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Samedi 29 novembre 2008

La prison à 12 ans

Classé dans : Politique, Société — Jean-Luc @ 19:53

Notre gouvernement a des idées formidables !

Nos prisons sont surpeuplées (60 000 prisonniers dans 50 000 places, en gros). 20 % de nos prisonniers sont installés sur un strapontin, dorment sous la paillasse d’un autre, et déjeunent sur ses genoux, faute de place.

Et voici que nos gouvernants envisagent de mettre en prison les gosses dès l’âge de 12 ans. Dans le lit de trafiquants de drogue, peut-être, ou sur les genoux de délinquants sexuels ?

Je propose que l’on associe cela aux bonnes idées du petit Nicolas, qui se faisait fort de détecter en maternelle les délinquants en puissance (selon des critères génétiques ?), pour mettre en prison ces graines de criminels avant même qu’ils ne passent à l’acte. La prison dès 12 mois… Pourquoi pas ?

On pourrait également et avantageusement combiner tout ceci avec une autre excellente idée, celle de la rétention de sûreté, imaginée par Rachida pour conserver en prison après la fin de leur peine les gens dont on soupçonne qu’ils pourraient éventuellement recommencer à faire des bêtises si on les remet en liberté dans la société.

Nous aurions ainsi un très beau continuum de peine entre la mise en prison préventive, depuis la maternelle, de gosses qui seront vraisemblablement criminels plus tard, à la peine elle-même, qui pourrait durer quelques dizaines d’années, pour les punir du crime qu’ils auraient pu commettre, avant d’être relayée par la fin de peine, en rétention de sûreté, jusqu’à la mort définitive du détenu qui aurait pu être criminel.

Nous voici dans un spectaculaire (mais certainement très efficace) tout répressif tout sécuritaire, zéro défaut et zéro mauvaise action, voire zéro mauvaise pensée.

Mais là, nous pourrons enfin dormir tranquilles : plus un seul délinquant en circulation, ils seront tous en prison.

Bien sûr, il faudra construire (beaucoup) de nouvelles prisons. Mais cela sera certainement un facteur de croissance et de relance de l’économie, au moins dans le domaine de l’immobilier.

Oserais-je reposer une fois encore la question fondamentale : « À quoi sert la prison ? »


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Mardi 25 novembre 2008

Taser a perdu

Classé dans : Politique, Science, Société — Jean-Luc @ 12:49

Taser a perdu le procès en diffamation qu’elle (ou « il »… Emelire, que faut-il dire ?) avait intenté contre Olivier Besancenot. Celui-ci avait déclaré que le pistolet électrique vendu par cette société (et de plus en plus répandu dans les services de police) avait fait des morts aux États-Unis.
Il semblerait donc que Taser n’ait pas pu démontrer le contraire. Sinon, il aurait gagné.

Dans l’un de ses rapports, Amnesty International (qui, contrairement à ce que disent certains, n’est pas une succursale de la LCR) affirme que 290 personnes sont mortes après avoir reçu des décharges de ces pistolets. Besancenot se contentait d’évoquer « plus de 150 victimes ».

On est en tout cas bien loin du slogan publicitaire que Taser expose fièrement sur son site : « Le pistolet électronique qui sauve des vies » !
Sur le même site, la même société proclame : « Les décharges électriques du TASER® n’ont pas d’effets sur le cœur de l’homme. » Textuel ! Et elle en donne pour preuve une expérience dans laquelle 34 volontaires ont été soumis à une décharge équivalente à celle du pistolet : « Aucun incident délétère n’a été observé. »
Ils veulent dire qu’aucun des 34 cobayes n’est mort.

34 ?
Oui, 34 !
Mais s’il y a eu 290 morts aux États-Unis ils ont dû essayer sur plus de 34 personnes ?
Ah, vous pensez ? Vous avez peut-être raison ! Mais aux États-Unis alors.

Trêve de plaisanterie : ce n’est pas parce que 34 gendarmes ou gros bras du FN, en pleine forme, volontaires et bien entraînés ont survécu à une décharge de 50 000 volts que les éclopés malingres, les vieillards cardiaques ou les enfants déficients respiratoires, attaqués par surprise, résisteront tous.

