Entendre

Mardi 1 avril 2008

Terrible et publicité

Classé dans : Publicité — Jean-Luc @ 13:33

Tous les jours, je sors de ma boîte à lettres un paquet de prospectus divers (carmouth, machan, aufour, speedas, midy, outidor, jardirêve, vêtibelle, et j’en oublie…) qui partent directement à la poubelle : 250 g à 500 g en moyenne chaque jour. Poubelle « papier », bien sûr !

J’ai pourtant collé sur ma boîte un petit papillon qui demande aux distributeurs de s’abstenir. Car je ne tiens pas à payer plus cher mon yaourt ou mon stylo-bille sous prétexte qu’il faut rembourser les publicitaires qui ont réussi à faire leur éloge. Moins je paie de pub, plus je suis heureux. Hélas : les distributeurs de pub ne savent pas lire !

Eh bien maintenant, je constate que ces papiers immondes sont de plus en plus souvent précieusement enveloppés d’un plastique ignoble qui oblige à un dépeçage soigneux avant de pouvoir mettre le tout séparément dans les poubelles adaptées (papier d’un côté et merdes de l’autre. On pourrait tout mettre dans les merdes, mais ce serait gâcher du papier qui peut être utile, lui !).

Je ne vois pas quel est l’intérêt de ces marchands qui demandent à payer plus cher leur pub pour la mettre sous plastique. Enfin… ce ne sont pas les commerçants qui paient… C’est nous ! Le plastique c’est du pétrole. Vivement que le baril de brut passe à 500 $. Ça refroidira peut-être ces stakhanovistes de la réclame qui seraient alors contraints d’augmenter de 15 ou 20 % le prix de leurs articles pour conserver leur confortable « marge » (c’est comme ça qu’on appelle le bénéfice en langage économique).

La publicité nous coûte cher à tous, en argent, en temps et en stress !…

En interdisant totalement la publicité, on devrait dégager assez de pognon pour pouvoir s’offrir (gratuitement !) un cinquième sous-marin nucléaire (« L’épouvantail » ?)…

Ça ne vous tente pas ?

-

Mardi 25 mars 2008

Escherichia coli

Classé dans : Publicité, Société — Jean-Luc @ 19:34

Deux tonnes et demie de viande avariée vendue par Carrefour et Monoprix ! C’est sûr qu’en cherchant en permanence les prix les plus bas, on finit par tomber sur des produits pas clairs…

Là encore, c’est un choix. Et c’est nous (les consommateurs) qui poussons dans ce sens, en achetant toujours là où c’est moins cher.

Enfin, deux tonnes et demie, ça fait beaucoup ! La viande en question était polluée à l’escherichia coli. Ce bestiau, bien connu des ornithologues, existe à l’état naturel dans l’intestin, mais son ingestion produit des effets très indésirables tels que vomissements, diarrhées… Je me demande bien pourquoi.

Monoprix a avoué 30 cas de diarrhée chez ses clients. À Carrefour, ils n’en n’avouent aucun. Ils passent même sur France Info un entretien avec une responsable qui annonce que la viande est vérifiée à plusieurs niveaux et qu’il n’y a donc pas de risques, surtout si on cuit beaucoup le bifteck haché, ce qui tue le microbe, et rend la viande immangeable.

C’est l’avantage de Carrefour par rapport à Monoprix.
Mais enfin, s’il n’y a pas de risque, je préfère mon bifteck bien saignant !

Autre avantage à Carrefour : ils remboursent la viande qui vous a rendu malade si vous la rapportez. Pour Monoprix, je sais pas.

Bon, il faut se laver les mains avant de passer à table. Avec du savon.

-

Jeudi 14 février 2008

Télévision publique, publicité et redevance

Classé dans : Politique, Publicité, Société — Jean-Luc @ 10:42

La télévision publique a un coût. Disons 150 euros par téléviseur qui la reçoit.

Actuellement, le possesseur d’un téléviseur paie 100 euros de redevance.
Ah, ben oui : c’est pas assez ! Il manque 50 euros.
Et comment la télé fait-elle pour vivre, alors ? Elle vend du « temps de cerveau disponible » par l’intermédiaire des pubs. En gros, 50 euros par téléviseur, payés à France Télévision par Danone, Loréal et Total.

Mais, soyons clairs : ces 50 euros ne sont pas offerts gracieusement par ces multinationales rapaces, malgré leurs bénéfices faramineux (Total, qui vient de finir ses comptes pour 2007, annonce 12 milliards d’euros de bénéfice). Si elles paient d’une main ces 50 euros à la télé, elles les récupèrent de l’autre, en vendant leurs produits plus chers qu’elles pourraient les vendre si elles ne faisaient pas de pub.

