Tous les jours, je sors de ma boîte à lettres un paquet de prospectus divers (carmouth, machan, aufour, speedas, midy, outidor, jardirêve, vêtibelle, et j’en oublie…) qui partent directement à la poubelle : 250 g à 500 g en moyenne chaque jour. Poubelle « papier », bien sûr !
J’ai pourtant collé sur ma boîte un petit papillon qui demande aux distributeurs de s’abstenir. Car je ne tiens pas à payer plus cher mon yaourt ou mon stylo-bille sous prétexte qu’il faut rembourser les publicitaires qui ont réussi à faire leur éloge. Moins je paie de pub, plus je suis heureux. Hélas : les distributeurs de pub ne savent pas lire !
Eh bien maintenant, je constate que ces papiers immondes sont de plus en plus souvent précieusement enveloppés d’un plastique ignoble qui oblige à un dépeçage soigneux avant de pouvoir mettre le tout séparément dans les poubelles adaptées (papier d’un côté et merdes de l’autre. On pourrait tout mettre dans les merdes, mais ce serait gâcher du papier qui peut être utile, lui !).
Je ne vois pas quel est l’intérêt de ces marchands qui demandent à payer plus cher leur pub pour la mettre sous plastique. Enfin… ce ne sont pas les commerçants qui paient… C’est nous ! Le plastique c’est du pétrole. Vivement que le baril de brut passe à 500 $. Ça refroidira peut-être ces stakhanovistes de la réclame qui seraient alors contraints d’augmenter de 15 ou 20 % le prix de leurs articles pour conserver leur confortable « marge » (c’est comme ça qu’on appelle le bénéfice en langage économique).
La publicité nous coûte cher à tous, en argent, en temps et en stress !…
En interdisant totalement la publicité, on devrait dégager assez de pognon pour pouvoir s’offrir (gratuitement !) un cinquième sous-marin nucléaire (« L’épouvantail » ?)…
Ça ne vous tente pas ?
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