Léon Laclau, prêtre
Jésus lui dit : « Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a-t-il condamnée ? »
Elle répondit : « Non, Seigneur. »
Et Jésus lui dit : « Je ne te condamne pas non plus. Va et ne pèche plus. »
(Jean 8,10-11)
Léon Laclau est ce prêtre de Vic-en-Bigorre qui, le 23 avril 2007, a été contraint de quitter son église par la hiérarchie catholique.
Pendant 22 ans, il a aimé Marga, une infirmière, qui l’aimait. Péché d’amour… Pendant 22 ans, ses paroissiens, qu’il avait avertis, l’ont toujours soutenu. À tel point que lorsqu’il est parti, on a entendu dire : « On dirait qu’il y a un deuil au presbytère ! »
La hiérarchie était au courant, bien sûr, et « fermait les yeux », jusqu’à ce qu’il décide de faire venir sa bien-aimée au presbytère. Là, « on » lui a demandé de choisir entre elle et l’église.
Quelle hypocrisie : on veut bien que cela existe, mais on ne peut pas accepter que ce soit officiel !
Alors que le célibat des prêtres est une habitude qui vient du Moyen Âge, probablement pour des questions d’héritage.
Ce couple était interrogé au 19-20 de France 3 samedi. Ils sont beaux, ils ont l’air intelligents et doux… on aimerait tant que tous les curés soient aussi bien dans leur peau. Sauf que lui regrette son église, son exclusion le met mal à l’aise et c’est dommage, quand on pense à tous ces curés qui vivent (mal aussi) un amour semblable en cachette pour échapper à la sanction. Hypocrisie…
Peut-on construire une église forte et stable sur des relations hypocrites ?
Léon Laclau vient de publier un livre chez Michel Lafon : « Pour l’amour d’une femme… privé d’église ».
Que ce livre ait une diffusion importante serait déjà un signal !
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