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Samedi 21 novembre 2009

Blasphème

Classé dans : Divers, Langue, Politique, Religion, Société — Jean-Luc @ 13:53


Les récentes histoires au sujet des opinions de Marie NDiaye qui ne plaisent pas à Éric Raoult me font furieusement penser au blasphème.

Blasphème (dans le Petit Robert) : « Parole qui outrage la Divinité, la religion ; Propos outrageants pour une personne ou une chose considérée comme quasi sacrée. ».

La définition du sacré entraîne dans des domaines encore plus flous : « Qui appartient à un domaine séparé, interdit et inviolable ; qui est digne d’un respect absolu… »

Bon. Et alors ? « Domaine inviolable », « Digne d’un respect absolu » sont des notions très relatives. Le blasphème ne peut pas être le même pour tous.

Dire : « Dieu est un nul, un incapable » est un blasphème pour ceux qui pensent que Dieu fait tout bien, et que de toute façon il est sacré. Ce n’est pas un blasphème pour les libres-penseurs, les athées, les mécréants… qui ne vont pas tous en enfer !

Se promener en minijupe avec un décolleté vertigineux est un blasphème pour certaines musulmanes qui pensent que Dieu exige que toute femme soit voilée des pieds à la tête (avec ou sans soutien-gorge ?) et que le corps de la femme est sacré. Ce n’est pas un blasphème pour la Française (ou l’Italienne ou la Suédoise) moyenne.

Dire : « La Marseillaise est une pseudo-musique pourrie qui me gonfle » est un blasphème pour Éric Besson qui estime que c’est un symbole sacré d’une grande beauté. Ce n’est pas un blasphème pour moi, c’est une évidence.

Dire : « La France de Sarkozy est monstrueuse » est un blasphème pour Éric Raoult qui pense que Sarkozy est aussi sacré que la France. Ce n’est pas un blasphème pour Marie NDiaye qui dit ce qu’elle pense. Et elle en a bien le droit !

Le blasphème est très très relatif…

Le problème est de savoir ce qu’on met dans le sacré.

Et peut-être que le mieux est d’en mettre le moins possible.

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Mardi 15 septembre 2009

Être heureux ou avoir un téléphone mobile

Classé dans : Economie, Langue, Religion, Société — Jean-Luc @ 0:18

Allez, j’en remets une couche parce que c’est important : je ne suis pas certain que le petit Nicolas ait réellement compris ce qu’il a dit !

La seule chose que les politiques, les économistes, les scientifiques même, soient capable de mesurer, c’est l’avoir : une voiture, trois cochons d’Inde, deux télévisions et un téléphone mobile.

C’est même dans cette brèche que s’engouffrent les publicitaires : « pour être vraiment heureux, vous devez posséder (et donc acheter) le téléphone mobile machin, la montre Rolex bidule et la cafetière expresso truc… »

Mais le bonheur n’a rien à voir avec l’avoir : il se niche au fond de l’être !

D’ailleurs, on dit bien « être heureux », et non pas « avoir heureux »

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Lundi 14 septembre 2009

PIB et religion (du chiffre)

Classé dans : Economie, Migrants, Politique, Religion, Science, Société — Jean-Luc @ 19:23

Le petit Nicolas plaide pour un changement de la mesure du progrès économique et social, dénonçant la « religion du chiffre » actuelle. Il aimerait que le progrès soit également mesuré par l’augmentation du bien-être.

Rien à redire. C’est très louable ! Le PIB ne mesure rien, tout le monde le sait, mais il reste, hélas, le seul repère actuellement utilisé pour « évaluer le bonheur des gens ».

Cela va pourtant poser un problème important : le bien-être n’est pas mesurable.
On peut additionner les euros qui entrent ou qui sortent de la caisse, pour arriver à un PIB chiffré : tout le monde est plus ou moins d’accord sur sa valeur numérique.

Mais on ne peut pas additionner ou soustraire les bien-être ou les mal-être de nos contemporains… d’ailleurs, il n’existe même pas d’unité de mesure !

