Dans le dernier numéro d’Alternatives économiques, un article (Croissance, bien-être et développement durable), propose des graphiques qui montrent clairement qu’au-delà d’un certain PIB par habitant (environ la moitié de celui de la France), il n’y a plus aucune corrélation entre PIB et « satisfaction de vie » (ni entre PIB et « espérance de vie », ni entre PIB et « scolarisation »).
Il est difficile de chiffrer la « satisfaction de vie » (c’est pour cela que les économistes ne tiennent pas compte de ce paramètre, gênant pour eux), mais l’enquête en question a simplement demandé aux sondés : « Êtes vous satisfait de la vie que vous menez ? » et leur a demandé de chiffrer cette satisfaction de 0 à 10.
On constate effectivement qu’au delà de 15 000 dollars de PIB, une croissance du PIB n’augmente pas significativement la « satisfaction de vie ».
Dans ce même numéro, le « Point de vue » de Denis Clerc, qui évoque le récent rapport de la commission Attali, me fait grand plaisir.
Je cite :
« Ce qui me pose vraiment problème, c’est l’idée que la santé, le bien-être, voire le salut de la société française passent par une croissance plus forte et que libéralisation et déréglementation soient justifiées uniquement par cet objectif.
[…]
Alors que le Président lui-même admet que croissance et bien-être ne sont plus synonymes, la commission Attali présente la croissance comme une fin en soi, qui justifie tout le reste. Est-ce bien raisonnable ? »
On croirait m’entendre !
Je ne peux que renvoyer à diverses notes précédentes de ce blog (par ordre d’apparition à l’écran) :
Fin de l’autisme des économistes ? (dans laquelle on trouvera quelques références extérieures)
Croissance
La Bourse ou la vie
La croissance a des limites
Vieillards…
Pétrole, croissance et 4×4
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