Il serait bon d’avertir les utilisateurs de cet instrument de torture que les malades et les vieillards sont susceptibles de ne pas résister à la décharge. Le problème étant que les flics en mission et dans le feu l’électricité de l’action ne sont peut-être pas à même de décider qui est malade ou pas, qui a le cœur capable de résister ou pas…

Alors ou bien on fait une étude sérieuse, indépendante et impartiale, sur cette saleté, pour démontrer objectivement et indiscutablement que sur plusieurs milliers d’essais, incluant des vieillards cardiaques et des enfants atteints de mucoviscidose, il y a zéro mort, ou bien on en interdit l’usage. À la limite on pourrait peut-être l’autoriser exclusivement pour certains militaires envoyés dans des zones de guerre.

On entend bien la redoutable argumentation de Taser : une arme qui ne tue pas à tous les coups, c’est quand même vachement mieux qu’un pistolet de gros calibre dont chaque balle arrache la moitié de la tête ou traverse le thorax de part en part en y laissant un trou de 3 cm de diamètre…

C’est précisément là qu’est le danger ! Une arme qui ne tue pas à tous les coups, « presque inoffensive », pourrait « donc » être mise entre toutes les mains, « pour éviter les violences » : non seulement gendarmerie et police municipale, mais aussi service d’ordre des manifs, conducteurs d’autobus, gardiens d’immeubles, arbitres sur les stades, surveillants dans les écoles ou petit vieux inquiet pour ses économies…

C’est bon pour le chiffre d’affaires de la société qui les fabrique.

Eh bien non, la diffusion des armes, même celles qui ne tuent pas à tous les coups, n’est pas une bonne méthode pour enrayer la violence. Il n’y a qu’à voir comment la vente libre des armes à feu fait diminuer la criminalité aux États-Unis !

Le commerce des armes n’est pas non plus la meilleure solution à la crise économique

Et même si quelques unités particulières, genre GIGN, peuvent éventuellement en être équipées pour certaines actions bien choisies, est-il réellement utile d’en mettre à disposition des policiers en exercice dans les Centres de rétention administrative, ou des agents municipaux chargés de la circulation ou de la surveillance de la sortie des écoles primaires ?

Sur son site, la société Taser propose un sondage avec une question à choix multiple : « Selon vous qui doit être équipé du Taser X26 ? »
Il est possible d’y répondre.

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Samedi 22 novembre 2008

Oui, il y a des choses à dire sur le résultat du vote du PS…

Classé dans : Politique, Société — Jean-Luc @ 23:35

Déjà que 134 784 votants sur 232 511 membres du PS, cela laisse rêveur quant à l’engagement desdits membres. Qu’il y ait 15 ou 20 % d’abstention, on peut comprendre, avec les malades, ou ceux qui ont eu un accident en allant au bureau de vote… Mais 42 % d’abstentions dans un parti qui se dit politique est vraiment le signe que quelque chose ne va pas bien. Ou bien qu’on a inscrit au parti des gens qui ne le désiraient pas vraiment. Ce qui revient au même…

Ensuite, que 42 voix d’écart (et peut-être même moins, on ne sait pas trop, et c’est ça qui est grave) sur 134 784 votants, cela mérite d’être commenté. Il aurait suffi que 21 membres changent d’avis, ou se trompent, pour que la majorité bascule. 21 voix, c’est moins d’une voix pour quatre département, c’est-à-dire complètement dans la barre d’incertitude. Il n’est pas possible de garantir à une voix près les résultats de tous les bureaux de vote. Alors, il faudrait peut-être prendre des précautions ; quelque chose comme : « L’écart, en nombre de voix, entre les concurrents doit être supérieur à deux fois le nombre de bureaux de vote. » C’est une suggestion.

