Dans l’antiquité, on arrêtait les guerres le temps des jeux olympiques (cela s’appelait la « trêve olympique »), quitte à les reprendre après, si les différends subsistaient.
Aujourd’hui, la Chine continue à massacrer les tibétains pendant que la flamme olympique n’arrive pas à traverser Londres ou Paris.
Une flamme olympique qui a du mal à suivre son parcours, planquée à l’intérieur d’un char d’assaut, sous la protection de l’armée et de l’aviation, en n’empruntant que des tunnels, et en modifiant aléatoirement son parcours pour éviter les manifestants, n’est pas vraiment crédible… Elle n’est plus le symbole (*) de quoi que ce soit. Elle devient même ridicule. Nous voici dans le Chili de Pinochet, dans l’Argentine de Videla, dans l’Iran d’Ahmadinejad, ou dans le IIIe Reich d’Hitler.
Valeurs sportives ?
Sous la protection de l’armée ?
Que les « sportifs » arborent un badge « pour un monde meilleur » n’est évidemment pas suffisant pour redonner de la crédibilité à cette mascarade !
Heureusement, Jacques Rogge, président du Comité international olympique, vient d’appeler « à une résolution rapide et pacifique de la crise au Tibet ». C’était un minimum. Connaissant les chinois, je ne suis pas certain que cela soit suffisant. Le CIO a voulu prendre des risques en confiant des JO à Pékin. Qu’il se débrouille maintenant avec la guerre qu’il a allumée !
Les droits de l’homme ne sont pas négociables. Même devant les contrats mirobolants que Sarkozy a rapportés de Chine.
Il n’y a pas que le fric dans la vie. Il y a d’abord la vie, à respecter… même au Tibet.
Avec la vie sans le fric, on se débrouille.
Avec le fric sans la vie, qu’est-ce qu’on fait ?
Il y a quelques jours, l’affaire de la banderole sur laquelle des supporters (peut-on les appeler comme ça ?) du PSG traitaient leurs adversaires de pédés et de mongoliens, a, elle aussi, éteint la flamme du sport.
Je me demande vraiment si le foot est une bonne façon d’éduquer nos jeunes ! Surtout quand on leur apprend, à l’entrainement, à donner des coups de pied au moment où ça ne se voit pas…
(*) Symbole : du grec sumbolon « objet coupé en deux constituant un signe de reconnaissance quand les porteurs pouvaient assembler (sumballein) les deux morceaux » (Petit Robert). Il y a dans le mot « symbole » cette racine sun qui signifie « avec », « ensemble », et qui n’a plus aucun sens dans ce parcours caché de la flamme hors de la vue de tous !
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