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Les diverses participations financières des malades au comblement du trou de la sécu s’accumulent « pour nous faire prendre conscience des frais que nous occasionnons, avec notre santé déficiente ».
Participation forfaitaire de 1 euro pour la visite chez le docteur, forfait de 50 centimes par boîte de médicament achetée, et autres prélèvements divers (ou absences de remboursements) se cumulent sur le relevé de prestations.
Je viens de recevoir le dernier : il n’était déjà pas simple avant tous ces prélèvements. Il devient carrément inextricable, et je mets au défi quiconque n’a pas une formation approfondie en économie d’expliquer clairement tout ce qui y est noté.
En d’autres termes, il me semble évident que 99,8 % de la population mettra ces relevés à la poubelle sans avoir pu ni même cherché à prendre conscience de ce que leurs sales maladies coûtent à la sécurité sociale.
Plus concrètement et plus brutalement : ces mesures ne servent à rien.
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Autre remarque sur le même thème : la sécurité sociale devrait être ce qu’elle était à sa création, une mutualisation du risque. Cela signifie que lorsque quelqu’un tombe malade, au lieu d’avoir à payer tout seul les 25 000 euros de son hospitalisation (avec cette putain d’opération délicate qui a nécessité trois chirurgiens pendant cinq heures), il est aidé par tous les français qui paient chacun un tout petit peu pour lui (0,05 centime dans le cas cité — c’est fou, hein ! On croirait pas que 5 centièmes de centime par français puissent sauver une vie…).
Ça n’a l’air de rien mais cela permet aux plus pauvres de se faire soigner correctement, alors qu’aux États-Unis par exemple, les chômeurs crèvent à leur première grippe.
Faire rembourser par chaque malade sa propre consommation médicale est l’idée (libérale et absurde) inverse : « Chacun pour soi !… Et surtout, payer le moins possible pour les autres. » C’est pas mal pour ceux qui ont les moyens. C’est moins bien pour les pauvres. C’est bien une idée de notre société libérale un peu trop avancée. Après tout, les pauvres n’ont qu’à travailler plus pour gagner plus et donc être moins pauvres…
Il n’y a pas que le fric dans la vie : il y a aussi la solidarité et l’entraide.
D’ailleurs, Sarkozy avait annoncé lui-même pendant sa campagne qu’il voulait (je cite) « une France fraternelle, qui ne laisse personne au bord de la route, et aide les plus fragiles ». Après avoir renvoyé chez eux 25 000 sans-papiers pour la plupart nègres, et même souvent musulmans, qui voulaient fuir les persécutions et la misère de leur pays, il est en train d’abandonner les malades français blancs catholiques avec papiers dans le fossé. Sans aucun état d’âme. Sarkozy n’est pas un gars qui a des états d’âme. Et il fait vite le choix entre la France fraternelle et le CACA40.
J’en vois d’ici qui râlent : « Oui, mais il n’y a plus de fric dans les caisses ! ». Très bien ; qu’on les remplisse. Mais pas en pénalisant les malades ! En prélevant dans la poche de tous (par les impôts par exemple), et en commençant par les plus riches, qui n’ont pas de difficulté financière. C’est peut-être bien ça « une France fraternelle, qui … aide les plus fragiles ». N’est-ce pas, Nicolas ?
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Il n’y a certes plus de 22 à Asnières… mais on continue à y rigoler ferme.
Le maire, un dénommé Aeschlimann (copain de Sarkozy), y exerce un pouvoir bananier caricatural, au point que les rares conseils municipaux tournent à l’échauffourée, style marché de Brive la Gaillarde.
Il faut vraiment n’avoir aucune estime de soi et aucune peur du ridicule pour exercer un pouvoir de petit chef à ce niveau zéro de la démocratie.
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Les États-Unis autorisent la commercialisation de viande d’animaux clonés…
Je me demande bien quel peut être l’avantage ! Le clonage est-il moins onéreux qu’un petit câlin du taureau ?
Les États-Uniens mangeront-ils bientôt des vaches folles clonées engraissées au maïs OGM, avec exhausteurs de goût, colorants et conservateurs fabriqués par Shell à partir de résidus de plastique ? Un délice, certainement !
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La société Total (qui, par ailleurs, est copine comme cochon avec le régime militaire totalitaire, dictatorial et tortionnaire birman qu’elle soutient fermement – c’est eux qui les font bouffer !), vient d’être condamnée à 375 000 € d’amende pour les 400 km de côtes bretonnes et charentaises polluées (200 000 à 300 000 oiseaux tués) à la suite du naufrage de l’Erika (battant pavillon de complaisance maltais) en 1999.
« Ouh là là », on se dit, « 375 000 € d’amende ! Dis donc, comment vont-ils s’en sortir ? » (et pourtant, 1 € l’oiseau mort, c’est pas cher payé !)
Ne craignez rien, braves gens : Total avait annoncé 12,585 milliards d’euros de bénéfices en 2006 (pour 2007, on ne sait pas encore : les financiers sont des gens très lents et très prudents, qui prennent leur temps pour vérifier et refaire les additions plusieurs fois).
Réduisons ces chiffres à la même unité, pour faciliter la comparaison :
Bénéfice 2006 : 12 585 millions d’euros
Amende Erika : 0,375 million d’euros.
En d’autres termes, avec leur bénéfice de 2006 ils pourraient payer 33 560 amendes d’Erika.
C’est-à-dire, en gros, cent amendes de ce montant chaque jour.