Enfin que Ségolène est mauvaise perdante : quand on a obtenu 49,98 % des voix, alors que la limite est à 50,00 %, on a perdu. C’est triste ? Oui, c’est triste, mais il faut bien une limite quelque part. Si la limite était à 60,00 %, on pourrait perdre avec 59,99 % des voix. Dire, comme Manuel Valls, que ce résultat impose qu’il faille revoter, c’est se mettre au niveau du petit Nicolas qui refuse tout vote dont le résultat s’oppose à la constitution européenne.
Proposer un vote, c’est prendre le risque de perdre. Rejeter les résultats du vote parce qu’ils ne sont pas ceux qu’on espérait, c’est… 8 ans d’âge mental. Supposons que le PS revote et que Ségolène l’emporte avec 50,01 % des voix… Manuel Valls proposerait-il un troisième vote ?

Si c’est le cas, il faut d’urgence prendre des précautions quant à l’écart nécessaire entre deux candidats.

Cela me semblerait raisonnable.

Reste qu’un parti démocratique, c’est, par essence, le bordel…

Ce qui n’est pas une justification des partis non démocratiques !

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Mardi 18 novembre 2008

Travailler plus pour gagner plus

Classé dans : Economie, Politique, Société — Jean-Luc @ 11:19

Après tout, s’il y en a qui veulent travailler 11 heures par jour, 7 jours par semaine, dimanche inclus, 50 semaines par an jusqu’à 65, 70 ou même 80 ans… tant que cela reste une option facultative…

Au siècle dernier, en 1936, nos arrière-arrière-grands-parents se sont pourtant battus pour avoir le droit de ne pas travailler plus de 40 heures par semaine, et obtenir 15 jours de congés payés chaque année.
On y revient petit à petit. Peut-être bientôt renverra-t-on à la mine les enfants qui le désirent, à partir de 12 ans (plus jeunes, ils ne sont pas rentables).

Mais il ne faudrait pas que le travail forcené redevienne une obligation !

Parce qu’il y a aussi des gens qui  ont envie de vivre normalement, avec leur famille, leurs enfants, leurs joies et plaisirs divers : lecture, randonnée, photo, musique, vélo, peinture, voyages… Ils sont probablement plus nombreux que le petit Nicolas s’imagine.
Tout le monde ne se fixe pas pour unique but de son existence l’acquisition d’une Rolex. Heureusement !

Et puis, j’ai une petite réticence en ce qui concerne les pilotes de ligne.

À 75 ans, ils pourront peut-être, à la limite, se débrouiller avec la cataracte, l’Alzheimer, le cancer et le Parkinson. Mas la crise cardiaque en plein vol, avec les gros avions d’aujourd’hui, ça fait quand même 500 morts d’un coup !

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Samedi 15 novembre 2008

Politique contre réalité

Classé dans : Elections, Politique, Société — Jean-Luc @ 16:27

Depuis quelques temps, on nous parle beaucoup du PS.

Il semble qu’il devrait y avoir bientôt incessamment un congrès (du côté de Reims… Je ne serais pas étonné qu’ils commencent et finissent avec du champagne. Il n’y a pourtant pas de quoi !) qui pourrait décider s’il vaut mieux allier Martine Aubry avec François Hollande pour battre la coalition Bertrand Delanoë-Henri Emmanuelli face aux outsiders Benoît Hamon-Vincent Peillon, ou si la motion « tresfierdetresocialisteadroite.com » avec une orientation écolo-gauchiste est préférable à la motion « ungrandmondedavanceagauche.org » qui pourrait se rapprocher du Modem grâce à Ségolène et malgré l’opposition de Laurent Fabius.

Et je ne parle pas de Jack Lang, qui a pourtant bien des choses à dire !

Pendant ce temps-là, le petit Nicolas continue, comme si de rien n’était, à faire des lois pour interdire l’évasion des schizophrènes, la crise s’enfonce dans le désespoir du porte-monnaie vide de ceux qui n’ont aucune chance d’obtenir un parachute doré, les prolos se demandent s’ils vont arriver à survivre jusqu’en 2009, et les sans-papiers très nègres, donc très suspects, du Pas-de-Calais continuent à essayer de s’engouffrer, avec sept pulls superposés, dans les camions frigo qui ont des chances de passer en Angleterre (excellente émission « 13 h 15 le samedi » entrevue aujourd’hui même sur France 2… Je ne pensais pas que la télé était capable de faire de la télé avec cette qualité !).

