Immondices
Ils ont osé autopsier Chantal Sébire.
Ils vont probablement trouver des produits louches.
Ils vont peut-être mettre sa fille, son mari ou son médecin en examen.
Ils n’ont aucune humanité.
Ils sont abjects.
Immondes.
Ils ont osé autopsier Chantal Sébire.
Ils vont probablement trouver des produits louches.
Ils vont peut-être mettre sa fille, son mari ou son médecin en examen.
Ils n’ont aucune humanité.
Ils sont abjects.
Immondes.
J’espère qu’on ne va pas en faire plus, et qu’on aura la décence de la laisser (enfin) en paix, ainsi que ses proches et son médecin habituel.
Mais cette histoire bouleverse l’opinion, bien sûr, et tout le monde y va de son commentaire, en général pour demander que la loi autorise enfin l’euthanasie, voire le suicide assisté. Le moment n’est peut-être pas très bien choisi pour entamer ces discussions, comme il semble que ce soit le cas. Nous sommes encore sous le coup de l’émotion.
Régulièrement, une affaire du même genre secoue l’opinion. Avec l’assistance du docteur Chaussoy, Marie Humbert, femme admirable, aidait en 2003 son fils Vincent à mourir.
Faut-il qu’un ou deux cas (dramatiques et très émouvants) tous les trois ans conduisent à une modification immédiate de la loi ? Je ne pense pas. La loi ne doit être dictée ni par la seule compassion, ni par quelques cas particuliers. Sarkozy se vautre en permanence dans le compassionnel : ce n’est pas la meilleure méthode pour faire de la politique.
Interrogé sur France 3, Axel Kahn a rappelé qu’il était opposé à une légalisation de l’euthanasie. Et je crois qu’il a raison : le médecin doit soulager les malades, par tous les moyens mis à sa disposition. Il ne doit jamais donner la mort. Certains le font, pourtant, et heureusement, dans quelques cas tragiques ! Mais cela ne doit pas devenir une banalité légale. Le médecin doit rester selon la loi l’homme qui soigne et non pas l’homme qui tue. Ensuite, il appartient à chacun de décider, pour chaque cas particulier, ce qui est supportable ou non par le malade, ses proches, et les soignants.
Comme j’écrivais il y a quelques jours (ici) :
donner la mort pour abréger des souffrances ne doit pas être un geste légalisé. Parce que le « pour abréger des souffrances » sera toujours discutable.
Donner la mort est et doit rester un choix douloureux et difficile, et non une possibilité légale parmi d’autres.
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Non, il ne vient pas d’apprendre sur son téléphone rouge et jaune que son épouse a eu un accident de voiture en rentrant à 150 km/h dans la maison de son père, laquelle a immédiatement pris feu et été réduite en cendres, avec son père, sa mère, sa tante et le chat, la dite épouse ayant péri carbonisée dans l’accident avec trois de ses quatre enfants, le quatrième étant à l’agonie à l’hôpital et risquant au mieux de rester tétraplégique…
Non, non, non… On lui a juste annoncé que la Bourse de Sao Paulo avait baissé de 3,19 %.
Qu’eut-ce été si elle avait baissé de 3,57 % ?
Ce n’est pas la première fois que Le Monde nous offre sur sa une des photos indécentes de ce genre.
Kamizole avait fait un remarquable commentaire de la livraison précédente, en juillet dernier.
Il devient réellement temps de remettre les pendules à leur place, et d’apprendre aux gens la vraie valeur des choses de ce bas monde !
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« Il ne faut pas se tromper d’élection et les Français ne l’ont pas fait… Celle d’aujourd’hui était une élection locale. »
« Les élections intermédiaires ne sont jamais favorables à la majorité. Il n’y a là qu’un rééquilibrage après les multiples défaites de la gauche. »
« Le président de la république a été élu pour cinq ans sur un programme qu’il s’est engagé à appliquer et qu’il appliquera. »
« Ce que nous ont dit aujourd’hui les Français, c’est qu’ils ont le sentiment que les réformes que le président a promises ne vont pas assez vite. Il faut donc les accélérer. »
Je ne saurais trop recommander la saine lecture des commentaires de « Cowboy » sur ces élections.
La droite conserve Nice, Marseille, Orange et le 16e arrondissement de Paris.
Et en plus ils sont contents !
