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Mardi 23 septembre 2008

La Cimade dérange…

Classé dans : Migrants, Politique, Société — Jean-Luc @ 21:13

Le 23 août dernier, au moment où tous les regards attentifs étaient braqués sur l’action du gouvernement (entre le retour de la plage et le dîner « homard », au soleil couchant, sur la terrasse) un décret a été publié, qui « ouvre » l’accès des centres de rétention administrative à qui veut… ou presque.

On pourrait s’en réjouir ! Enfin, voilà une mesure qui va dans le bon sens, en permettant une meilleure information sur ce qui se passe dans ces centres.

Eh bien non : ce décret est une atteinte aux droits des étrangers ; il s’agit là d’un croche-pied (le mot est faible !) de Hortefeux à la Cimade, organisation qui cherche à apporter de l’aide aux migrants, particulièrement détestée par le sinistre de l’immigration choisie et de l’identité nazionale, lui qui hait tout ce qui touche à la charité d’une part et aux migrants d’autre part.
En effet, les acteurs seront « sectorisés » : la Cimade, qui dénonce régulièrement les horreurs dont elle est témoin dans ces centres n’aura plus accès à tous les centres, certains étant « traités » (exclusivement) par d’autres associations (« une seule personne morale par centre ») ; en outre, les informations recueillies deviennent confidentielles et ne pourront plus être publiées. On pourra toujours constater que les prisonniers sont entassés à sept dans une cellule de 9 m2 et s’ouvrent les veines de désespoir, mais on n’aura plus le droit de le dire.

Entre cela et le fichier « Edvige qui a changé de nom mais on ne peut pas prononcer le nouveau nom et c’est tant mieux », on assiste la mise en place de la société que souhaite notre petit Nicolas : celle qu’il n’a pas réussi à installer quand il était encore place Beauvau.

Une société policière digne du meilleur Kafka, avec caméras à tous les étages, un flic derrière chaque individu soupçonné d’avoir des idées opposées au pouvoir à  la droite, des miradors et des barbelés, avions et navires de guerre tout au long de nos frontières, avec des militaires autorisés à tirer sur tout ce qui chercherait à entrer sur le sol sanctuarisé de la Mère Patrie.

Une société où la peur est partout, où l’on se cadenasse chez soi sans adresser la parole à quiconque de peur de se faire égorger (on le sait bien : la plupart des quiconques sont des égorgeurs en puissance, surtout quand ils vous adressent la parole sans vous avoir été présentés !), où l’alcool et le tabac sont interdits, la musique peut-être bientôt… tiens, cela me rappelle quelque chose… l’Iran des ayatollahs, peut-être, ou l’Afghanistan des taliban ?

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Voici un texte que la Cimade publie à cette occasion :

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Les 15 et 16 octobre, la France proposera au Conseil européen l’adoption d’un « pacte européen sur l’immigration et l’asile ». Ce projet, tout comme la directive « retour » adoptée en juin dernier, montre bien que la politique actuelle de l’Europe en matière d’immigration est avant tout défensive.

Dans ce contexte, la parole de la Cimade, qui intervient depuis plus de 25 ans dans les centres de rétention administrative, dérange… et c’est ainsi que la présence même d’associations dans ces centres est aujourd’hui profondément remise en question par les pouvoirs publics.

Les textes qui organisent cette mission viennent d’être modifiés. Ils ouvrent son exercice à toute « personne morale », procèdent à son émiettement en créant huit lots géographiques distincts et interdisent aux associations d’y répondre en concertation dans le cadre d’un groupement.

Innovation particulièrement choquante, ces textes veulent contraindre les associations à un devoir de neutralité et de confidentialité, interdisant de fait la fonction – fondamentale – de témoignage sur une question aussi sensible que celle du respect des droits humains.

Pour la Cimade, il est clair que cette décision, prise alors même que la qualité de son intervention dans ces centres a été reconnue et soulignée à de nombreuses reprises, est la conséquence directe de la liberté de parole et de témoignage dont elle a toujours fait preuve.

