On en apprend de belles grâce à l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture qui met en place un nouveau site : http://www.acatfrance.fr/) ;
elle nous raconte une drôle (si l’on peut dire) d’histoire :
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Condamné en France à six ans de prison pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste liée à l’assassinat du commandant Massoud, M. Tebourski est déchu de sa nationalité française à sa sortie de prison en juillet 2006, et fait l’objet d’un arrêté ministériel d’expulsion en urgence absolue.
Craignant d’être torturé en cas de renvoi vers la Tunisie où il risque d’être condamné une deuxième fois pour les mêmes faits, M. Tebourski dépose une demande d’asile, rejetée à l’issue d’un simulacre d’examen. Il est donc expulsé le 7 août 2006, malgré l’injonction faite à la France par le comité contre la torture des Nations Unies, de surseoir à cette décision étant donné les risques encourus par M. Tebourski, et malgré les interventions des organisations de défense des droits de l’Homme françaises, tunisiennes et internationales.
Après son expulsion, la Commission des Recours des Réfugiés, par une décision du 17 octobre 2006, reconnaîtra la réalité des craintes de torture de M. Tebourski.
Mercredi 11 mai 2007, le Comité contre la torture des Nations Unies a donc condamné la France pour violation de l’article 3 de la Convention contre la torture des Nations Unies, qui interdit à tout État partie de renvoyer une personne vers un pays où elle risque la torture.
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Bon, ça c’était sous Chirac, qui était relativement tolérant avec les immigrés.
Mais maintenant, qu’est-ce que ça va être avec Sarkozy, partisan d’une immigration choisie (choisissez-vous M. Tebourski ?), et qui a pris des leçons avec Le Pen !
D’ailleurs, en juillet 2006, qui était ministre de l’intérieur ? Je vous le donne en mille. Et bien oui, c’était lui. Et il a dû, à l’époque, recevoir pas mal de courrier puisque le cas d’Adel Tebourski avait été confié à certains groupes d’Amnesty International, en Belgique en particulier.
Bon. La France dans le viseur d’Amnesty International (été 2006) puis condamnée pour torture successivement par la Cour européenne des droits de l’homme (26 avril 2007) et par le Comité contre la torture des Nations Unies (11 mai 2007), ça fait pas propre !
Est-ce que notre nouveau président, qui aime tant la France, ne pourrait pas faire quelque chose pour qu’elle soit mieux considérée par les organismes internationaux qui s’intéressent de près ou de loin aux droits de l’homme ?
Il n’y a pas que l’écologie dans un boulot de président !