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jeudi 2 octobre 2008

Aimer l’entreprise… et secourir son patron

Filed under: Economie, Politique, Société — Étiquettes : , , — Jean-Luc @ 17:43

Dexia vient d’être « nationalisée ». C’est-à-dire que les États français, belge et luxembourgeois ont « injecté » (en intramusculaire ?) 6,4 milliards d’euros dans cette entreprise qui allait crever, en raison de l’incompétence de son patron Axel Miller.
Un bon patron ne met pas son entreprise en difficulté !

En échange, les États susnommés auront un droit de regard sur ce qui se passe dans cette banque (je crois que c’est une banque…), voire le droit de prendre des décisions concernant son fonctionnement.
Ah ben oui, c’est ça les nationalisations : c’est le gouvernement des entreprises par le peuple. Comment ça, il n’y connaît rien, le peuple ? Il en connaît au moins autant qu’Axel Miller, qui a conduit Dexia à la faillite !
N’importe qui est capable de mettre une entreprise en faillite. Même le peuple !

Quel sera le montant du parachute doré d’Axel Miller, président du directoire de Dexia, qu’il a mené à la faillite ? Ce sera beaucoup moins que celui de Léon Frojard (faut pas mélanger les torchons et les serviettes) quand il s’est fait virer d’EADS pour incompétence, après l’avoir mené au bord de la faillite !
On parle quand même de 3,7 millions d’euros, c’est-à-dire environ deux ans de salaire.
De son salaire qui se monte, avec les heures supplémentaires, la prime de Noël et le panier-repas, à 155 000 euros par mois. Pour ce niveau de rémunération on compte plutôt en M€ [méga euros, ou millions d’euros] et par an : 1,86 M€ par an. Ou, si l’on préfère des références plus proches de la vie ordinaire de 99,8 % des Français, 4 SMIC mensuels par jour. Chaque jour, ce monsieur, reçoit ce que les bons ouvriers gagnent en quatre mois quand ils ne sont pas victimes d’un
« plan social ». C’est-à-dire qu’à lui tout seul, il a de quoi faire vivre convenablement 120 personnes.
Comment ? Mais si, bien sûr, le SMIC permet de faire vivre convenablement une personne (et même plus, quand on est marié avec des enfants). Qui oserait prétendre le contraire ?

Faut-il aller plus loin ?

La Caisse des dépôts et consignations (CDC), actionnaire de Dexia, obéissant à la demande du gouvernement français, s’oppose au versement d’indemnités de départ à Axel Miller. Il faut préciser qu’elle a versé 2 des 6,4 milliards destinés à renflouer cette entreprise en faillite.

Même Laurence Parisot, qui n’est pourtant pas bigote, est gênée.

C’est dire jusqu’où ils sont allés trop loin !

Mais Christine, qui a la garde de l’économie, réfléchit ! Mais bon. Elle, elle a de l’éducation.

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2 commentaires »

  1. Depuis, Lagarde a tranché.
    Et, par mesure de précaution, elle s’est fait communiquer la liste de tous les patrons français qui ont reçu un petit « bonus » lorsqu’ils ont quitté leur entreprise, de bon gré ou de mal gré, avant d’aller « se refaire » ailleurs…

    On ne sait jamais, cette liste verte pourrait servir si le grand Chef l’exige, pour rassurer l’opinion publique !

    Commentaire par Dominique Hasselmann — vendredi 3 octobre 2008 @ 14:56

  2. Mais alors, comment va faire ce pauvre Miller pour survivre ?
    Des petits boulots à droite à gauche ?
    La manche dans le métro ?

    Commentaire par Jean-Luc — vendredi 3 octobre 2008 @ 17:25


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