La Cimade dérange… sera-t-elle demain évincée ?

Surtout, ces mesures vont porter gravement atteinte aux droits des étrangers. Ceux-ci pourront désormais être arrêtés, enfermés et expulsés loin du regard de la société civile. Ils ne pourront plus, du fait de l’éclatement de la mission, bénéficier d’une expertise juridique nationale et seront soumis à un accompagnement variable.

Toutes ces mesures tendent à faire de la présence dans les centres de rétention une simple prestation de service, confiée à des opérateurs que l’on souhaite passifs et silencieux.

La Cimade doit répondre aux pouvoirs publics avant le 22 octobre prochain. Une assemblée générale extraordinaire sera organisée d’ici-là afin de déterminer la conduite à tenir. Quelle que soit la décision qui sera prise, nous devrons faire face à une réduction importante de nos ressources, tout en développant de nouveaux projets.

Quoi qu’il arrive, la Cimade ne renoncera pas à l’indépendance et à la liberté de parole héritées de ses 70 ans d’histoire. Elle poursuivra, en tout état de cause, son action de soutien, de solidarité et de défense des étrangers éloignés.

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Jeudi 18 septembre 2008

L’infarctus chez le porc

Classé dans : Migrants, Politique, Société — Jean-Luc @ 11:12

La Tour d’argent a été pacifiquement occupée par des sans-papiers qui demandent leur régularisation !…
Banal.
Il est naturel que les pauvres les plus exploités de France viennent râler à l’endroit le plus chic de Paris, où se retrouvent les plus riches exploiteurs de France. C’est même un excellent choix !

Mais… cinq d’entre eux sont des employés de la Tour d’argent !
Ah ben voilà autre chose…

Pour se justifier, la direction prétend qu’elle ne savait pas.

C’est une mauvaise justification :
D’une part, ils auraient pu vérifier convenablement les papiers des gens qu’ils embauchaient.

D’autre part on aurait préféré une justification du genre : « Oui, ils sont sans papiers, et on le savait. Et alors ? Il faut bien venir en aide à ces malheureux ! »
Là, on aurait pu être de tout cœur avec eux (je parle de la direction)…

Mais l’aide, du côté de la Tour d’argent, on ne doit pas trop savoir ce que c’est.
L’important est de gagner un maximum de fric en employant des miséreux au salaire le plus bas possible, tout en faisant payer plein pot ces salauds de riches qui viennent préparer leur infarctus en se goinfrant comme des porcs !

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Samedi 23 août 2008

Couple mixte au ban public

Classé dans : Migrants, Politique, Société — Jean-Luc @ 0:18

Le 16 juillet dernier, j’avais parlé des « Amoureux au ban public » et de la pétition qu’ils proposaient de signer.

Le site des « Amoureux au ban public » est actuellement en cours de maintenance… Enfin j’espère que c’est bien cela, et non une censure exercée (« à la chinoise » ?) par notre sinistre de l’immigration choisie et de l’identité nazionale !

Plus grave : suite probablement aux boutons que donnent à Hortefeux toutes les associations qui ne militent pas avec frénésie pour virer tous les sales nègres et les sales arabes hors de France, le couple qui a été photographié sur les outils de campagne des « Amoureux au ban public » est sur le point d’être séparé par une mesure d’expulsion.

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Voici un communiqué de la Cimade à ce sujet :

Confrontés à la suspicion de mariage blanc qui pèse sur des milliers de couples mixtes, Ali et Fabienne sont, en plus, suspectés par la préfecture d’avoir contracté un mariage « militant ».

En cause, leur présence sur l’affiche du mouvement des « Amoureux au ban public » qui dénonce justement, depuis le 16 juillet dernier, les obstacles que rencontrent les couples mixtes pour mener une vie familiale normale.

Ali avait pourtant saisi le Préfet du Rhône d’une demande de visa en qualité de conjoint d’une ressortissante française le 5 juillet 2008. Il remplit toutes les conditions exigées par la législation pour obtenir le fameux document (article L. 211-2 1 du Code des étrangers) : arrivé en France régulièrement, marié à une française et plus de 6 mois de vie commune.

