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mardi 14 octobre 2008

France, terre d’asile

Filed under: Politique, Société — Jean-Luc @ 15:53

Marina Petrella, assistante sociale, est une ancienne des brigades rouges. Condamnée en Italie en 1992 à la prison à perpétuité, réfugiée en France depuis 1993, elle y bénéficiait du droit d’asile accordé par Mitterrand jusqu’à ce que le gouvernement actuel en décide autrement, le 3 juin dernier.
Mais elle ne sera finalement pas extradée vers l’Italie…

C’est le petit Nicolas lui-même qui en a pris la décision (alors qu’il avait confirmé le décret d’extradition en juillet, au G8 de Toyako. C’est vraiment n’importe quoi, conformément à son habitude : un jour j’annonce n’importe quoi, le lendemain, j’annonce le contraire, c’est n’importe quoi aussi, en fait, je sais pas trop), et c’est lui-même qui a demandé à Carla d’aller apprendre la bonne nouvelle à Marinella, hospitalisée, et en profonde dépression.
Faudrait pas s’imaginer que Carla prend des initiatives. C’est quand même lui l’homme…

Les Italiens ne sont pas contents : ils prétendent que c’est une question de justice.
Mais, comme le souligne Jean-Michel Arberet, conseiller municipal d’Arcueil : « La justice s’est construite contre la notion de vengeance et la loi du talion. » Il ajoute : « Quel serait donc le sens de cette incarcération aujourd’hui ? Si la sanction pénale a pour objet d’aider à la réinsertion sociale du délinquant, elle serait ici sans objet. »
On retombe donc devant la délicate question : à quoi sert la prison ?

Je n’ai aucune affection pour les terroristes et tous ceux qui usent de violence, mais il me semble qu’après trente ans, on peut essayer de pardonner aux gens qui se sont intégrés dans notre société sans recommencer leurs bêtises. Même s’ils ne regrettent pas le passé.

Et puis il est bon de constater que la France arrive parfois à accorder le droit d’asile, et ne se contente pas de renvoyer automatiquement chaque année dans leur pays 25 000 personnes venues chercher refuge, mais qui n’ont pas la célébrité de Marina Petrella…

Ah ben tiens, d’ailleurs, puisqu’on y pense, est-ce qu’elle a des papiers en règle cette Petrella ?

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3 commentaires »

  1. Oui, car pour Battisti, la soeur de Carla n’était pas sur le pont, hélas, et la femme de « mon mari » n’a pas dû en entendre parler, assourdie qu’elle était, à l’époque, par le tintamarre fait à la sortie de son premier CD.

    Nul doute que Nicolas Karlsosy se mette rapidement en contact avec le Président du Brésil (en envoyant son épouse chantante comme émissaire) pour demander « l’élargissement » de l’auteur de romans policiers qui vécut quelques années en France, après avoir fait confiance à la doctrine proclamée par François Mitterrand pour ceux qui avaient définitivement abandonné leur passé de « brigadistes ».

    Commentaire par Dominique Hasselmann — mercredi 15 octobre 2008 @ 10:39

  2. Ce n’est même pas « deux poids, deux mesures », c’est « n’importe quoi, n’importe quand »… suivant des buts qui ne concernent que l’exécuteur. Quelquefois, comme après un coup de dés, le verdict est favorable. Cela ressemble alors à la justice. Ne pas s’y tromper : c’est une nouvelle sorte de hasard.

    Commentaire par Desormiere — mercredi 15 octobre 2008 @ 13:49

  3. Encore heureux qu’il ne boive pas !
    Enfin, c’est ce qu’il dit…

    Commentaire par Jean-Luc — mercredi 15 octobre 2008 @ 14:39


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