Le sergent qui a tiré à balles réelles dans la foule n’a rien dit : devoir de réserve, grande muette, et tout ça ; on ne saura probablement jamais rien… comme pour tout ce qui concerne l’armée (ou le nucléaire, même prétendu « civil »).
Il a néanmoins été suspendu par le général Cuche, et mis en examen pour « blessures involontaires » par le parquet de Montpellier.
Il aurait conservé dans sa poche entre 15 et 20 cartouches « réelles » alors qu’il n’aurait pas dû.
Moi, je dis : « arriver à faire 17 blessés avec 15 cartouches (ou même avec 20), c’est faire preuve d’un excellent professionnalisme dans le massacre. J’en connais beaucoup qui ne feraient que 2 ou 3 blessés, voire aucun. » On aurait peut-être dû le décorer ?
Le général 5 étoiles Bruno Cuche, chef d’état major de l’armée de terre (qui ne ferait peut-être lui-même seulement qu’une dizaine de blessés avec 15 cartouches) a démissionné, à six semaines de son départ en retraite ! C’est vraiment pas de pot pour un gars qui n’avait rien à voir avec l’exercice stupide de Carcassonne qui a conduit au carnage.
Mais ce n’est encore qu’un fusible qui saute pour protéger les responsables réels : Hervé Morin, ministre de la guerre, et surtout Nicolas Sarkozy, chef des armées.
Ces deux-là sont bien aise de voir démissionner Cuche. Mais Cuche est-il plus responsable de cette boucherie que Morin ou Sarkozy ?
Sarkozy avait souhaité une réaction « rapide et sévère », estimant que « toute la chaîne (hiérarchique) devra s’expliquer, la personne qui a fait ça et l’encadrement ».
L’encadrement, c’est Cuche, bien sûr, Morin au-dessus, et tout en haut le petit Nicolas…
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