Si bien que c’est le consommateur qui paie tout (faut pas rêver !) : 100 euros directement, avec la redevance, et 50 euros indirectement, en achetant ses yaourts et son essence.

Alors je ne vois vraiment pas où est le problème de la suppression de la pub à la télé : il suffit d’augmenter la redevance à son tarif normal de 150 euros.
Évidemment, ce n’est pas une mesure populaire. Mais il suffit peut-être d’expliquer clairement aux gens que c’est ce qu’ils paient de toute façon !
Ça nous libèrera de ces publicités débiles qui nous pourrissent la vie.
Notre cerveau nous sera rendu, frais et disponible.

Et en plus les yaourts devraient être moins chers !

Qui se plaindrait de quoi ?

-

Samedi 12 janvier 2008

Publicité, télévision, fric et psychiatrie

Classé dans : Politique, Publicité, Société — Jean-Luc @ 0:04

Sarkozy veut supprimer la pub sur les chaînes publiques de télévision.
Voilà une nouvelle qui, a priori, devrait me réjouir…

Mais, connaissant Sarkozy, je ne comprends pas bien et cela m’inquiète.
Que cherche-t-il ? Il ne peut quand même pas prétendre vouloir le bien de l’humanité au point de la délivrer de ce boulet qu’est la pub !
Il ne peut vivre qu’avec la pub. Il est lui-même une pub vivante pour lui-même. Si la télé n’est pas là pour filmer ses divorces, ses mariages et ses joggings, comment s’en sortira-t-il ? Et la pub, c’est le poumon de Lagardère, Bolloré, Dassault, et de tous ses copains milliardaires qui ne peuvent pas vivre sans elle.

En outre, les chaînes privées semblent se réjouir, ce qui est également inquiétant. Si les chaînes privées sont heureuses de la suppression de la pub sur les chaînes publiques, c’est que les chaînes publiques vont y perdre. D’ailleurs, les chaînes privées annoncent dès maintenant qu’elles ne pourront pas absorber toute la publicité supprimée sur les chaînes publiques.

Je ne vois qu’une explication raisonnable : en supprimant la pub sur les chaînes publiques, Sarko veut leur ôter une source de revenu importante pour qu’elles finissent par crever, faute de fric. Il prétend que le financement des chaînes publiques sera maintenu grâce à des prélèvements sur les gains accrus des chaînes privées… Et si cela ne fonctionne pas, tant pis pour les chaînes publiques… qui seront rachetées par les chaînes privées.

Deux remarques supplémentaires :

1. Dans le journal de 20 h de France 2, avant-hier 10 janvier, un syndicaliste (je n’ai pas noté le syndicat) se lamentait : « Supprimer la pub, cela va dégager 3 h 15 de temps d’antenne par jour qu’il faudra remplir avec de vrais programmes qui coûtent cher ! »
Cela signifie d’une part qu’on nous fait avaler de force et malgré nous 3 h 15 d’inepties par jour (presque 24 h par semaine !), et d’autre part que les syndicats considèrent que « ben merde alors, si on ne peut plus leur fourguer des saloperies, il va falloir se casser le cul à trouver des programmes intelligents » ! Merci les syndicats !

2. Jean-Philippe Desbordes vient de faire paraître un livre hallucinant intitulé « Mon enfant n’est pas un cœur de cible » (Actes Sud, novembre 2007) dans lequel il montre précisément comment la publicité transforme, grâce à la télévision, nos chers bambins (à partir de six mois) en consommateurs bien formatés et bien obéissants, avec l’aide des parents (nous), qui sommes bien trop contents de les voir rester tranquilles devant le poste… Lorsque le bambin ne devient pas un consommateur bien formaté et obéissant, d’autres pathologies apparaissent, du domaine de la psychiatrie. « Alertez les bébés » comme chantait Higelin il n’y a pas si longtemps (peut-être pas pour le même problème).
La télévision ne peut pas être comprise par les enfants
avant 7 ans : ils ne font pas la différence entre publicité et dessin animé, ni entre l’image virtuelle de l’écran et le réel à côté d’eux. Il y a là un problème de santé publique de notre jeunesse, à examiner d’urgence !

