœur en fusion (environ 2 000°) quand il y a un problème. Et pourquoi donc faut-il le renforcer ? N’avions-nous pas les centrales les plus sûres du monde et sans aucun défaut ? De toute façon, ils auront du mal à intervenir puisque c’est une zone, sous la cuve, fortement radioactive, où je ne pense pas qu’ils oseront envoyer des maçons, même intérimaires polonais… Enfin… j’espère !

2- Installer des dispositifs de secours pour refroidir quand il fait trop chaud. En voilà une idée qu’elle est bonne ! Ils n’y avaient donc pas encore pensé, depuis 1977.

Mais enfin pourquoi donc n’ont-ils pas confiance ? Pensent-ils que nos divins pilotes pourraient laisser fondre le cœur ?

Et tout cela pour quoi ? Pour faire passer la probabilité d’accident de « une chance sur dix millions » à « une chance sur vingt millions ».
Est-ce bien raisonnable ? Tant qu’il reste une chance, l’accident nucléaire ayant des conséquences que personne maintenant ne peut plus ignorer ni nier, le nucléaire reste inacceptable.

samedi 18 juin 2011

On ne « détruit » pas la radioactivité

Filed under: Science, Société — Étiquettes : , , , , — Jean-Luc @ 15:20


Du thé vert radioactif provenant du Japon a été intercepté à Roissy. Il a été saisi car il est contaminé avec du césium 137, un isotope radioactif dont la période (aussi appelée demi-vie : temps au bout duquel il ne reste que la moitié de la radioactivité initiale) est de 30 ans.

« Le lot sera détruit », annonce sobrement l’information.

Soyons clairs : on peut colorer le thé en bleu pour le rendre moins appétissant, on peut le dissoudre dans de l’acide fluorhydrique, on peut le mélanger à des têtes de sardines pourries, on peut le brûler, ou le fondre dans un bloc de verre… tout cela ne changera rien à la radioactivité des atomes de césium 137.

Un atome radioactif reste radioactif, quels que soient les traitements qu’il subit, jusqu’à ce qu’il se désintègre en émettant les rayons ionisants qui le rendent dangereux.

Ce qui est inquiétant, c’est précisément l’arnaque qui consiste à annoncer que « le lot sera détruit », comme si, après cette destruction, il ne restera rien.

Après la destruction, il y aura toujours autant de radioactivité, mais on ne saura peut-être plus où elle a été dispersée…

Ce n’est pas vraiment un avantage !

mercredi 15 juin 2011

Les avantages du nucléaire


Anne Lauvergeon, présidente d’Areva, considère que le nucléaire doit continuer à se développer en France, bien que les Allemands, les Suisses et les Italiens aient décidé d’arrêter, et malgré les doutes des Japonais.

Bon, elle est un peu obligée : c’est son boulot de développer le nucléaire. Comme je suppose qu’elle est grassement payée, je ne vois pas pourquoi elle dirait du mal de ce qui la fait vivre… confortablement, je présume.
En plus, elle est actuellement candidate à sa propre succession : elle ne va pas se tirer une balle dans le pied !

Et pour développer le nucléaire, elle construit des réacteurs EPR « encore plus sûrs » que les précédents (PWR). C’est déjà avouer que les PWR (dont nous avons encore 58 exemplaires un peu partout en France) étaient « moins sûrs » que les EPR. Ce qu’elle s’était bien gardée de nous dire !

Mais les assureurs ne sont pas dupes : aucun d’eux n’a jamais accepté de couvrir les risques d’un accident nucléaire. Ni sur un PWR, ni sur un EPR. Pas fous, les assureurs. Personnellement, j’estime qu’ils sont un bon thermomètre de la sûreté des centrales, et je croirais les affirmations d’Anne Lauvergeon sur la sécurité quand elle trouvera un assureur qui accepte de prendre le risque de rembourser un éventuel accident.

Autre argument désespéré d’Anne Lauvergeon : « Le nucléaire en France représente plus de quatre cent mille emplois. »

Très bien. Et l’éolien, et le photovoltaïque ? Rien ? Et pourquoi donc ne s’y mettrait-on pas ? Quand on aura quatre cent milles emplois dans l’éolien, on pourra peut-être comparer les avantages et les inconvénients.

Non ?

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