Comme toutes les actions « de masse », elle prend le risque de faire un flop.
Cela permettrait à Éric Besson de parodier son gourou sarcostique, le petit Nicolas, en déclarant « Désormais, quand il y a un mouvement en France, personne en s’en aperçoit. »
Mais il y aura peut-être suffisamment de Français pour proclamer ce jour-là qu’ils en ont ras-le-bol des politiques d’exclusion, de suspicion, de chacun pour soi, de division, de haine, d’expulsion, de moi d’abord, nous d’abord et tant pis pour les autres…
Il y aura peut-être suffisamment de migrants et de Français ADN-vérifiés pour rappeler que le PNUD constate que l’immigration est bénéfique pour tout le monde et améliore le développement humain, tant pour les immigrés que pour le pays d’accueil…
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Ce sera le premier mars 2010, 5e anniversaire de l’entrée en vigueur du « code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile » (CESEDA), plus communément appelé le code des étrangers.
L’article L622-1 de cette loi (non conforme au droit européen) vient d’être sévèrement critiqué par la Commission nationale consultative des droits de l’homme ?
Il est urgent d’abroger cette loi qui, rappelle la CNCDH, n’est pas nécessaire pour poursuivre et faire condamner les passeurs et leurs réseaux (cf. par exemple l’article 225-4 du Code pénal).
Son seul intérêt est de permettre à Éric Besson de faire condamner à 5 ans de prison et 30 000 € d’amende les bonnes âmes qui offrent un bout de pain à des sans-papiers en détresse.
Cela s’appelle le délit de solidarité…
C’est interdit par la loi, article L622-1 du CESEDA, au nom du peuple français.
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