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Samedi 28 février 2009

Société de consommation… mais on ne consomme pas tout !

Classé dans : Economie, Politique, Société — Jean-Luc @ 11:58

Six tonnes de merlu frais à la poubelle en deux jours à Lorient !…

Et pourquoi donc ? C’est très bon le merlu (aussi appelé colin, ou lieu noir) !

Tout simplement parce que « le merlu lorientais subit de plein fouet la concurrence du merlu argentin, chilien ou namibien ». Lequel, livré par avion, est vendu entre 1 et 2 € le kilo, moins cher que celui de Lorient, vendu entre 1,70 et 2,50 € le kilo.

On croit rêver ! Je suis sûr que si j’essaie d’envoyer par avion au Chili un paquet d’un kilo pour moins de 1 €, on va me prendre pour un fou. Le tarif « économique » de la poste, c’est 6,80 €.
Mais pour le merlu, pas de problème, ça marche.

Question subsidiaire : « combien payez-vous le kilo de merlu chez votre poissonnier préféré ? »
Il y aurait donc moins de 1 € de transport entre l’Amérique du sud et la France, mais plus de 10 € entre Lorient et Paris ?

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Jeudi 26 février 2009

Sarkozy ment

Classé dans : Politique — Jean-Luc @ 17:14

Il n’arrête pas, mais ça devient de plus en plus gros !
Le petit Nicolas a affirmé publiquement, au sujet de la nomination de son copain François Pérol à la tête de la nouvelle « banque d’épargne et caisse populaire », que « la commission de déontologie a donné son point de vue ».

Le petit Nicolas ment : la commission ne s’est pas réunie et ne se réunira pas avant le 11 mars.

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Mercredi 25 février 2009

Orthographe

Classé dans : Langue, Société — Jean-Luc @ 19:24

France 2 se faisait l’écho d’une triste nouvelle, il y a quelques jours (dimanche 15), au « 20 h » : nos enfants ne savent plus écrire !
Après une diminution de 30 % des horaires de Français en 20 ans, les classes de 5e d’aujourd’hui peinent à conserver en orthographe un niveau CM2 de 1990…

D’ailleurs, un test de dictée effectué en septembre 2008 sur 1500 élèves entrant en seconde est révélateur : les deux tiers obtiennent 0.

J’aurais bien une idée : si on veux vraiment que nos enfant connaissent l’orthographe, on pourrait commencer par la leur enseigner.

Mais cela va peut-être leur demander un effort…

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Samedi 21 février 2009

En progrès

Classé dans : Société — Jean-Luc @ 19:57

Ouverture aujourd’hui du salon de l’agriculture, en présence du petit Nicolas.

France Info signale qu’aucun incident n’est à déplorer.

Le petit Nicolas n’a traité personne de « pauv’ con ».

Il fait des progrès !

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Jeudi 19 février 2009

MAM se réveille

Classé dans : Politique — Jean-Luc @ 0:17

Voilà un mois que la tension monte en Guadeloupe.

MAM continuait à pioncer, sans réagir.

Elle vient de se réveiller : à partir d’aujourd’hui, elle se réunira tous les jours jusqu’à ce que la situation soit calmée.

C’est une rapide, MAM !

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Jeudi 12 février 2009

Areva a peut-être laissé traîner des saletés sous votre parking

Classé dans : Politique, Science, Société — Jean-Luc @ 11:35

Merci à Élise Lucet dont l’émission « Pièces à conviction » diffusée hier soir sur France 3 fait vaguement remuer le lobby nucléaire qui n’aime pas trop que l’on raconte comment il s’abstient de gérer conformément à la loi des sites radioactifs qu’il a abandonnés un peu partout en France.

Au point que l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire a publié préventivement et en catastrophe, il y a deux jours, un rapport sur le traitement par Areva des anciennes mines du Limousin !…
Peut-être pour qu’on ne l’accuse pas d’être complice ?

Que la France entière soit polluée par des minerais radioactifs abandonnés par la Cogema (ancien nom d’Areva) on s’en doutait un peu. Que la surveillance des sites pollués soit effectuée par Areva elle-même devrait quand même étonner. C’est un peu comme si on demandait à un gangster de surveiller qu’il n’arrive rien à la banque qu’il va braquer.

Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, interrogé par Élise Lucet, semble s’en foutre un peu, et surtout semble ne rien pouvoir faire. Apparemment, c’est le petit Nicolas qui prend les décisions, conformément à l’idée selon laquelle seul un président de la République est capable de décider ce qu’il faut faire en matière de nucléaire… ce que l’émission d’hier soir soulignait également.