En première instance, le juge n’a pourtant pas retenu ce dernier critère estimant que la loi sous-entendait 6 mois de vie maritale. Une interprétation restrictive au vu d’une circulaire ministérielle récente.

Mercredi 13 août, après quelques jours passés au centre de rétention, Ali a été assigné à résidence par le juge des libertés et de la détention, mais la mesure d’éloignement qui pèse sur lui peut à tout moment être mise à exécution.

En dernier recours, un référé-liberté a été transmis, mardi 18 août au Conseil d’État, pour annuler la mesure de reconduite à la frontière d’Ali. Le couple et son entourage espèrent que l’interprétation de la loi se fera cette fois en leur faveur.

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« Il remplit toutes les conditions… » mais ce n’est pas suffisant pour Hortefeux parce qu’il n’a pas la bonne couleur, et il ne milite pas suffisamment près de Jean-Marie Le Pen !

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Vendredi 25 juillet 2008

France, terre d’asile, et pays des droits de l’homme

Classé dans : Migrants, Politique, Société — Jean-Luc @ 22:05

Bon… C’est plus tout à fait ça.
Mais faut comprendre : à force de renvoyer les arabes et les nègres chez eux avec un oreiller sur la tête (il y a des quotas à respecter !), c’est sûr que c’est moins facile que quand on accueillait toute la misère du monde.

Mais au moins, on est chez nous, entre gens de bonne qualité qui ne sentent pas trop mauvais. Sauf les smicards, mais on se préoccupe de les éliminer exterminer supprimer réduire leur nombre en les faisant travailler plus pour qu’ils gagnent plus. En plus, ça augmente le PIB : tout bénef !

Voilà le problème :

L’ACAT annonce que le Comité des droits de l’homme des Nations unies a rendu public aujourd’hui son rapport sur l’application par la France du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrc/docs/AdvanceDocs/CCPR.C.FRA.CO.4_en.doc)

Plusieurs sujets de préoccupations sont pointés par l’instance onusienne :

– la politique de détention à l’égard des étrangers sans papiers et des demandeurs d’asile, y compris des mineurs non accompagnés ;

– les procédures d’éloignements des étrangers et de demandes d’asile, qui ne « permettent pas d’exclure effectivement le risque réel de violation des droits de l’homme dont l’étranger pourrait être victime à son retour » ;

– la durée des procédures de rapprochement familial pour les personnes reconnues réfugiées ;

– l’accès retardé à un avocat pour les personnes gardées à vue soupçonnées de terrorisme et plus généralement, l’absence de garantie du droit de garder le silence pendant la garde à vue ;

– le placement en rétention de sûreté de détenus ayant déjà purgé leur peine ;

– la surpopulation carcérale, le recours inapproprié à l’isolement cellulaire et les violences en détention ;

– l’absence d’enquête ou de sanction appropriées lors d’allégations de mauvais traitements par des étrangers retenus.

L’ACAT-France annonce qu’elle veillera au suivi des recommandations adressées à la France afin qu’elle adopte des mesures concrètes pour honorer ses engagements internationaux relatifs aux droits de l’Homme.

C’est noté, Brice ?

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Mercredi 16 juillet 2008

Les amoureux au ban public

Classé dans : Migrants, Politique, Société — Jean-Luc @ 22:26

Il y a un jeu de mots (pas facile) entre le ban et le banc.

C’est une association, un organisme, un mouvement (des gauchistes, quoi !), qui essaie de réconcilier Hortefeux avec l’amour… D’ailleurs, l’amour est à gauche. À droite, c’est la loi, l’ordre et l’armée. Hortefeux n’est que haine, mépris, aversion et xénophobie. « Les amoureux au ban public » aimerait qu’il soit amour, tolérance, tendresse, charité et partage avec nos frères pauvres, noirs, éventuellement musulmans, et de toute façon pas Français.

