Notre bien-aimé président a annoncé hier que c’est désormais lui qui nommerait le président de France Télévisions : « Je ne vois pas pourquoi l’actionnaire principal de France Télévisions, en l’occurrence l’État, ne nommerait pas son président », a-t-il dit en un saisissant raccourci qui nous rappelle que quelqu’un d’autre avait déjà proclamé avant lui « L’État c’est moi ! »
Il a ajouté : « Voilà un système démocratique où on comprend qui fait quoi et comment. »
Ouais. Absolument.
J’ai d’autres idées à lui suggérer dans le genre démocratique où on sait qui fait quoi : il pourrait par exemple nommer lui-même les députés, ce qui réduirait probablement les problèmes qu’il peut rencontrer avec l’Assemblée. Et s’il arrive ensuite à nommer lui-même les juges, il aura vraiment les mains libres pour mener son programme à terme.
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Nommer les députés, il suffit d’un bon matraquage médiatique ; nommer les procureurs, la Chancellerie s’en occupe.
Tout roule. Vu ce matin sur le nouvelobs.com un titre excellent (mais involontaire) : “Dati annonce la création d’un un fichier de police recensant les bandes organisées”.
Fastoche !
Comment par Dominique Hasselmann — Dimanche 29 juin 2008 @ 16:08
Je ne suis pas certain que le matraquage médiatique suffise. On risque des ballotages, il faut parfois bourrer les urnes… On ne sait pas vraiment qui fait quoi !
Non, je pense qu’une vraie nomination, directement par le président, est un véritable système démocratique où on comprend vraiment qui fait quoi.
Comment par Jean-Luc — Dimanche 29 juin 2008 @ 23:40