Je répète, pour être bien compris : les économistes (ou les politiques) sont incapables de mesurer le bonheur.

Tiens, à propos de chiffres et de religion du chiffre, combien le petit Nicolas veut-il expulser de migrants en situation irrégulière cette année ?

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Mercredi 8 juillet 2009

Carnet

Classé dans : Divers, Economie, Musique, Religion, Société — Jean-Luc @ 14:13

Michel, fils de Jacques, est mort.

Si, si, ils l’ont dit à la télé.

Mais on n’a pas retrouvé le corps…

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Lundi 8 juin 2009

Aussi fort que Fidel Castro !

Classé dans : Divers, Politique, Religion, Science — Jean-Luc @ 14:45

– Omar Bongo est mort.
– Non, il est vivant !

– Mais non, il est mort !
– Enfin, puisque je te dis qu’il est vivant !
– Et moi je te dis qu’il est
complètement mort.
– Mais non, regarde bien, il bouge encore un peu.
– Ah bon, tu crois ?

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Vendredi 1 mai 2009

Paperéservatif

Classé dans : Religion, Science, Société — Jean-Luc @ 12:13

Lueur d’espoir dans le journal de France 3 hier soir : la trithérapie fait plus que contenir l’évolution des séropositifs vers le sida déclaré, elle réduit aussi les risques de transmission du VIH, et diminue donc les probabilités de contaminer son/sa/ses partenaire(s)…
Les commentateurs insistaient sur le fait qu’il ne faudrait pas que cela dispense d’utiliser des préservatifs, qui  restent la meilleure protection.

Comme la préoccupation essentielle de Joseph Ratzinger est d’empêcher toute relation sexuelle hors mariage hétérosexuel dûment enregistré par l’église catholique, et n’ayant pas pour unique objet de procréer une ribambelle d’enfants, je suppose qu’il va proclamer d’ici peu que la trithérapie « aggrave le problème » du sida.

On trouvera ensuite un évêque, d’Orléans ou d’ailleurs, assez stupide pour affirmer qu’il est scientifiquement prouvé que la trithérapie n’a aucun effet…

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Dimanche 29 mars 2009

Science et religion

Classé dans : Religion, Science, Société — Jean-Luc @ 10:02

Une découverte étonnante vient d’être faite par le professeur André Fort, savant virologue de l’université catholique intégriste d’Orléans : le virus du sida serait tellement si tout petit qu’il arriverait, en se serrant un peu, à passer à travers les mailles des préservatifs, même tricotés très serrés.

Voilà qui expliquerait et justifierait a posteriori les propos surprenants du professeur Joseph Ratzinger, savant virologue de l’université catholique intégriste de Rome, qui a récemment déclaré en Afrique que l’utilisation du préservatif « aggrave le problème » du sida.
En effet, plus on met de préservatifs, plus le virus passe à travers les mailles, surtout en Afrique où les mailles sont très grossières et pas serrées du tout pour ne pas avoir trop chaud, et plus on contamine son(sa)(ses) partenaire(s).
CQFD.

Je me demande jusqu’où ils auront l’inconscience de se ridiculiser !…

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Lundi 15 septembre 2008

Divorcés remariés redivorcés…

Classé dans : Politique, Religion, Société — Jean-Luc @ 9:25

C’est compliqué, l’Église catholique (qui, faut-il le rappeler, n’est pas l’Église chrétienne ; Irène Droit soulignait dans le Monde daté de samedi 13 septembre qu’il existe 347 Églises chrétiennes – représentant plus de la moitié des chrétiens – qui ne sont pas catholiques) !

