Loi sur « la maîtrise de l’immigration » (comme ils disent !)
Le Sénat a adopté le projet de loi sur “la maîtrise de l’immigration”
LEMONDE.FR | 05.10.07
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Si un étranger vient séjourner avec vous dans votre pays,
vous ne l’opprimerez pas.
Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous
comme l’un d’entre vous ;
Vous l’aimerez comme vous-mêmes,
car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte.
Lévitique 19, 33-34.
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L’amendement ADN avait été proposé pour empêcher les sales nègres, forcément menteurs, puisqu’ils sont sales (et souvent nègres, en plus), de faire venir en France leur neveu ou leur cousin en prétextant que c’était leur fils.
L’amendement adopté cette nuit par le sénat (test de filiation avec la mère) ne le permettra peut-être plus (et encore…).
Mais il permettra aux sales nègres de faire venir le fils d’une de leurs maîtresses (car l’état civil de ces pays où personne ne sait écrire est certainement aussi mal tenu pour les mariages que pour les naissances ! Et puis ces sauvages ont souvent plusieurs femmes, certainement pas toutes déclarées… enfin c’est le bordel ! Comment peut-on savoir ?).
Et il ne leur permettra pas de faire venir leur fils adoptif (au rythme où le sida extermine les parents, il doit y avoir pas mal d’orphelins adoptés), ni le fils d’un premier mariage dont la femme est morte (du sida ? Peut-être : Dieu n’aime pas les nègres qui ne sont pas blancs à son image [*]). Sauf peut-être si on déterre le cadavre, en supposant que l’état civil des décès soit bien tenu… J’en connais qui sont capables de faire passer le cadavre de leur cousine pour celui de leur femme.
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Réduire un homme à son ADN est l’idée la plus méprisable qui soit : c’est nier la dimension humaine de l’homme. C’est réduire à néant tout ce qui fait que l’homme n’est pas une vache, un corbeau ou un ver de terre ; tout ce qui fait qu’un individu est ce qu’il est, avec ses pensées, son langage, son éducation, ce qu’il a vécu, sa culture, sa vie, ses souffrances et ses goûts. Tout ce qui est totalement indépendant de l’ADN.
Répétons encore cette phrase du Comité consultatif national d’éthique :
« La filiation passe par un récit, une parole, pas par la science. »
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Bon, ils ont voté, alors allons-y ! On conserve cet état d’esprit méfiant et mesquin avec les migrants : soupçon universel…
La présomption générale de culpabilité stigmatise tout étranger (mais surtout les sales nègres ; on imagine mal notre sinistre de l’immigration choisie et de l’identité nazionale exiger l’ADN du fils d’un richissime homme d’affaires américain…), stigmatise, disais-je, tout étranger comme étant a priori malfaiteur, resquilleur, sale, menteur, voleur, malodorant, affabulateur, méchant, hypocrite, nègre, délinquant, communiste, répugnant, truand, homosexuel, écœurant, malveillant, assassin, femme, fraudeur, pauvre, crapule, imposteur, juif, escroc, criminel, tricheur… (Un intrus s’est glissé dans cette liste… Sauras-tu le découvrir ?) [**]
Bon : quand ils auront leur loi sur l’immigration, ils auront l’impression de la maîtriser (l’immigration, pas la loi, essayez de suivre un peu !). Je sens qu’il y aura des déceptions… Mais de nos jours, il faut savoir maîtriser… Brice maîtrise, Nicolas maîtrise. Qu’ils disent ! La science est là pour les aider. Dormez en paix, braves gens, vous ne serez pas envahis par les sales nègres. La science veille sur vous.
Ça me donne envie de vomir.
Comme l’écrit (si bien !) le Comité consultatif national d’éthique :
« Nos concitoyens comprendraient peut-être mieux l’exacte réalité de tels enjeux s’ils étaient confrontés à des exigences analogues lors de leur propre demande de visa. »
J’espère que ça viendra ! Je souhaite ardemment que ça vienne.
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[*] Cela me rappelle ce graffiti que j’aime tant, sur le mur de Berlin :
« How’s God ? She’s black »
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[**] Cela me rappelle l’histoire que j’aime tant (attention, elle n’est pas facile) de ce tribun nazi qui termine son discours : « Voilà pourquoi nous devons exterminer les juifs, les communistes, les homosexuels et les coiffeurs. » Et, dans le tonnerre d’applaudissements qui suit, un homme se penche vers son voisin et lui demande à voix basse : « Pourquoi les coiffeurs ? »
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