Interview de Jean-Cyril Spinetta, président d’Air France, par Françoise Laborde ce soir sur France 2, à propos des grèves des hôtesses et stewards :
— M. Spinetta, est-il vrai, comme le disent les syndicats, que votre salaire a augmenté de 82 % pendant que celui des équipages n’augmentait que de 17 % ?
— Bon, alors, c’est très compliqué, si vous voulez, mais je peux vous expliquer qu’il faut bien comprendre qu’il est très difficile actuellement de faire en sorte de prévoir, dans les équipages, qui sera là ou non avant une heure et demie avant le décollage, puisque c’est à ce moment-là qu’ils se présentent à l’aéroport, ou, du moins, qu’il devraient se présenter au responsable en charge du vol. C’est la raison pour laquelle nous avons les plus grandes difficultés à prévoir les horaires des départs avec précision. Mais l’élément très important, ce soir, est que les syndicats cessent enfin leur grève.
— Merci Monsieur le Président.
Bon, pour Françoise Laborde, il est probablement trop tard, mais on pourrait peut-être expliquer à nos futurs journalistes que si l’impétrant ne répond pas à la question, il est possible de le signaler haut et fort, et de répéter la question… Spinetta est peut-être sourd, mais il n’est certainement pas idiot. Cette démission de nos journalistes n’est probablement pas totalement indépendante de l’idée de « tous pourris » qui circule beaucoup trop en ces temps difficiles.
Que Jean-Cyril Spinetta prenne Françoise Laborde pour une conne, est un problème entre elle et lui. Mais lorsqu’elle répond « Merci M. le Président », c’est elle qui prend les téléspectateurs pour des cons.
Ceci dit, si j’étais l’équipage, j’éviterais de me plaindre pour une augmentation de salaire de « seulement » 17 %. Même en 3 ans !
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