Entendre

Samedi 24 novembre 2007

Pour réfléchir… comme un miroir

Classé dans : Science — Jean-Luc @ 13:01

Les miroirs sont des « appareils optiques » extrêmement simples qui donnent de la réalité une image presque identique à celle-ci.

Presque… car chacun sait que, dans l’image que nous apercevons de nous-mêmes dans un miroir, la main droite est devenue une main gauche, et réciproquement.

La question simple qui peut alors se poser est : « Pourquoi un miroir inverse-t-il la droite et la gauche, et n’inverse pas le haut et le bas ? »

-

 

Jeudi 22 novembre 2007

Perfection

Classé dans : Société — Jean-Luc @ 20:19

Télérama vient de refaire son site Internet.

Comme d’habitude : plus beau, plus lisible, plus clair, plus complet, plus convivial…

À croire que, quand ils commencent, ils font exprès de faire moche, illisible, inextricable, incomplet, inutilisable… un échec total !

Ces changements de présentation (pour Wanadoo, La Poste ou la SNCF) ont un inconvénient que j’ai testé pour vous : j’ai du mal à m’y reconnaître. J’étais habitué au clic ici qui me donnait ceci et au clic là, qui m’amenait à cela. Je ne les trouve plus, ou du moins pas bien vite. Il faut chercher, j’ai du mal, je m’énerve…

Le monde va vite ! Le monde change vite. Trop.

L’homme peut s’adapter de temps en temps. Mais l’homme ne peut pas passer son temps à s’adapter. Chaque changement demande un apprentissage. Nouveau clavier : la touche « del » n’est plus ici mais là (j’ai vu, sur le clavier d’une caissière, un bouchon de Volvic scotché * sur la touche « mise en veille » ; preuve que l’apprentissage est long !). Nouveau logiciel : on arrive à passer de la version 2.3.2 à la version 3.0.1, mais on n’y est vraiment à l’aise qu’au bout d’un ou deux mois.

Bon, je sais, je suis particulièrement lent.
Mais si les changements
de Claviers/Sites-Internet/Logiciels interviennent trop souvent, on n’est jamais à l’aise, toujours un peu perdu.

L’homme ne peut pas passer son temps en apprentissage. Surtout quand il viellit.

La perfection, ce n’est pas nécessairement changer de logiciel/matériel tous les deux mois pour en avoir un « meilleur ». Cela pourrait être : se sentir confortable, et bien utiliser un logiciel/matériel déficient et mal fait.

* Deux marques en deux mots : 100 % de publicité ! J’irai en enfer.

-

Clopin-clopant

Classé dans : Société — Jean-Luc @ 12:42

Depuis le 1er février 2007, il est interdit de fumer pratiquement partout, sauf chez soi et dans les espaces réservés spécialement aménagés à cet effet. Les restaurants et troquets divers, qui n’étaient pas contents, ont gagné quelques mois de répit : l’interdiction ne s’appliquera chez eux qu’au 1er janvier 2008. Les marchands de tabac ne sont pas contents non plus. Ils manifestaient hier. Ils veulent que leur particularité soit prise en compte. Tiens ! Comme certains cheminots, militaires, députés et ministres, qui tiennent à la particularité de leurs régimes spéciaux de retraite.

-

Il y a des siècles que l’État est complètement schizophrène devant le problème du tabac. Il se plaint d’un côté d’avoir à soigner des cancers du poumon très onéreux, et de l’autre il continue à vendre les clopes qui provoquent les cancers en question, parce que ça rapporte des sous. Il est en train de résoudre son problème : tant mieux.

Il faut être raisonnable : fabriquer et vendre une drogue toxique et dangereuse provoquant une dépendance, que ce soit le tabac, l’alcool, la cocaïne ou les mines anti-personnel (que l’on continue à fabriquer, à utiliser et à vendre sous le nom d’armes à sous-munition, depuis que les mines anti-personnel sont interdites) est une activité vouée à la disparition plus ou moins rapide.