J’avais déjà signalé que le PS c’était le bordel, un peu inévitablement et par nature, mais à ce point-là, cela donne un peu mal au cœur et envie de vomir…

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Vendredi 14 novembre 2008

Baisse des prix, hausse des prix et pouvoir d’achat

Classé dans : Economie, Société — Jean-Luc @ 12:33

Les agriculteurs sont étranglés par la hausse du prix des matières premières.
Financièrement à bout, ils demandent de l’aide.

Ils dénoncent l’effondrement de leur pouvoir d’achat : le prix auquel on leur achète leur lait, leurs légumes ou leur viande ne cesse de baisser.

Ben c’est curieux : à l’autre bout de la chaîne de distribution, le consommateur constate que son pouvoir d’achat s’effondre également, parce que le prix du lait, des légumes ou de la viande qu’il achète ne cesse d’augmenter…

Il doit y avoir un schmoll quelque part.

Mais d’où donc cela pourrait-il venir ?

Quelqu’un a-t-il une idée ?

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Jeudi 13 novembre 2008

Urgence

Classé dans : Politique, Société — Jean-Luc @ 18:18

Un schizophrène évadé hier d’un hôpital psychiatrique a acheté un couteau et tué un étudiant dans une rue de Grenoble.

À peine 24 h après, le petit Nicolas convoque en urgence une réunion de crise à l’Élysée pour savoir comment éviter ce genre de drame à l’avenir.

Qu’est-ce qu’ils vont pouvoir décider :
– Interdire les évasions de schizophrènes ?
Interdire la vente de couteaux aux schizophrènes évadés ?
Interdire les schizophrènes ?

Je pense que la solution la plus simple et la plus sûre serait d’interdire totalement la vente des couteaux. Mais vont-ils y penser ?

Ils n’ont pas des réflexions plus urgentes à mener, au sommet de l’État ?
Ils feraient mieux de réfléchir à trouver des solutions à la crise économique !

Combien y a-t-il chaque année d’étudiants assassinés par des schizophrènes évadés des hôpitaux psychiatriques ?
Et combien y a-t-il de familles qui, grâce à la crise économique, vont passer incessamment sous le seuil de la grande pauvreté en France ?

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Mercredi 12 novembre 2008

Le crédit plus rare et plus cher…

Classé dans : Economie, Politique — Jean-Luc @ 11:31

Tout ce qui est rare est cher… On connaît l’histoire du cheval à un franc.

Les banques en perdition ont récemment reçu de l’État 360 milliards d’euros (ce qui fait quand même 6 000 euros par Français) pour financer les prêts dont certains économistes s’autorisent à penser qu’ils pourraient « éventuellement » permettre de sortir de « la crise ».

Mais les banques ne veulent pas prêter cet argent. Elles préfèrent le garder pour elles.

À quoi peut donc servir une banque qui ne fait pas de prêt ?

À rien !

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Dimanche 9 novembre 2008

Microcrédit : l’économie enfin au service de l’homme !

Classé dans : Economie, Société — Jean-Luc @ 18:27

Vous en rêviez ? Babyloan l’a fait !

Dans les années 70, en plein système capitaliste, un homme a relevé le défi de mettre l’argent des riches au service des plus pauvres.

Il s’appelle Muhammad Yunus. Constatant que les banques refusaient de prêter des sommes « minables et ridicules » à des gens sans aucune ressource (une couturière du Bangladesh qui voudrait faire réparer sa machine à coudre, un pêcheur du Bénin qui souhaite changer sa barque, un éleveur du Tadjikistan qui aimerait acheter une vache reproductrice…), il décida d’abord de prêter lui-même de l’argent à des petits entrepreneurs de son voisinage, puis il créa la Grameen Bank, qui a permis a des millions de Bangladais de sortir de la misère, grâce au microcrédit.

