Chiffre : des précisions… linguistiques !
Le mot « chiffre » dont on parle beaucoup en ce moment à propos des 25 000 reconduites à la frontière que nous a promises notre sinistre de l’immigration choisie et de l’identité nazionale, Guide Suprême de la Pureté de la Race Française (mais dont il décomptera, j’espère, les cinq défenestrés qui ont cherché à fuir la police, ce qui devrait donc réduire cette valeur à 24 995), est un mot emprunté à l’arabe « sifr » où il signifiait «-zéro » ou « le vide ». Le mot « zéro » provient lui-même du même mot arabe « sifr » par l’intermédiaire de l’italien « zefiro ». Mais ce ne sont pas les arabes qui ont inventé l’idée du zéro : ils l’ont rapportée de leurs voyages en Inde.
Lors de son incorporation au Moyen Âge dans la langue française, le mot « chiffre » a d’abord signifié « écriture secrète » (sens qu’il a conservé dans « déchiffrer ») avant de désigner chacun des caractères qui composent une valeur numérique.
Ainsi, c’est très abusivement que l’on parle d’un chiffre de 25 000 reconduites à la frontière. Il s’agit là d’un nombre, formé de cinq chiffres.
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