Pour poursuivre la comparaison, cela reviendrait à condamner un smicard à 0,50 € d’amende. Ou Sarkozy à 6 € d’amende, après son augmentation de 172 %.
Vachement dissuasif ! C’est dire si ça va les priver de recommencer !
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Février 2003. À Toulouse, le ministre de l’intérieur assassine la police de proximité, avec le ton cassant et méprisant qu’il a l’habitude d’utiliser : « La police n’est pas là pour organiser des matchs de rugby dans les quartiers mais pour arrêter les délinquants ! »
Janvier 2008. La ministre de l’intérieur va expérimenter en Seine-Saint-Denis trois « unités territoriales de quartier » afin d’ « assurer une présence visible et dissuasive et d’identifier et interpeller les délinquants ».
Non, non, non, non ce n’est pas de la police de proximité (il ne faudrait pas que notre président ait trop l’air d’un con). Ce sont des « unités territoriales de quartier ». Rien à voir !
De plus en plus, je suis convaincu qu’il dit n’importe quoi n’importe comment pourvu que ce soit provocant et que ça ait l’air de remuer un peu les choses. À force de brasser l’air, faire du vent, un coup à droite, un coup à gauche, il y en a qui peuvent finir par croire qu’on avance…
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Sarkozy veut supprimer la pub sur les chaînes publiques de télévision.
Voilà une nouvelle qui, a priori, devrait me réjouir…
Mais, connaissant Sarkozy, je ne comprends pas bien et cela m’inquiète.
Que cherche-t-il ? Il ne peut quand même pas prétendre vouloir le bien de l’humanité au point de la délivrer de ce boulet qu’est la pub !
Il ne peut vivre qu’avec la pub. Il est lui-même une pub vivante pour lui-même. Si la télé n’est pas là pour filmer ses divorces, ses mariages et ses joggings, comment s’en sortira-t-il ? Et la pub, c’est le poumon de Lagardère, Bolloré, Dassault, et de tous ses copains milliardaires qui ne peuvent pas vivre sans elle.
En outre, les chaînes privées semblent se réjouir, ce qui est également inquiétant. Si les chaînes privées sont heureuses de la suppression de la pub sur les chaînes publiques, c’est que les chaînes publiques vont y perdre. D’ailleurs, les chaînes privées annoncent dès maintenant qu’elles ne pourront pas absorber toute la publicité supprimée sur les chaînes publiques.
Je ne vois qu’une explication raisonnable : en supprimant la pub sur les chaînes publiques, Sarko veut leur ôter une source de revenu importante pour qu’elles finissent par crever, faute de fric. Il prétend que le financement des chaînes publiques sera maintenu grâce à des prélèvements sur les gains accrus des chaînes privées… Et si cela ne fonctionne pas, tant pis pour les chaînes publiques… qui seront rachetées par les chaînes privées.
Deux remarques supplémentaires :
1. Dans le journal de 20 h de France 2, avant-hier 10 janvier, un syndicaliste (je n’ai pas noté le syndicat) se lamentait : « Supprimer la pub, cela va dégager 3 h 15 de temps d’antenne par jour qu’il faudra remplir avec de vrais programmes qui coûtent cher ! »
Cela signifie d’une part qu’on nous fait avaler de force et malgré nous 3 h 15 d’inepties par jour (presque 24 h par semaine !), et d’autre part que les syndicats considèrent que « ben merde alors, si on ne peut plus leur fourguer des saloperies, il va falloir se casser le cul à trouver des programmes intelligents » ! Merci les syndicats !
2. Jean-Philippe Desbordes vient de faire paraître un livre hallucinant intitulé « Mon enfant n’est pas un cœur de cible » (Actes Sud, novembre 2007) dans lequel il montre précisément comment la publicité transforme, grâce à la télévision, nos chers bambins (à partir de six mois) en consommateurs bien formatés et bien obéissants, avec l’aide des parents (nous), qui sommes bien trop contents de les voir rester tranquilles devant le poste… Lorsque le bambin ne devient pas un consommateur bien formaté et obéissant, d’autres pathologies apparaissent, du domaine de la psychiatrie. « Alertez les bébés » comme chantait Higelin il n’y a pas si longtemps (peut-être pas pour le même problème).
La télévision ne peut pas être comprise par les enfants avant 7 ans : ils ne font pas la différence entre publicité et dessin animé, ni entre l’image virtuelle de l’écran et le réel à côté d’eux. Il y a là un problème de santé publique de notre jeunesse, à examiner d’urgence !
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Oui, nous avons plusieurs chiens disponibles… Vous préférez le rottweiler ? Pourquoi ? Vous avez les chocottes ? Non. Alors peut-être que vous n’avez pas d’enfant ? Si ! Quel âge ? Deux ans… Dans ce cas je vous conseille plutôt le petit caniche blanc. Ah non ? Vous aimez mieux le rottweiler ! Oui, il est gentil aussi mais… Vous préférez le rottweiler à votre enfant ? Bon, alors d’accord.
Chiens dangereux : un petit garçon a été tué par un rottweiller dans le Rhône
LEMONDE.FR | 10.01.08
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Chez moi, ma chatte Nina mord aussi. Mais un sparadrap suffit.
Bon : ils font comme ils veulent !
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Je suis très content : ce soir j’ai vu « en direct », sur le journal télévisé de France 2, l’aéroport sur lequel allaient bientôt atterrir Clara Rojas et Consuelo Gonzalez.
C’était très beau !
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