Depuis la loi Roudy de 1983, cinq textes législatifs ont tenté d’obtenir l’égalité des traitements entre hommes et femmes. Traitement au sens de « salaire », bien sûr, mais aussi au sens du « nombre de coups de fouets ».
La France est aujourd’hui le 18e pays du monde pour ce critère (classement en recul de 3 places depuis l’an dernier), loin derrière la Norvège et même l’Afrique du Sud, et un peu avant l’Iran et le Yémen. La rémunération des femmes est chez nous 27 % au-dessous de celle des hommes et les femmes accaparent 83 % des temps partiels (je n’ose pas ajouter « les salopes », Emelire me surveille).
Liberté, égalité, fraternité mais pas sororité, faut quand même pas charrier !
Alors si, « sororité » est un mot qui existe, pas tout à fait au sens où je l’entends mais… vous vérifierez dans votre dictionnaire !
Xavier Darcos, qui sévit toujours, en tant que ministre du travail, envisage d’autres mesures concrètes et coercitives pour réduire l’écart. Cela ne ferait guère qu’une sixième loi depuis 25 ans.
France-info passait aujourd’hui un court entretien avec un type du MEDEF, dont, heureusement, j’ai oublié le nom, qui expliquait qu’il n’était pas d’accord avec la contrainte, et qu’il faudrait simplement plus de communication.
Il essaie de nous faire croire qu’ils ne sont pas au courant, au MEDEF, et qu’il leur faudrait quelques spots publicitaires avant le journal télé du soir pour leur expliquer la situation…
On croit rêver !
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