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Vendredi 1 février 2008

Gifle

Classé dans : Société — Jean-Luc @ 19:28

Un élève de 11 ans, en 6e, traite son prof de « connard ».
Normal ? Non.

Le prof le gifle.
Normal ? Non.
Scandaleux ? Non.
S’agit-il de torture et de mauvais traitements ? Il faudrait voir les antécédents du prof : c’est la première fois qu’il fait ça ! Alors c’est un coup de colère… bien compréhensible.

Le père de l’élève porte plainte. Le prof est mis en garde à vue.
Normal ? Non.
Scandaleux ? Oui.

Le rectorat aurait dit : « On ne peut pas accepter qu’un professeur gifle un enfant, quelles que soient les circonstances ».
Il est vrai que c’est une bonne base de départ. Mais ensuite, lorsque cela arrive,
on ne peut pas accepter non plus qu’un parent d’élève fasse mettre un enseignant en taule pour une gifle occasionnelle.

Le père de l’élève est gendarme. Ah, ben tout s’explique !
Mais… on ne gifle pas, chez les gendarmes ?

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Croissance et bonheur

Classé dans : Politique, Société — Jean-Luc @ 10:15

Dans le dernier numéro d’Alternatives économiques, un article (Croissance, bien-être et développement durable), propose des graphiques qui montrent clairement qu’au-delà d’un certain PIB par habitant (environ la moitié de celui de la France), il n’y a plus aucune corrélation entre PIB et « satisfaction de vie » (ni entre PIB et « espérance de vie », ni entre PIB et « scolarisation »).
Il est difficile de chiffrer la « satisfaction de vie » (c’est pour cela que les économistes ne tiennent pas compte de ce paramètre, gênant pour eux), mais l’enquête en question a simplement demandé aux sondés : « Êtes vous satisfait de la vie que vous menez ? » et leur a demandé de chiffrer cette satisfaction de 0 à 10.

 

pib-bonheur.jpg

 

On constate effectivement qu’au delà de 15 000 dollars de PIB,  une croissance du PIB n’augmente pas significativement la « satisfaction de vie ».

Dans ce même numéro, le « Point de vue » de Denis Clerc, qui évoque le récent rapport de la commission Attali, me fait grand plaisir.

Je cite :
« Ce qui me pose vraiment problème, c’est l’idée que la santé, le bien-être, voire le salut de la société française passent par une croissance plus forte et que libéralisation et déréglementation soient justifiées uniquement par cet objectif.
[…]
Alors que le Président lui-même admet que croissance et bien-être ne sont plus synonymes, la commission Attali présente la croissance comme une fin en soi, qui justifie tout le reste. Est-ce bien raisonnable ? »

On croirait m’entendre !
Je ne peux que renvoyer à diverses notes précédentes de ce blog (par ordre d’apparition à l’écran) :
Fin de l’autisme des économistes ? (dans laquelle on trouvera quelques références extérieures)
Croissance
La Bourse ou la vie
La croissance a des limites
Vieillards…
Pétrole, croissance et 4×4

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