Quand on se rappelle comment le petit Nicolas se plantait en parlant d’EPR pendant sa campagne, ça fout un peu les chocottes.

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Samedi 7 février 2009

Droits humains ou droits de l’Homme ?

Classé dans : Langue — Jean-Luc @ 11:57

Dans de récentes discussions, il a été question de remplacer la dénomination « droits de l’homme » par « droits humains », dans le louable souci d’y intégrer les femmes.
Bon, je vais encore m’attirer les foudres d’Emelire et de ses copines féministes… mais… je me risque.

La langue française, comme beaucoup de langues, distingue des genres dans les noms qu’elle utilise : genre masculin et genre féminin. Certaines langues ajoutent un genre neutre. Pour la plupart des noms, le genre n’a rien à voir avec le sexe. On dit un couteau et une fourchette, un opéra et une symphonie, une imprimante et un ordinateur, sans aucune référence au mâle et à la femelle… On pourrait inverser ces genres sans aucune difficulté et d’autres langues le font.

Lorsque les noms désignent des êtres vivants, dans certains cas, le genre du nom est décorrélé du sexe de la bête (une souris, une grenouille désignent à la fois le mâle et la femelle, un écureuil, un merle désignent à la fois la femelle et le mâle) ; dans d’autres cas, on distingue deux noms (le taureau et la vache, le coq et la poule, le cochon et la truie) pour désigner le mâle et la femelle. Dans ces cas-là, le genre du nom coïncide avec le sexe de l’animal.

Pour l’espèce humaine, il existe un terme générique « Homme » (que l’on écrit souvent avec un H majuscule) désignant l’être humain, mâle ou femelle, pour le distinguer du kangourou, mâle ou femelle, ou du rhinocéros laineux, mâle ou femelle. Lorsqu’on dit que le guépard court plus vite que l’homme, la comparaison ne se réduit pas aux mâles de ces deux espèces. Lorsqu’on dit qu’avant de construire des maisons, l’homme habitait dans des cavernes, cela ne signifie pas qu’il laissait la femme dormir dehors. Lorsqu’on dit que l’homme descend du singe, cela comprend le mâle et la femelle, à la fois pour l’homme et pour le singe ; cela ne signifie pas que l’homme mâle est un descendant du singe mâle uniquement, ni que la femme vient d’ailleurs.
Et à l’intérieur de l’espèce humaine, la subdivision selon le sexe distingue l’homme, mâle, et la femme, femelle.

Cette particularité (certainement regrettable) de la langue, qui utilise le même nom pour le mâle et pour l’espèce, se retrouve pour d’autres animaux. Dire d’un vétérinaire qu’il est spécialiste des chats ne signifie pas qu’il ne soigne que les mâles. De même qu’un spécialiste des souris ne s’occupe pas que des femelles. Et pour le cheval, qui dispose d’un féminin spécifique (la jument), on parle de « fer à cheval » à la fois pour le mâle et la femelle. On n’a jamais posé de « fer à jument » sur le sabot d’un cheval femelle…

Je reconnais que cet usage du même mot pour désigner à la fois une espèce et le mâle de cette espèce prête à confusion et n’est certainement pas innocent et fortuit. Il vient à l’évidence, pour l’homme au moins, des temps, pas si lointains, où l’on estimait que la femme n’avait pas d’âme, pouvait s’acheter ou se vendre au même titre que la table ou la vache, et ne pouvait, bien évidemment, ni participer aux discussions, ni voter, ni disposer d’un carnet de chèques.

Mais cet usage n’est pourtant pas très exceptionnel : on trouve assez fréquemment  dans notre langue (et dans d’autres) des homonymes ou, plus précisément, des homographes (ferme-ferme, livre-livre, mode-mode, son-son, amer-amer, faste-faste…) qui désignent deux notions différentes sous la même orthographe.

L’idéal serait alors de trouver un nom différent de « homme » pour désigner l’espèce humaine. Mais d’ici que ce terme soit entré dans la langue, il risque de couler beaucoup d’eau sous les ponts !

Quoi qu’il en soit, et en ce qui me concerne, j’estime que, s’il faut trouver un substitut à « droits de l’homme », quelque chose comme « droits de l’être humain » serait largement préférable à « droits humains ». L’expression « droits de l’homme » comporte un génitif qui indique une appartenance, ce que « droits humains » ne signale pas.

D’ailleurs, dirait-on les « droits animaux » à la place des « droits de l’animal », les « droits féminins » à la place des « droits de la femme », ou les « droits enfantins » à la place des « droits de l’enfant » ?

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