Les marchands d’héroïne pourraient également se plaindre à juste titre d’avoir des difficultés à exercer leur profession en toute liberté…

Grâce à la loi anti-tabac, beaucoup de gens ont arrêté de fumer ces derniers mois. Tous ceux qui y arrivent (j’ai moi-même réussi — sans loi — il y a vingt ans) sont ravis. Il ne faudrait pas leur gâcher ce plaisir !

-

Mercredi 21 novembre 2007

Impression

Classé dans : Images — Jean-Luc @ 12:26

-

reflexion.1194960946.JPG

-

-

Lundi 19 novembre 2007

Repos

Classé dans : Politique — Jean-Luc @ 23:05

Un avantage indéniable des grèves est que les médias ont suffisamment à raconter pour ne plus dire un mot des voyages, des vacances, des divorces ou des joggings du Petit Monier.

Depuis huit jours, les infos sont devenues bien reposantes.

-

Chouette, la publicité se casse la gueule

Classé dans : Publicité — Jean-Luc @ 20:16

Une enquête (Les Français sont de plus en plus critiques envers la publicité, article du Monde du 14 novembre) annonce que les Français n’aiment pas la publicité qu’ils trouvent envahissante et agressive. 30 % des sondés se déclarent même publiphobes, contre 25 % il y a 3 ans. Allez les p’tits gars : ya du mieux, encore un effort !

Nous voilà loin des déclarations enflammées des publicitaires qui proclament bruyamment que tout le monde adore la publicité, et tient absolument à en voir partout. Si c’était vrai, il y a longtemps qu’il existerait une chaîne TV spécialisée, qui ne passerait que de la pub. Au lieu de cela, ils sont obligés d’imposer les spots de pub par la ruse, en les glissant subrepticement au milieu des films découpés en morceaux, parce que même la pub entre le journal de 20 h et le film n’est plus vue par personne : on en profite pour aller faire pipi ou téléphoner. Moyennant quoi, 30 % des gens déclarent la pub indésirable. Les autres n’ont pas encore compris qu’ils paient eux-mêmes la publicité, quand ils achètent leur yaourt ou leur téléphone portable. En France, la publicité coûte chaque année plusieurs dizaines de milliards d’euros. Soit plusieurs centaines d’euros par Français !

« La publicité informe et fait rêver » déclarent les publicitaires. Il est vrai que quand j’entends « De particulier à particulier, ça marche » ou « Parce que vous le valez bien », je me demande si je rêve tellement ces slogans sont ineptes et n’apportent rigoureusement aucune information !

Quant à la pub sur Internet, elle atteint des sommets de stupidité lorsqu’un « pop up » vous empêche de voir l’écran que vous consultez. Je suppose que les publicitaires s’imaginent qu’on est obligés de lire. Naïfs. On a plutôt envie de tuer le gars qui a rédigé cette saleté !

J’avais écrit, à propos des militaires Birmans :

Personne n’a jamais pu convertir un homme à des idées par la force, en le tuant, ou même simplement en lui cassant la gueule.

On ne peut pas imposer des idées.

C’est aussi valable pour la publicité :

Personne ne peut obliger un homme à regarder par la force la publicité, même en lui cassant la gueule.

On ne peut pas imposer la publicité.

Ceux qui cherchent néanmoins à le faire tirent contre leur camp et vont bientôt arriver au succès dont je rêve : 100 % de publiphobes en France, et une loi qui, sous la pression populaire, interdira définitivement la publicité sous toutes ses formes.

Ce jour-là, le pouvoir d’achat grimpera de 10 % au moins.

-

Samedi 17 novembre 2007

Reflets d’automne

Classé dans : Images — Jean-Luc @ 12:21

-

n8-2007-11-12-025-r5.1195237430.JPG

-

-

Vendredi 16 novembre 2007

Peine de mort : encore des progrès

Classé dans : Politique — Jean-Luc @ 18:00

L’Assemblée générale des Nations Unies adopte (99 pour, 52 contre, 33 abstentions) une résolution appelant à un moratoire sur les exécutions capitales.