-

Vendredi 14 décembre 2007

Spam

Classé dans : Publicité — Jean-Luc @ 11:08

85 % des mails envoyés et reçus actuellement font partie de cette catégorie de messages publicitaires qu’on appelle « spam ». Publicité pour le viagra ou les sites érotiques essentiellement, les fausses montres de luxe, les téléphones portables ou les loteries accessoirement.
On notera au passage la forte corrélation entre la « publicité » et « ce qui emmerde tout le monde ».
En plus ça coûte cher. Ces mails encombrent les tuyaux d’Internet, le temps passé à trier le bon grain de l’ivraie est totalement improductif, donc perdu… Certains diraient que « travailler moins c’est gagner moins ! »

Un internaute moyen reçoit environ 30 messages publicitaires par jours.
Il existe des filtres… imparfaits. Qu’ils laissent passer un spam de temps en temps n’est pas bien grave, mais qu’ils suppriment un véritable message par erreur est impardonnable. Cela arrive. Les utilisateurs doivent donc vérifier périodiquement que ce qui été refusé ne contient pas de « bons » messages.

Pourquoi ce déferlement de pub tous azimuts ? Parce que, contrairement à l’envoi par la poste ou à l’affichage sur des panneaux, l’envoi de mails est totalement gratuit.
D’où la parade : faire payer.
Mais, bien sûr, il ne faudrait pas faire payer les honnêtes gens qui utilisent Internet pour envoyer des informations utiles à leurs copains ou des déclarations d’amour à leurs copines.

La solution idéale serait de ne faire payer que ceux qui envoient des messages indésirables, c’est-à-dire un message dont le destinataire ne veut pas.
Il suffirait donc que les fournisseurs d’accès à Internet se mettent d’accord pour que chaque abonné ait la possibilité de refuser un mail. Et que chaque mail refusé soit facturé (disons 1 euro) à son expéditeur.

Je parie que dans les deux mois, le taux de spam dans les mails tombe à 2 ou 3 %.

Pourquoi cela n’a jamais été fait ? Parce que les fournisseurs d’accès à Internet ont intérêt à ce que les spams continuent à se propager, peut-être… Pourtant, à 1 euro le spam refusé, à mon avis, il y a du fric à se faire.

-

Mercredi 5 décembre 2007

Il vaudrait mieux éviter de demander aux robots de penser !

Classé dans : Publicité — Jean-Luc @ 18:04

-

Cet après-midi, les « pubs contextuelles » qui envahissaient le haut des blogs du Monde depuis une dizaine de jours ont disparu, sous la pression des quelques déserteurs (dont j’ai fait partie, suivant la trace du Cowboy et de Posuto, merci à eux), et de bien d’autres qui ont lutté de l’intérieur : Ossiane, en particulier, qui a concentré les récriminations et bien fait pression sur les responsables. Merci à elle.

Le résultat est d’un calme bien reposant !

Comme ce qu’on avait au début. Sauf que l’angoisse demeure… Ce n’est probablement que provisoire : l’attrait du fric est certainement trop fort.

Pub contextuelle, cela signifie qu’un robot de Google examine les mots qui se trouvent dans les textes du blog pour afficher une pub sur « ce à quoi ça le fait penser », si l’on ose dire.

On trouve ainsi par exemple une pub pour la pub faite par Google sur un blog qui dénonce les méfaits de la pub, ou même une pub pour des régimes amaigrissants sur un site qui parle d’Ingrid Betancourt…
Cela montre le niveau de la « pensée » du robot !

La pub en général n’est pas vraiment défendable.
La pub contextuelle est particulièrement ignoble.

 

-

Lundi 3 décembre 2007

Pub

Classé dans : Publicité — Jean-Luc @ 21:49

Dans la série « on se lève tous contre la pub », Ossiane, qui a encore un blog sur le site du Monde, essaie de combattre l’ennemi de l’intérieur :

http://www.ossiane.net/pub-limite.htm

Elle a recensé une grosse vingtaine de blogueurs râleurs qui n’apprécient pas les méthodes du Monde.

-

Dimanche 2 décembre 2007

Déménagement

Classé dans : Publicité — Jean-Luc @ 18:19

Bon, ben voilà…

Après le Cowboy, qui a montré le chemin, et les Posuto, qui ont rapidement suivi, je déménage moi aussi sur WordPress : Entendre continue, mais ailleurs.

Pour échapper aux pubs du Monde, insupportablement imposées sans aucune information ni excuse.

Ils vont le gagner, leur fric. Mais sans moi.

Pour ceux qui voudraient suivre, le déménagement est facile :

Dans la rubrique « Gérer », sur le site du Monde, exporter le blog (« Exportez votre blog au format XML ») et l’enregistrer sur votre disque dur.

Puis dans la même rubrique, sur l’autre site, importer le fichier enregistré.

En quelques minutes, c’est fait.