« Les amoureux au ban public » lance aujourd’hui une « campagne pour le droit des couples mixtes à vivre en famille ». Mixte ne veut pas dire ici « mâle et femelle » mais « français et étranger ». Parce qu’il y a des gens qui osent s’aimer au point de vouloir se marier (!), alors qu’ils ne sont pas (quelle horreur !) de la même race nationalité.

Par exemple une Française et un Malien. Ou un Français et une Marocaine. (Quelquefois, une Chinoise et un Brésilien, mais ça, Hortefeux s’en fout : pour lui ça compte pas)… On se demande où ils vont chercher tout ça.

Mais, bref, Hortefeux n’aime pas trop ça parce qu’il voudrait que les Maliens restent au Mali, et les Marocaines au Maroc. Sinon, c’est pas bien rangé. Si bien que ces pauvres imbéciles qui s’aiment alors qu’ils ne devraient pas, puisqu’ils n’ont pas la bonne nationalité, sont souvent séparés, brimés, embêtés par la police ou la gendarmerie qui voudrait savoir s’ils s’aiment pour de vrai ou s’ils font semblant pour obtenir des papiers qu’ils n’ont pas.

Alors ils leur demandent s’ils font l’amour trois fois par semaine ou seulement deux, s’ils vont à l’église le dimanche, ou à la synagogue le samedi, ou à la mosquée le vendredi, si le premier enfant de la dame a bien été fait par le monsieur, combien d’épouses non périmées il a laissées au pays, et tout ça, que c’est pas toujours facile de répondre.

Je transmets ici le texte de la pétition que vous pouvez aller signer ici :

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Aujourd’hui la liberté d’aimer la personne de son choix est en péril.

Des milliers de couples franco-étrangers sont aujourd’hui privés du droit de mener une vie familiale normale en raison du durcissement constant des lois sur l’immigration et des pratiques administratives. Difficultés pour se marier, mariages célébrés à l’étranger non reconnus et refus de visas d’entrée en France provoquant des séparations forcées, multiplication des obstacles pour l’obtention d’un titre de séjour entraînant des situations de précarité et de clandestinité, familles déchirées par des mesures d’expulsion, intrusion dans l’intimité des couples par des enquêtes de police abusives sont quelques unes des injustices vécues.

Parce qu’ils refusent d’être systématiquement suspectés et contrôlés, parce qu’ils n’acceptent plus de vivre cachés ou séparés, plusieurs centaines de couples mixtes mobilisés au sein des “Amoureux au ban public” entrent en campagne pour faire entendre leur voix et exiger une amélioration de leur condition.

Je m’associe aux “Amoureux au ban public” pour que chacun puisse vivre librement et dignement sa relation amoureuse et sa vie familiale.

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Parmi les signataires, on trouve des tas d’associations louches, et probablement téléguidées par Moscou, comme par exemple :

La Cimade, Emmaüs, FASTI, GISTI, Ligue des Droits de l’Homme, MRAP, SOS Racisme, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, etc.

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Lundi 7 juillet 2008

Flux migratoires, immigration choisie, quotas

Classé dans : Migrants, Politique, Société — Jean-Luc @ 19:16

À force de se pencher vers Jean-Marie pour lui piquer en douce ses électeurs, il en avait pris les tics verbaux : flux migratoires, immigration choisie, quotas…
C’est tout juste s’il ne parlait pas du
« déferlement des hordes d’étrangers barbares sur le saint territoire nazional ».

Pour mettre en place sa politique immonde d’expulsion de tout ce qui est noir, arabe ou roumain hors du « sanctuaire nazional », et peut-être avec l’idée d’uniformiser cette politique pour toute l’Europe, il avait confié à Pierre Mazeaud la direction d’une commission d’étude. Pierre Mazeaud, gaulliste et ancien président du Conseil constitutionnel, n’est pas à proprement parler un gauchiste.
Les treize sages de cette commission rendront le résultat de leurs réflexions à Hortefeux le 11 juillet. Mais Libération publie ce rapport.

