Le petit Nicolas plaide pour un changement de la mesure du progrès économique et social, dénonçant la « religion du chiffre » actuelle. Il aimerait que le progrès soit également mesuré par l’augmentation du bien-être.
Rien à redire. C’est très louable ! Le PIB ne mesure rien, tout le monde le sait, mais il reste, hélas, le seul repère actuellement utilisé pour « évaluer le bonheur des gens ».
Cela va pourtant poser un problème important : le bien-être n’est pas mesurable.
On peut additionner les euros qui entrent ou qui sortent de la caisse, pour arriver à un PIB chiffré : tout le monde est plus ou moins d’accord sur sa valeur numérique.
Mais on ne peut pas additionner ou soustraire les bien-être ou les mal-être de nos contemporains… d’ailleurs, il n’existe même pas d’unité de mesure !
Je répète, pour être bien compris : les économistes (ou les politiques) sont incapables de mesurer le bonheur.
Tiens, à propos de chiffres et de religion du chiffre, combien le petit Nicolas veut-il expulser de migrants en situation irrégulière cette année ?
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