Mercredi 28 novembre 2007

Le Monde prend ses blogueurs pour des cons

Classé dans : Publicité — Jean-Luc @ 15:32

Comme beaucoup de mes co-blogueurs, je pense, j’ai choisi Le Monde point éferre pour ouvrir un blog en raison de sa discrétion particulière en matière de publicité. Pas de pop-ups publicitaires avec des palmiers sautillants qui vous empêchent de lire, pas de bandeau clignotant rouge pour des téléphones portables, pour des ramonages de cheminée ou des ventes de matelas… Non, non, Le Monde point éferre, c’est le calme, le luxe et la volupté dans la tranquillité.

Il faut dire que ça se paie ! L’abonnement au Monde point éferre n’est pas donné : 149 euros par an ! Alors bon, on aurait pu choisir plutôt les blogs d’Orange, Skyblog ou Centerblog, gratuits, eux ! Mais non : l’allergie à la publicité est trop forte et ne se commande pas. Alors on paie, mais on est tranquille.

Enfin, on croyait être tranquille.

Parce que depuis quelques jour, voilà-t-y pas que Le Monde point éferre a changé : Le Monde point éferre doit avoir besoin de sous, comme George Clooney ou Claudia Schiffer… Alors ils ont affiché, sans rien dire à personne, et surtout pas aux blogueurs eux-mêmes, premiers intéressés, des publicités combinées, pour un grand moteur de recherche que je vous laisse deviner, et simultanément pour diverses entreprises privées sans intérêt (couches-culottes, voyages à Tahiti, bricolage et autres yaourts).

C’est Posuto qui m’a averti. D’autres avaient déjà repéré cette aberration avant.

Bon. Soyons clairs : si Le Monde point éferre n’a plus aucun avantage par rapport à Yahoo ou Oldiblog, les blogueurs du Monde point éferre n’ont aucune raison de rester chez Le Monde point éferre.

Tu entends, Le Monde ?

-

Lundi 19 novembre 2007

Chouette, la publicité se casse la gueule

Classé dans : Publicité — Jean-Luc @ 20:16

Une enquête (Les Français sont de plus en plus critiques envers la publicité, article du Monde du 14 novembre) annonce que les Français n’aiment pas la publicité qu’ils trouvent envahissante et agressive. 30 % des sondés se déclarent même publiphobes, contre 25 % il y a 3 ans. Allez les p’tits gars : ya du mieux, encore un effort !

Nous voilà loin des déclarations enflammées des publicitaires qui proclament bruyamment que tout le monde adore la publicité, et tient absolument à en voir partout. Si c’était vrai, il y a longtemps qu’il existerait une chaîne TV spécialisée, qui ne passerait que de la pub. Au lieu de cela, ils sont obligés d’imposer les spots de pub par la ruse, en les glissant subrepticement au milieu des films découpés en morceaux, parce que même la pub entre le journal de 20 h et le film n’est plus vue par personne : on en profite pour aller faire pipi ou téléphoner. Moyennant quoi, 30 % des gens déclarent la pub indésirable. Les autres n’ont pas encore compris qu’ils paient eux-mêmes la publicité, quand ils achètent leur yaourt ou leur téléphone portable. En France, la publicité coûte chaque année plusieurs dizaines de milliards d’euros. Soit plusieurs centaines d’euros par Français !

« La publicité informe et fait rêver » déclarent les publicitaires. Il est vrai que quand j’entends « De particulier à particulier, ça marche » ou « Parce que vous le valez bien », je me demande si je rêve tellement ces slogans sont ineptes et n’apportent rigoureusement aucune information !

Quant à la pub sur Internet, elle atteint des sommets de stupidité lorsqu’un « pop up » vous empêche de voir l’écran que vous consultez. Je suppose que les publicitaires s’imaginent qu’on est obligés de lire. Naïfs. On a plutôt envie de tuer le gars qui a rédigé cette saleté !

J’avais écrit, à propos des militaires Birmans :

Personne n’a jamais pu convertir un homme à des idées par la force, en le tuant, ou même simplement en lui cassant la gueule.

On ne peut pas imposer des idées.

C’est aussi valable pour la publicité :

Personne ne peut obliger un homme à regarder par la force la publicité, même en lui cassant la gueule.

On ne peut pas imposer la publicité.

Ceux qui cherchent néanmoins à le faire tirent contre leur camp et vont bientôt arriver au succès dont je rêve : 100 % de publiphobes en France, et une loi qui, sous la pression populaire, interdira définitivement la publicité sous toutes ses formes.

Ce jour-là, le pouvoir d’achat grimpera de 10 % au moins.

-

Articles précédents »

Publié sur WordPress.