Pour justifier les quotas qu’il exigeait et exige encore d’Hortefeux, le petit Nicolas avait proclamé : « Tous les pays démocratiques le font. »
Et ben non, justement, précise la commission Mazeaud : « Une politique de quota migratoire global ou par grand type d’immigration n’est pratiquée nulle part en Europe »

Le Nouvel Observateur, qui note que Pierre Mazeaud n’est pas content que son rapport se ballade sur Internet, écrit pourtant :

« La commission Mazeaud note que les quotas d’immigration sont “inefficaces”, “irréalisables ou sans intérêt”. »

Il est difficile d’être plus clair.

Je relève aussi cette affirmation du rapport : « Une politique de contingents migratoires limitatifs serait sans utilité réelle en matière d’immigration de travail, inefficace contre l’immigration illégale et, s’agissant des autres flux, incompatible avec nos principes constitutionnels et nos engagements européens et internationaux. »

Est-ce à dire qu’il faut mettre à la poubelle le sinistère de l’immigration choisie et de l’identité nazionale ?

Voilà qui serait chouette ! Avec Brice Hortefeux au milieu.

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Lundi 23 juin 2008

La Cimade aurait-elle un don de double vue ?

Classé dans : Migrants, Politique, Société — Jean-Luc @ 18:48

Le 6 juin 2008, la Cimade publiait le communiqué que voici :

Multiplication des violences au centre de rétention de Vincennes

Depuis le début de l’année 2008, les tensions et la violence sont permanentes au centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes. Les plaintes déposées par les personnes retenues se multiplient. Elles font état de dérapages des forces de polices, de violences physiques et verbales répétées. Ces plaintes sont accompagnées de certificats des Unités médico-judiciaires. Jeudi 5 juin, l’Inspection générale des services (IGS) venait au CRA pour effectuer des auditions. L’IGS était déjà présente au CRA mercredi pour des plaintes déposées le lundi 2 juin. Vendredi, deux nouvelles plaintes ont été déposées.

Ces dérives répétées sont la conséquence du fonctionnement du CRA de Vincennes et de l’application de la logique des quotas d’expulsion. Depuis la fin 2007, les tentatives de suicide, automutilations, grèves de la faim, départs de feu se sont multipliés dans ce centre de 280 places qui symbolise l’industrialisation de la rétention et de l’expulsion des sans-papiers. Plus de 30 plaintes ont été déposées depuis le mois de décembre 2007. En février 2008, un policier avait fait usage d’un Taser, une personne retenue avait été hospitalisée. Le 6 avril, au lendemain de la mort de Baba Traoré, alors que la tension était vive dans le CRA, la police urbaine de proximité était venue prêter main forte aux policiers du centre : quatre étrangers molestés, quatre dépôts de plainte.

La multiplication et la gravité de ces accidents font craindre chaque jour qu’un drame plus grave encore se produise. La Cimade n’a de cesse de dénoncer et d’alerter les pouvoirs publics sur la tension permanente dans ce centre, la violence et les atteintes à la dignité humaine qui en découlent. La Cimade demande le respect du dispositif réglementaire qui prévoit qu’un centre de rétention ne doit pas comporter plus de 140 places.

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Quinze jours plus tard, le centre s’est enflammé, au sens propre, après la mort d’un Tunisien de 41 ans.

Sans commentaire !

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Dimanche 22 juin 2008

Série noire

Classé dans : Migrants, Politique, Société — Jean-Luc @ 19:23

Hier, un Tunisien est mort au centre de rétention administrative de Vincennes.
Crise cardiaque.
Si, si, c’est vrai : c’est la police qui l’a dit.

Aujourd’hui le centre de rétention administrative de Vincennes est en feu.
Non, c’est pas une image, c’est pour de vrai : ça brûle.

C’est vraiment pas de chance : le sort s’acharne sur ce bâtiment et ses occupants !

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Mardi 17 juin 2008

Clandestins

Classé dans : Images, Migrants — Jean-Luc @ 12:32

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