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mercredi 2 novembre 2011

Ah, la bonne guerre pour aller tuer les petits enfants !


La guerre n’est pas une belle aventure. Tout le monde est d’accord, à part peut-être quelques malades mentaux.

Mais il y a guerre et guerre.
Il y a la bonne guerre, la belle guerre, la vraie, la noble : c’est la guerre où les gars s’étripent face à face, directement, à la baïonnette, ou à la limite un qui fait exploser la tête de l’autre avec un 357 magnum, pendant que l’autre lui arrache deux jambes et un bras avec une grenade offensive. Ça c’est une guerre de mecs, de vrais durs.

Et puis il y a les sales guerres, les guerres dégueulasses, dont on ne veut pas trop parler parce qu’on n’en est pas trop fiers. Des guerres de gonzesses, des guerres de trouillards minables qui n’ont rien dans le pantalon, et qui préfèrent ne prendre aucun risque. Ceux-là saupoudrent le territoire ennemi de mines antipersonnel : des petites boîtes à moitié enterrées qu’on ne voit presque pas, mais qui explosent quand un pied les effleure.

Un pied d’ennemi, ou un pied de femme, ou un pied de gosse…
Un pied d’innocent le plus souvent civil, arraché pendant la guerre, dans le meilleur des cas.
Un pied de civil, un pied d’enfant qui ne demandait rien à personne, qui explose
parfois trente ans après la fin de la guerre.

Le summum de l’élégance !

C’était tellement dégueulasse, ces mines antipersonnel que les gens ont fini par tomber d’accord pour les interdire (traité d’Ottawa, 1997-1999).

Mais comme ça faisait un manque à gagner pour les industries d’armement qui les fabriquent, elles ont continué à les fabriquer (et les militaires lâches ont continué à les utiliser) en expliquant que ce n’était plus des mines antipersonnel mais des bombes à sous-munitions.

Mais c’était tellement dégueulasse, ces bombes à sous-munitions que les gens ont fini par tomber d’accord pour les interdire (traité d’Oslo, 2008-2010).

Mais faut pas rêver.

Les militaires lâches et les industries de mort ont de la suite dans les idées. De vraies têtes de cochon. Ils ont exercé une telle pression sur les gouvernements que maintenant les gouvernements préparent un projet de protocole qui autoriserait les bombes à sous-munitions fabriquées après 1980… en contradiction totale avec le traité d’Oslo.

Parlez-en autour de vous : il faudrait que le petit Nicolas (qui a signé le traité d’Oslo) s’explique clairement avant mai 2012 sur la remise en cause de sa signature…

Existe-t-il quelqu’un, à part lui, qui souhaite l’autorisation de cette arme qui tue essentiellement des enfants en temps de paix ?

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3 commentaires »

  1. Le petit Nicolas, occupé à régler les affaires du monde et à sauver à lui tout seul l’Europe de la dette pour laquelle il n’a aucune responsabilité, n’a pas eu le temps de se pencher sur ce petit problème ; nul doute qu’une fois sa mission de Saint-Bernard de la planète, il proclame tout à coup, urbi et orbi :
    « Basta pour les BASM » !

    Commentaire par Dominique Hasselmann — mercredi 2 novembre 2011 @ 19:08

    • Est-il vraiment digne de notre admiration s’il n’est pas capable de régler le problème des BASM depuis la table de conférences du G20 ?

      Commentaire par Jean-Luc — jeudi 3 novembre 2011 @ 11:02


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