« Estimant que l’application de la peine de mort porte atteinte à la dignité humaine, et convaincue qu’un moratoire sur la peine de mort contribue au renforcement et à l’élargissement progressif des droits de l’homme, qu’il n’y a pas de preuve irréfutable que la peine de mort a un effet dissuasif et que toute erreur judiciaire dans l’application de la peine de mort est irréversible et irréparable, […]

L’assemblée générale […] Engage tous les États qui maintiennent encore la peine de mort à […] Instituer un moratoire sur les exécutions en vue de l’abolition de la peine de mort. »

Irréversible et irréparable !…

On ne saurait mieux dire.

-

Jeudi 15 novembre 2007

Abolition des privilèges

Classé dans : Politique — Jean-Luc @ 16:42

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a actuellement beaucoup de mouvements autour des soi-disant privilèges de certaines professions bénéficiant de « régimes spéciaux ».

Lorsque j’étais jeune, après de longues études scientifiques, on m’a présenté le choix :

Entrer dans une boîte privée luxueuse, genre Saint-Gobain ou Schlumberger, pour gagner des fortunes avec un salaire indécent, qui pouvait être multiplié par deux ou trois tous les cinq ans, sous la direction d’un petit chef aigri et insupportable, et avec le risque de me faire virer chaque semaine pour cause de « plan social » (comme ils disent !).

Ou bien aller à la faculté, « peinard », pratiquement sans chef, sécurité de l’emploi assurée, mais pour gagner des clopinettes à vie.

 

J’ai choisi la fac. Je ne regrette absolument pas.

Mais je n’aurais pas apprécié qu’après dix ou vingt ans de carrière on m’annonce que, sous prétexte d’abolition des privilèges, je perdais la stabilité de l’emploi, et que j’allais travailler sous la direction d’un petit chef insupportable, mais que je continuerais à gagner des clopinettes.

-

Depuis bien longtemps, les différences entre le public et le privé sont connues, et la plupart des gens, je suppose, choisissent lorsqu’ils le peuvent l’un ou l’autre en connaissance de cause.

Qu’au nom de l’égalité, on cherche à abolir, ou tout au moins à réduire ces « privilèges » ne me choque pas a priori, encore qu’il me semble normal que certains préfèrent travailler plus pour gagner plus, et que d’autres aiment mieux gagner moins en vivant mieux ! Tous égaux, pourquoi ne pas essayer ? Mais obtenir une stricte et rigoureuse égalité entre tous les Français me semble bien utopique ! Comment apprécier le « prix » des 3×8 d’une infirmière, et le comparer équitablement avec les 35 h (de jour) d’un facteur ? Peut-on évaluer l’effort physique d’un ouvrier maçon et le comparer à l’absence d’effort physique d’un enseignant du secondaire, qui a, lui, des copies à corriger le soir ?

-

Mais dans tous les cas, si l’on choisit d’abolir les privilèges, il convient de les abolir tous : si l’on aligne des âges de retraite du public et du privé, il faut aussi obtenir l’égalité de rémunération entre les enseignants de l’école publique et les ingénieurs de Total. Parachutes dorés pour tous, pour les fonctionnaires des guichets de la Poste comme pour Forgeard, ou pas de parachute doré, pour personne. Pas non plus de retraite avant 60 ans pour les militaires, et pensions des parlementaires alignées sur celle des cheminots (cf. La Mouette).

-

Et surtout, ce qui me semble le plus injuste dans les prévisions actuelles, c’est que l’on envisage de modifier les règles du jeu en cours de route. Je comprends parfaitement la colère d’un conducteur de train qui a choisi ce métier parce qu’il pourrait prendre sa retraite à 55 ans, et à qui on annonce après 20 ans de carrière que c’est terminé et qu’il doit faire 5 ans de plus pour aller jusqu’à 60 ans.

S’il doit y avoir des changements de cet ordre, ils ne peuvent s’appliquer qu’aux nouveaux recrutés, qui peuvent continuer à choisir leur carrière en connaissance de cause. Il y a là une question d’honnêteté, de non-rupture de contrat, et de non-rétroactivité de la loi, déjà proclamée dans l’article 8 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée. »

Il ne s’agit pas vraiment de délit, mais le principe reste le même…

-

Mardi 13 novembre 2007

Miroir

Classé dans : Images — Jean-Luc @ 18:28

-

miroir.1194645983.JPG

-

-

« Articles les plus récentsArticles précédents »

Publié sur WordPress.