Hier, Joseph Ratzinger, évêque de Rome, a refusé toute ouverture de « l’Église » (il veut dire de l’Église catholique, mais il a parfois du mal à s’exprimer en français) aux divorcés-remariés qui restent « interdits de communion pendant la messe, conformément au droit canon ». Il a aussitôt été démenti par Jean-Michel di Falco, évêque de Gap, qui a déclaré au JT de France 3 que « non, non, non, pas du tout, vous n’avez pas compris, les divorcés-remariés ne sont pas excommuniés, c’est faux ».
Il faut dire que de nos jours, les gens mariés non divorcés se font de plus en plus rares, et il faut bien réfléchir avant d’exclure de l’
Église catholique la moitié ou peut-être même les trois quarts de ses membres.

Bon, normalement, entre l’évêque de Rome et l’évêque de Gap, je pense que c’est l’évêque de Rome qui est le plus fort et qui gagne. Mais ils devraient quand même faire un effort pour essayer de dire à peu près la même chose. Si j’étais Ratzinger, comme je serais le plus fort, j’enverrais di Falco à Partenia.

Si j’ai bien tout suivi, le petit Nicolas qui est marié-divorcé-remarié-redivorcé-reremarié (mais pas encore reredivorcé), et qui devrait donc être excommunié au carré, fait des câlins à Ratzinger qui les lui rend bien, et ce qui me chiffonne un peu aussi, c’est quil avait reçu (d’un évêque étranger, qui n’avait donc peut-être pas tout compris ?) l’eucharistie lors des funérailles du cardinal Lustiger.

Ils peuvent prétexter qu’à l’époque, il n’était que marié-divorcé-remarié.
Moi, ça m’est égal, mais tout ça fait quand même un peu désordre…

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Vendredi 12 septembre 2008

Non, les chrétiens ne sont pas tous catholiques

Classé dans : Politique, Religion — Jean-Luc @ 19:56

Certains chrétiens se sont séparés de Rome au XIe siècle. Ils s’appellent « orthodoxes ».
D’autres se sont séparés de Rome au XVIe siècle. Ils s’appellent « protestants ». Signalons au passage que ce terme ne désigne pas « ceux qui râlent », mais « ceux qui affirment leur foi » (Petit Robert : « Attester formellement et avec une certaine solennité »).

Tous ces hérétiques se réfèrent à l’enseignement de Jésus de Nazareth, mais leurs idées diffèrent quelque peu de celle des catholiques.

Eh ben voilà !… La venue du pape en France est l’occasion pour beaucoup de médias de faire encore une fois la confusion en parlant du « chef des chrétiens ».

Jusqu’au petit Nicolas qui commence son discours devant le pape par : « La religion chrétienne… ». Désolé, Nicolas, ma religion chrétienne ne reconnaît pas le cardinal Ratzinger, évêque de Rome, comme autre chose que ce qu’il est : un homme qui a plusieurs fois affirmé (déclaration Dominus Jesus par exemple) que les communautés protestantes ne sont pas des églises au sens propre.

Irène Droit rappelle avec vigueur dans un article du Monde d’aujourd’hui dont je recommande la lecture que plus de la moitié des deux milliards de chrétiens ne sont pas catholiques.

Il faudrait peut-être en prendre conscience !

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Vendredi 22 août 2008

Terrorisme : exterminer ou réfléchir ?

Classé dans : Divers, Politique, Religion, Société — Jean-Luc @ 14:50

Apparemment, la présence (dramatique) de l’armée française en Afghanistan est étroitement liée au souci de combattre le (mauvais) terrorisme, aux côtés des (bons) américains (que le petit Nicolas affectionne particulièrement).

Mais qu’est-ce que le terrorisme ?

C’est l’action (effroyable, tout le monde en convient) de gens qui crèvent de faim et de désespoir, et qui cherchent à appeler à l’aide, ou au moins à attirer l’attention sur leur sort abominable en mettant le plus de bordel possible dans les pays riches et soi-disant civilisés, par des moyens stupides et complètement inadaptés : faire peur, casser le maximum de choses précieuses, faire le plus de mal possible, tuer le maximum de ces salauds de riches, quitte à crever eux-mêmes, ils n’en ont rien à foutre, ils vont crever eux-mêmes de toute façon dans les mois qui viennent. Ils n’ont plus rien à perdre, plus rien à manger, plus rien à espérer de l’avenir, personne ne les écoute, personne ne s’intéresse à leur sort, ils vont crever.
Alors : ceinture d’explosifs autour du bide, et en avant !
On voit les mêmes réactions chez les animaux blessés qui n’ont plus d’espoir de s’en sortir : ils attaquent ! Même sans aucune chance de vaincre ou de gagner quoi que ce soit.