Comment dit-on « con » de nos jours, en « politiquement correct » ?…
Mal-comprenant ?
(*) Du grec xulon : bois, et lalia : bavardage
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Tiens, une nouvelle idée pour le petit Nicolas : confier à chaque enfant de CE2 la mémoire d’un poilu.
Blague à part, on va faire une fête monstre pour la mort de Lazare Ponticelli… Il ne voulait pas. Il me semble qu’il était plutôt du genre à maudire la guerre et les souffrances des peuples qui la subissent sans rien pouvoir y faire, sous la direction de politiques qui, eux, ne prennent pas de risques, bien que ce soient eux qui déclarent les guerres.
On va faire une fête monstre pour Lazare Ponticelli, mort à 110 ans. Mais qu’ont fait les politiques pour lui quand il était encore vivant ? Et qu’ont-ils fait pour les autres poilus morts ces dernières années ?
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La Chine, dernier pays communiste au monde avec Cuba, dispute à Cuba le prix du pays le plus dégueulasse avec la démocratie.
Opposants torturés, voire exécutés sans trop de procès, manifestations interdites ou violemment réprimées, tout en Chine est prétexte à répression par la force.
Le Tibet, occupé militairement depuis 1951, essaie de profiter de la caisse de résonance que lui offrent les jeux olympiques pour faire entendre sa plainte.
La Chine réprime ces manifestations dans le sang : dix morts selon la police, plus de cent morts selon les organisateurs. On ne compte pas les blessés…
La Chine a peur que les jeux olympiques soient une occasion pour le monde moderne et libre de découvrir que son régime pourri est tyrannique. Elle tente de verrouiller l’accès au Tibet pour que personne ne puisse voir son comportement infâme et injustifiable. Elle tente de cacher les manifestations du Tibet sous le tapis.
Gardons les yeux et les oreilles ouverts sur ses malversations. C’est le meilleur moyen d’aider les tibétains à retrouver leur liberté.
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Nicolas est un homme admirable.
Il a envoyé son meilleur copain prendre sa suite à la mairie de Neuilly.
Comme il n’avait rien à y faire, Martinon-non-non s’est rapidement fait éjecter de Neuilly.
Immédiatement, Sarkozy l’a viré de son emploi annexe de porte-parole de l’Élysée.
C’est vraiment la grande classe.
Moi des copains comme ça, j’en rêve chaque nuit !
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Chantal Sébire demande une euthanasie. Sarkozy voudrait la faire examiner par un collège de spécialistes. Qu’est-ce que cela changerait ?
« On est à la limite de l’intime » aurait dit François Fillon. Non : on est en plein dedans. Il n’y a rien de plus intime que la mort que l’on veut se donner soi-même.
Une de mes amies vient de se pendre. Comment comprendre ? Elle avait un mari, des enfants qu’elle aimait et qui l’aimaient. Décider de se suicider est un choix si personnel qu’il exclut l’entourage, même le plus proche.
L’euthanasie est un problème un peu différent puisqu’il nécessite l’intervention de tiers.
Personnellement, je reste opposé à une légalisation : beaucoup de médecins, admirables, pratiquent l’euthanasie « en douce ». Certains (très peu) se font prendre. En général, la justice n’est pas trop sévère avec eux. Heureusement.
Cela me semble la meilleure façon de faire. Donner la mort pour abréger des souffrances ne doit pas être un geste légalisé. Parce que le « pour abréger des souffrances » sera toujours discutable.
Donner la mort est et doit rester un choix douloureux et difficile, et non une possibilité légale parmi d’autres.
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L’euro monte.
Le dollar baisse.
Bush n’est pas content : la chute du dollar rend la vie difficile aux américains. Elle accélère l’inflation en augmentant le prix qu’ils ont à payer pour le pétrole, et ils ont moins d’argent…
Les européens ne sont pas contents : la montée de l’euro rend leurs exportations difficiles et handicape les industries européennes…
Ça me rappelle la plainte éternelle des agriculteurs :
« Ah ben oui, crévindiou, il pleut pas assez, rien n’a poussé cette année, il nous faudrait un impôt sécheresse… »
« Ah ben oui, crévindiou, il a beaucoup trop plu ce printemps, les récoltes pourrissent sur pied, il nous faudrait une indemnité catastrophe naturelle. »
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