Novembre
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Le supplément du Monde d’hier (daté 30 mai, et intitulé «-Développement durable, la croissance en question ») est-il un indice ?
En tout cas, il me fait chaud au cœur.
« Celui qui croit qu’une croissance infinie est possible dans un monde fini est soit un économiste, soit un fou. »
Les économistes semblent (enfin !) s’apercevoir qu’une croissance régulière constante dans un monde limité et fermé ne peut pas se poursuivre indéfiniment. On va donc bientôt pouvoir faire la différence entre les économistes et les fous.
Certains d’entre eux commencent même à se poser la question : «-Jusqu’à quand pourrons nous continuer ? » et quelques-uns osent même parler de décroissance !
La croissance était devenue un remède universel à tous les maux de la terre :
Trop de chômage : plus de croissance nous sauvera !
PIB trop faible : augmentons la croissance !
Pas assez d’exportation : plus de croissance !
Trop d’importation : la croissance !
Trou de la sécu : croissance !
Trop de gaz à effet de serre : croissance !
… croissance !
… croissance !
… croissance !
« Le poumon, le poumon, vous dis-je. » (Le malade imaginaire, acte III, scène 10)
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Le dogme universel et incontestable qui consiste à trouver une solution générale à tous les maux par une augmentation de la croissance semble un peu ébranlé.
Pourtant, bien des gens raisonnables avaient depuis longtemps tiré la sonnette d’alarme : par exemple Serge Latouche, économiste enseignant à Paris-XI, qui remet en cause la logique du « toujours plus » à l’œuvre dans nos sociétés, au détriment du bien être commun. Par exemple aussi Patrick Viveret qui, il y a six ans, dénonçait déjà l’utilisation du PIB pour mesurer le bonheur.
Mais il est difficile de modifier les dogmes intangibles et universels de nos distingués économistes.
On commence à y arriver.
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—————————Références utiles :
http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/LATOUCHE/10651
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/05/LATOUCHE/15204
http://blogs.lesoir.be/empreinte-eco/2007/02/19/le-pari-de-la-decroissance/
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=478
http://www.humanite.fr/popup_print.php3?id_article=395506
http://www.manicore.com/documentation/articles/sachs.html
http://www.ac-versailles.fr/PEDAGOGI/SES/themes/mondialisation/jean_matouk.html
et, dans un genre un peu différent, mais très lié
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=871
… et, bien sûr, les associations qui font tant pour promouvoir ces idées évidentes mais si mal acceptées :
Résistance à l’agression publicitaire
On l’aura compris : la décroissance commence par celle de la pub !
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Deux morts de froid, en Corse, un 29 mai…
Qui parle de réchauffement climatique ?
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Comme disait Patrick Le Lay avec un incroyable cynisme :
Ce que nous vendons à Coca-Cola,
————————c’est du temps de cerveau humain disponible.
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Mais la pub, ce n’est pas qu’à la télévision.
C’est aussi dans nos boîtes à lettres, remplies chaque jour d’un tas de papiers qui partent directement à la poubelle (qui paie ?), avec parfois et par mégarde la facture EDF ou la déclaration de revenus pré-remplie…
Résistance à l’agression publicitaire propose une pétition destinée aux pouvoirs publics :
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Pas de publicité dans ma boîte aux lettres !
J’ai besoin d’information, même commerciale, mais je refuse :
· le gaspillage (énergie et matières premières utilisées pour les prospectus souvent jetés sans même avoir été regardés)
· la pollution (accroissement du volume des déchets)
· l’encombrement (réduction du volume utile de ma boîte aux lettres)
· la détérioration (l’eau de pluie peut entrer dans ma boîte à cause d’un prospectus mal inséré)
· la saleté (les prospectus jonchent les abords des boîtes)
· le fouillis (risque de perdre un courrier important)
· l’indiscrétion (ma boîte pleine renseigne autrui sur mon absence)
En plus de toutes ces nuisances, du mépris de ma liberté, de cette intrusion dans ma vie privée, le mélange des informations importantes et de la publicité peut entraîner la crédulité ou la suspicion, sème la confusion dans les esprits, et favorise l’indifférence.
Je demande aux pouvoirs publics de prendre des mesures efficaces pour mettre fin à cet envahissement.
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Pour signer, cliquer ici.
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– Docteur, je perds la mémoire.
– Depuis quand ?
– Depuis quand quoi ?
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Pas bien clair, l’état d’esprit du gouvernement écologiste de Nikolas Sarkozy au sujet du maïs transgénique MON810…
Alain Juppé, ministre de l’écologie transversale concède que cet OGM pose des problèmes, soulignés par Greenpeace qui a mené une étude sur ces semences.
En revanche, Christine Lagarde, ministre de l’agriculture et des OGM estime qu’il est urgent d’attendre, probablement pour ne pas porter préjudice aux pauvres cultivateurs qui ont tout misé sur les OGM.
Tout cela fait un peu cacaphonique après le moratoire décidé par l’Allemagne sur le MON810 dont l’innocuité est de plus en plus mise en doute, et dont le comportement n’est plus compris par personne. Avant l’Allemagne, l’Autriche, la Grèce, l’Italie, la Suisse, la Hongrie et la Pologne, avaient déjà interdit le MON810.
Alain Juppé va-t-il céder aux pressions des lobbys des industries multinationales agrochimicacalimentaires et des gros producteurs agricoles ?
Nous le saurons peut-être mercredi, après le prochain conseil des ministres.
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Trop chères, les éoliennes de REpower échappent à Areva
LE MONDE | 25.05.07
On est encore dans la grande finance à laquelle je ne comprends pas grand chose ! Peut-être parce que personne n’explique rien ?
Mais le renoncement d’Areva au rachat d’un fabricant allemand d’éoliennes (de si belles machines !) me semble de mauvaise augure… Il s’agissait pourtant d’une OPA « amicale », en ces temps où tant d’OPA sont « hostiles » (qui pourra prendre le temps, un jour où l’autre, d’expliquer la différence aux ignares dont je fais partie ? Une OPA c’est une OPA. Qu’est-ce qui signale si elle est hostile ou amicale ? Je ne fais pas un achat hostile ou amical de ma baguette chez le boulanger. J’achète. Point)
Trop cher !
Notre tout nouveau gouvernement tente de faire croire, le temps d’une élection législative, qu’il s’intéresse à l’écologie. Mais en fait, ce qui l’intéresse c’est le fric d’abord et sa réélection ensuite. Comme tous les gouvernements, il a une vue à très court terme : les élections législatives et le fric d’abord. La réélection et le fric ensuite.
Et après ?… Le déluge !
À long terme, il faudrait effectivement réfléchir à tout ce qui pourrait réduire l’accumulation de déchets divers, que ce soit le CO2, les sacs en plastique ou le plutonium. Ou même (pourquoi pas ?) réfléchir aux économies d’énergie. En fait si, je sais pourquoi pas les économies d’énergies : c’est parce que ça nuit à la réélection. Et en plus, ça ne rapporte pas de fric.
Investir dans l’éolien coûte cher, c’est certain. Il faudrait peut-être augmenter les impôts (impossible, ce n’est pas «-tendance » !) et on n’est pas certain que ce soit la solution qui rapporte le plus.
Donc ne faisons rien en attendant mieux.
Enfin, si… —– —continuons le nucléaire.
Energie nucléaire : la France au premier rang
LE MONDE | 25.05.07
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Nucléaire, nucléaire… Il n’est pas trop cher, le nucléaire ?
Peut-être, mais là, au moins, on sait ou va le fric.
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