Il y en a même (parmi les gens, pas chez les animaux !) qui pensent que Dieu est avec eux !… Si, si, il y a des gens qui pensent que Dieu aime, protège et soutient ceux qui tuent et qui font du mal. C’est dire combien ils n’arrivent plus à penser correctement !

Exemple caractéristique de ces actions vouées à l’échec : le 11 septembre 2001. Une opération de grande envergure, montée avec soin dans le plus grand secret, pendant des mois et des années, avec un financement phénoménal… pour arriver à quoi ? Deux bâtiments (assez banals) détruits et environ 3 000 morts, sur plus de 300 millions d’américains. À peine vingt fois le bilan du crash spontané de l’avion de la Spanair à Madrid, il y a trois jours !
Il faudrait 100 000 opérations de ce type pour venir à bout des américains…

Résultat global ? Objectivement : nul !

Et que répond le monde « civilisé » à ces gens-là ?
« C’est vraiment pas bien ce que vous faites ! Vous êtes désagréables
, vous nous ennuyez : on va vous exterminer. »
Et on envoie les chars et l’armée pour tirer dans le tas.
Exterminer les terroristes est une des façons d’essayer de résoudre le problème qu’ils posent. Ce n’est peut-être pas la meilleure : on peut aussi envisager de les sortir de leur désespoir en écoutant leurs revendications, et en leur apportant un peu d’aide, par exemple en leur apprenant à pêcher (Proverbe chinois :
« Si tu donnes un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour. Si tu lui apprend à pêcher, tu le nourris pour la vie. »)

Il y a aujourd’hui sur Terre environ six milliards de terroristes potentiels !
Ne sont exclus de ces listes que Nicolas Sarkozy
, son copain Bolloré, Jean-Marie Le Pen, Martin Bouygues, Berlusconi, Christophe Gabriel Jean Marie Jacquin de Margerie, Serge Dassault, Bill Gates, Vladimir Poutine, François Fillon (encore que je le verrais bien rentrer dans le rang de ceux qui n’ont plus rien à perdre…), Charles Pasqua, Jean-Claude Decaux et Dgjôôôôdge Dabelliou Boush.

Alors qu’est-ce qu’on fait ?

On extermine ou on réfléchit ?

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En parcourant les documents pour écrire ce billet, je suis tombé sur ce passage dans Wikipedia :

D’ailleurs, John Skilling, chef de l’équipe d’ingénieurs concepteurs du World Trade Center, avait déclaré en 1993 que les tours avaient été calculées pour résister à la collision d’un Boeing 707 ou d’un DC8, les plus gros porteurs de l’époque, en pleine charge et volant à 950 km/h (la vitesse de croisière maximale). Il avait ajouté que l’impact résulterait « seulement en dommages locaux qui ne pouvaient causer l’effondrement ni de dégâts conséquents à l’immeuble ». Frank Demartini, superviseur du chantier de construction, qui avait ses bureaux au 88e étage de la tour Nord et y périt suite à sa décision d’aider à l’évacuation des occupants piégés, avait précisé, lors d’un entretien du 25 janvier 2001, que les tours pouvaient probablement soutenir plusieurs impacts d’avions de ligne grâce à leur conception.

Je ne peux m’empêcher de penser aux pauvres ingénieurs qui ont construit avec tant de précaution les centrales nucléaires françaises, dans les années 70 et 80, afin qu’elle puissent résister à une fusion du cœur ou à la chute d’un avion de ligne…

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