Cela lui a valu le Prix Nobel de la paix en 2006.
Oui, oui, vous avez bien lu : le Prix Nobel de la paix, pas le prix Nobel d’économie (qui n’est d’ailleurs pas un véritable prix Nobel).

Aujourd’hui, en plein milieu de l’effondrement du système capitaliste, une petite équipe vient d’ouvrir un site Internet qui vous permet d’intervenir vous-même directement dans la construction d’un monde meilleur en prêtant les 20 euros que vous avez gagnés au loto à un épicier cambodgien ou à une productrice de laine péruvienne.
Le site vous présente les projets répertoriés : nom et lieu de résidence du demandeur (souvent des femmes), montant et durée du prêt demandé, activité du projet, et même une photo ! Vous pouvez choisir à qui vous aller prêter votre billet de 20 euros.

Vous êtes secondé dans cette opération par d’autres internautes qui ont déjà envoyé 480 euros pour le projet que vous avez choisi, lequel demandait 640 euros. Après votre prêt, il ne manquera plus que 140 euros. Dans quelques jour, le montant total sera récolté. Votre protégé pourra réaliser son rêve, développer son exploitation, et dans dix mois ou un an, il vous aura remboursé.
Et ce jour-là, vous pourrez même réinvestir votre billet de 20 euros dans un autre projet !

Ce site français qui vient de s’ouvrir : http://www.babyloan.org/ a été présenté et commenté par divers médias (France-Info, LCI, Europe 1, La Vie, le Capital…).

Les opérations financières sont réalisées à travers des Institutions de microfinance, relais locaux qui garantissent le remboursement des prêts, au cas où le bénéficiaire n’arriverait pas à le faire (ce qui est très rare).

Combien vous allez gagner ? Rien ! Enfin si : le bonheur d’avoir sorti de la misère un homme, une femme, une famille. C’est déjà beaucoup, non ?

Aujourd’hui, 130 millions de personnes, dont la moitié gagne moins d’un dollar par jour, arrivent à s’en sortir grâce au microcrédit.

Grâce à vous, peut-être.

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Jeudi 6 novembre 2008

Diversité

Classé dans : Langue, Société — Jean-Luc @ 12:25

Voir le peuple américain pleurer de joie après l’élection de son président est un spectacle attendrissant et réjouissant.
Mais franchement, ils auraient pu éviter de s’infliger un second mandat Bush…

Obama le noir. Président des États-Unis : belle victoire.

La France rêve : pleurer de joie après l‘élection d’un véritable homme de gauche qui viendra remplacer l’erreur du petit Nicolas !…
Mais l’élection d’un président noir ou arabe n’est pas pour demain puisque nous continuons à expulser tout ce qui arrive sur le territoire national sans avoir la bonne couleur (petit rappel : la bonne couleur est le blanc, la bonne religion est le catholicisme, la bonne profession est ingénieur, avocat ou médecin). Une députée et trois ou quatre sénateurs ont réussi à échapper au tri sélectif, mais on leur  a bien
fait comprendre qu’ils doivent nous être reconnaissants du strapontin qu’on leur laisse.

Je ne suis pas non plus favorable à la discrimination positive : je ne vois pas pourquoi, dans l’Assemblée par exemple, il faudrait imposer par la force 52 % de femmes, 7 % de musulmans, 4% de noirs, 3 % d’homosexuels et 0,2 % de coiffeurs. Sans compter qu’on doit pouvoir trouver des femmes coiffeuses noires musulmanes homosexuelles, ce qui complique le problème…

Difficultés du langage :
On ne dit plus
aux États-Unis « negro », « nigger », « colored », ni même « black » : il est de bon ton de dire « afro-american ».
Chez nous, on ne dit plus « nègre » depuis longtemps,  « noir » est en perte de vitesse. Les médias tentent d’imposer actuellement « personne issue de la diversité », politiquement très correct, peut-être parce que très vague.

C’est joli.

Mais dire « non-voyant » à la place d’ « aveugle » et « handicapé amputé des deux jambes » à la place de « cul-de-jatte » m’a toujours paru hypocrite et emberlificoté.

Est-ce que ça change le fond des choses ?

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